Le bruit du silence


C’est un peu magique, ce bruit du silence. On met des boules Quiès dans les oreilles, et déjà le monde devient plus lointain. Et pourtant le présent est plus intense. Et l’on entend des choses qui ne s’entendent pas dans le bruit quotidien. C’est un silence un peu émouvant quand on ne s’y attend pas, un silence-émerveillement. Oh, j’ai même envie de dire que c’est un silence éblouissant de lumière.

Le silence fait du bruit. Parfois même, il crie, et fort en plus ! A faire mal aux oreilles… A en crever les tympans ! Je n’aime pas ce genre de silence-souffrance.

C’est original me direz-vous, le silence, c’est un monde sans bruit. Et bien non, je ne trouve pas moi. Le silence, c’est quand moi je me tais. Quand moi je ne fais plus de bruit. Et mon silence rend le monde davantage bruyant. 

C’est comme dessiner le vent. Tout aussi étrange, ça ! Mais pourtant, le vent existe, donc on peut le dessiner. Le silence aussi existe. Je suis sûre qu’on peut aussi le dessiner. Ah si seulement je savais dessiner… Je vous ferai un beau silence, tout rempli d’amour, un silence-compassion et aussi un silence-guérison.

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Quiz aux travaux forcés, variation sur la nouvelle de Dino Buzzati


Dans ce grand pénitencier qui se trouve à la périphérie de la ville, réservé aux condamnés aux travaux forcés, il y a une règle, en apparence humaine, mais en réalité plus que cruelle.

A chacun de nous autres, les condamnés à perpétuité, est accordée l’autorisation de se présenter une seule fois en public et de parler à l’assistance pendant une demi-heure. Le détenu, tiré de sa cellule, est conduit sur un balcon du bâtiment extérieur, où se trouvent la direction et les bureaux. Devant lui s’étend la vaste place de la Trinité et c’est là que se réunit la foule pour écouter. Si à la fin du discours la foule applaudit, le condamné est libéré.

Cela peut paraître une indulgence exceptionnelle. Mais ne l’est pas. D’abord la faculté de s’adresser au public, n’est accordée qu’une seule fois, je veux dire une seule fois dans la vie. En second lieu, si la foule répond « non » – comme c’est presque toujours le cas – la condamnation se trouve en un certain sens confirmée par le peuple lui-même et pèse encore davantage sur l’âme du détenu ; pour qui les jours d’expiation deviennent encore plus sombres et amers, après.

Et puis il y a une autre circonstance qui transforme ce espoir en tourment. Le prisonnier ne sait pas quand cette permission de parler lui sera accordée. La décision est entre les mains du directeur du pénitencier. Il peut arriver que l’homme soit conduit sur le balcon à peine une demi-heure après être arrivé à la prison. Mais il n’est pas exclu qu’on le fasse attendre de longues années. ( ….. )

Les gardiens viennent de m’annoncer que c’est mon tour. Il est deux heures de l’après-midi. Dans deux heures je devrai me présenter devant la foule. Mais je n’ai pas peur. Je sais déjà, mot pour mot, ce qu’il convient que je dise. Je crois bien avoir trouvé la réponse juste au terrible quiz. J’ai médité longtemps : pendant neuf ans, alors vous pensez…. Je ne me fais aucune illusion sur le public, il ne sera pas mieux disposé que celui qui a écouté mes malheureux compagnons.

On ouvre la porte de la cellule, on me fait traverser tout le pénitencier, je monte deux étages, j’entre dans une salle très imposante, je sors sur le balcon. Derrière moi on ferme les volets. Je suis seul devant la foule.

J’ai le coeur qui bat si fort dans ma poitrine que je me dis que tous ceux qui me regardent doivent l’entendre. J’avais beau savoir, j’avais beau attendre, j’avais même beau espérer ce moment-là mais en fait, je n’étais pas vraiment préparé à me sentir jeté en pâture tout entier dans une arène pleine de fauves affamés et alléchés par l’odeur de sang. Et en même temps, ils ont l’air d’être là pour passer le temps.

Je m’éclaircis la voix et leur souhaite bien le bonjour. Mes mains tremblent. Je suis sûr qu’ils le voient, tous autant qu’ils sont. Ils attendent avec indifférence et avidité le moment où la défaillance adviendra.

« Bonjour à vous tous ! Cela faisait longtemps que je vous attendais. Pardon que j’attendais notre rencontre. Mais c’est à peine si j’ai eu le temps de me faire belle comme une mariée !

Je me présente, je suis Arthur, un homme de 37 ans, mais surtout celui dont tous les journaux parlaient il y a 10 ans, vous savez, celui que vous recherchiez dans tous les coins de France alors que j’habitais juste en bas de chez vous, ou juste à côté. Vous me croisiez tous les jours. Vous me vendiez votre pain, votre viande, et tout ce qu’un homme avait besoin. Vous étiez tous unanimes : pour vous, j’étais le bon gars à qui l’on pouvait demander la lune et qui irait la chercher et vous la ramener, et emballée encore !

Et un jour, parce que quelqu’un me ressemblait et sur la foi de témoignages d’hommes sûrs d’eux mais que je n’avais jamais vu auparavant, je suis devenu l’ennemi public numéro 1, celui qu’il fallait jeter dans les enfers !

J’ai été cueilli, selon les propres termes du chef de police que j’aperçois au 2ème rang, et que je salue au passage pour avoir fait ce qu’il croyait être son travail. Cueilli et mis dans ce placard effroyable qu’on appelle communément le bagne.

Alors, oui, je vais vous dire que je suis innocent ! Arrêté sur une ressemblance, embastionné parce que j’étais chez moi, tranquille à lire un livre, mais surtout seul, sans témoin, sans chérie qui aurait pu le confirmer. Pas d’alibi, on a notre homme ! Voilà, ça arrangeait tout le monde. Tout le monde, mais personne ne s’est vraiment demandé : et s’il était réellement innocent ? Et voilà comment une erreur humaine se transforme en une effroyable tragédie.

Savez-vous ce qu’est le bagne ? Je vous souhaite de n’avoir jamais à y goûter, sur le prétexte que quelqu’un vous a vu vous enfuir à toutes jambes après qu’il ait entendu un cri à vous glacer les sangs.

L’injustice est dans ce monde. Le doute ne profite qu’aux violeurs, aux meurtriers, et autres criminels. Mais il ne profite jamais aux hommes sincères et loyaux dont je fais partie. Au fond, peu importe ce que vous pensez. Je sais bien que ce que vous voulez, c’est vous délecter de la misère, de la détresse humaine, comme un chien qui se lèche les babines devant un os à ronger.

Vous n’avez accordé aucune clémence aux autres bagnards. Vous ne vous êtes pas non plus demandé si je pouvais être innocent. C’est facile, on trouve un bouc émissaire, et hop, on le met aux bans de la société et le tour est joué. Et tout le monde est content : l’on peut à nouveau respirer, sortir, bouger sans craindre le moindre petit danger…

J’ai une question à vous poser : depuis que vous m’avez enfermé, y a-t-il eu d’autres viols ? La ville est-elle plus sûre depuis que vous m’avez enfermé dans ce bâtiment où l’on devine avec peine la lumière ? Êtes-vous plus heureux depuis que vous me savez hors d’état de nuire ? Avez-vous eu raison de m’éloigner de la vie quotidienne et sans surprise que je menais chaque jour ?

Cette vie que vous n’aviez jamais soupçonnée et qui ne vous intéressait pas, quand c’était avant ce crime affreux commis sur Marie, ma douce Marie, ma chère et tendre Marie ?

Marie. Celle qui illuminait mon coeur quand elle me rendait la monnaie avec son sourire si chaleureux. Celle qui faisait battre mon coeur quand sa main m’effleurait pour me donner le croissant que j’avais osé lui demander de me vendre. Ma Marie qui ne savait rien de mes tendres tourments.

Comment avez-vous pu croire un seul instant que j’avais pu lui faire tant de mal ?

Pourquoi n’a-t-elle survécu pour vous dire que, non, ce n’était pas moi ? Oh oui, pourquoi ?

J’ai attendu et attendu dans ma cellule qu’on vienne me dire que l’on avait trouvé le véritable criminel et que Marie allait être vengée. Mais vous m’avez emmené dans ce tribunal où a eu lieu ce simulacre d’audience.

Heureux étiez-vous quand le verdict est tombé : COUPABLE ! Mes oreilles ne cesseront jamais d’entendre ce brouhaha d’exaltation que vous avez fait quand ma vie prenait fin.

Et puis vous m’avez enfermé comme un rat que vous me croyez être, un déchet qu’il fallait absolument exclure de la société pour la rendre à nouveau belle et brillante ! »

Une main me touche le bras : il ne me reste que quelques minutes. Je n’ai pas tout dit. Je n’ai pas eu le temps de tout dire, oui, tout ce que j’avais sur le coeur. Je n’ai fait qu’attendre et encore maintenant je ne peux toujours pas me défendre convenablement.

Je me dégage violemment de cette main qui me tient et je m’approche du balcon. Je les regarde tous. Mon regard balaie cette place que je vois pour la dernière fois. Leurs visages sont fermés.

Alors, moi aussi, je ferme les yeux, et d’un geste souple, je passe par-dessus le balcon pour retrouver ma liberté et ma dignité. Et avant d’atteindre le sol pavé, j’entends les applaudissements de la foule.

Trop tard, me dis-je. Puis c’est le choc. Le noir. Le néant. J’en ai fini.

Atelier n°77 de Ghislaine


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Atelier n°77

Juste avant son départ, ô comme cela me coûte encore de le dire, ta sœur m’avait laissé son petit chat, Madison, à la maison. Elle m’avait dit qu’il était doux et très affectueux, et que je n’aurai aucun souci avec lui. Certes Madison est aujourd’hui tendre et câlin, mais ce qu’elle m’avait caché, c’est qu’il était aussi très méfiant !

Il m’avait fallu du temps pour apprivoiser le minou, pour le mettre en confiance. Il daignait tout juste sortir du dessous du canapé pour aller manger et faire ses besoins. Et ça a duré pendant plus d’un mois. Quand je rentrais, le papier peint du couloir était déchiré. Bon d’accord, il avait fait son temps, mais quand même, je n’avais pas prévu de le changer aussi tôt. Un soir, j’ai même eu la désagréable surprise de trouver une crotte sur le paillasson de l’entrée ! Que de bêtises faites en seulement quelques heures ! Mais dès que je mettais la clé dans la serrure, Madison disparaissait inexorablement sous le canapé…

Mais à présent, tout va beaucoup mieux. Il vient s’asseoir près de moi, l’air un peu interrogateur. Si je regarde la télé, son regard va de la télé à moi, puis de nouveau à la télé : il a l’air de se demander si je ne suis pas un peu bizarre de regarder une boite à images et à son. Parfois, il se roule en boule à côté de moi, pour nous tenir chaud. Ou peut-être parce qu’il a besoin d’un peu de réconfort ? Peut-être ta sœur lui manque-t-elle, à lui aussi ?

Ma vie a changé depuis qu’il est là. Impossible de tricoter tranquille ! Non, la pelote, les aiguilles, tout cela est fort intéressant et il saute sur la laine, sur les mailles… Je crois qu’il pense que je m’amuse moi aussi ! Alors je suis désolée, mais je ne crois pas que je pourrais finir le pull que tu m’as demandé pour Noël, mon fils chéri.

J’aime la présence et la vie que Madison met dans la maison, et dans ma vie aussi. Je me suis habituée à lui, à ses poils qu’il met partout, jusque dans mon lit ! Quel canaillou ! Il sait bien pourtant qu’il n’a pas le droit d’aller dedans, mais comme on dit : quand le chat n’est pas là, les souris dansent !

Tous les jours, je pense à elle quand je regarde son chat. Et je me dis que j’aurais tellement préféré que ce soit elle qui soit là, à mes côtés, à m’embêter avec ses histoires de mandalas, de naturopathe, de… En vrai, elle ne m’embêtait pas, mais j’ai toujours aimé la taquiner avec sa formation de coach en art-thérapie ! Et puis quelle drôle d’idée d’appeler son chat d’un nom de danse ! Elle disait que c’était le chat lui-même qui avait choisi son nom, comment croire une chose pareille ! Enfin, ça c’était avant. Car je vois bien que ce petit chat de 3 kg 650 comprend tout ce que je lui dis. Et quand je suis trop triste, il vient s’allonger près de moi, et pose sa patte sur ma cuisse, l’air de dire que tout ira bien et que ta sœur est bien, là où elle est, et qu’elle nous aime toujours.

Tous les jours, je me dis que grâce à Madison, j’ai encore un petit bout d’elle avec moi. Mon amour pour elle est tout entier dans mon coeur, il ne peut pas disparaître. Jamais ! Six mois qu’elle est partie, pour toujours, vaincue par ce foutu crabe qui a eu sa peau !

Six mois, et c’est encore hier.

Mon coeur de mère n’accepte pas. Il ne peut pas accepter.

J’aurais tellement préféré qu’il me prenne à sa place, qu’elle ne souffre pas, ni qu’elle soit si fatiguée.

J’aurais tellement préféré que ce soit moi.

Mon coeur de mère te dit de prendre soin de toi, mon fils chéri, car je n’ai plus que toi. Et Madison.

Je vous aime tellement.

Je vous aime. Tendrement. Follement.

Inconditionnellement.

Pour toujours

06/11/2018

Journal intime de Mariessourire

Le temps file


temps-file

Le temps file.

Inexorablement.

Incroyablement rapidement…

Le temps file et rien ne l’arrête.

Aujourd’hui est déjà hier.

Et après-demain n’est plus qu’un souvenir.

 

Le temps file et la vie défile.

Les premiers cheveux blancs sont déjà estompés par les rides.

L’enfant qu’on portait, un adulte qui fait son chemin.

Douceur de vivre

Tendresse du temps qui passe

Illusion d’éternité

Soupçon de vérité

Un nouveau livre de chevet !


Oui aujourd’hui, j’ai eu comme une envie de vous faire partager ma lecture du jour, c’est assez incroyable je sais, depuis le temps… J’en ai toujours l’envie, mais je manque de temps… Comme pour beaucoup maintenant ! Bon, j’avoue tout : on m’a demandé mon avis sur le livre. Du coup, je vous en fais profiter ! Et si vous l’avez lu aussi, dites moi ce que vous en avez pensé ! Ah oui, une dernière précision : je ne suis pas une critique littéraire… juste une lectrice !!

Ce nouveau livre parle des chats, non d’un chat : Attila, un chat de gouttière plutôt sympathique ! Voyez plutôt :

couv-attila-voyageur.jpgAttila, le curieux chat voyageur de Christine Lacroix, édition City-Éditions.com, roman, mai 2016

237 pages, 17,90 €

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Quatrième de couverture :

« Turbulent, patachon, espiègle, fanfaron : ce sont les traits de caractère d’Attila, le beau chat de gouttière. Ce robuste félin partage l’existence d’un sympathique bipède qu’il a réussi à apprivoiser. Mais un jour, lors d’un déménagement, pris de panique, Attila s’enfuit. Commence alors une vie d’aventures, de chat errant dans une ville qui n’est pas vraiment faite pour lui.


Lors de ces aventures, il rencontre des humains, mais aussi d’autres chats, pas toujours très sympathiques, et savoure sa liberté. Mais Attila garde toujours un objectif : retrouver son compagnon, l’humain avec qui il partageait sa vie. Il n’aura de cesse d parcourir le monde en tous sens jusqu’à avoir accompli sa mission er être enfin rentré à la maison… »


Auteur du roman à succès « Les fantastiques aventures de Surcoût » (City), Christine Lacroix ne se rappelle pas un jour de sa vie sans présence féline, notamment celle d’Attila. Son souhait serait que ses romans invitent à se rendre dans un refuge pour y adopter le plus ancien locataire ou le plus cagneux des chats de gouttière.

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Extrait page 7 :

« Avant, je m’appelais Black, juste Black. Mais Attila ça me va…

Pourtant à mes débuts j’étais blanc, tout blanc. Quand j’étais chaton, je suis tombé dans un sac de coke posé dans le coin nord de la remise où je suis né ; maintenant je suis noir, tout noir avec des émeraudes à la place des yeux. »

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Mon avis de lectrice (et que de lectrice !)   :


Un livre plaisant à lire
, qui se lit relativement facilement. On suit le chat dans ses aventures, heureuses ou moins heureuses. J’en profite pour préciser… La suite ? Ici !

Regarder


Regarder
Savoir s’arrêter pour regarder
Ouvrir grand les yeux
Admirer
S’émerveiller
Aimer
Profiter de cet instant avant qu’il ne passe
Avant qu’il ne se fane
Le graver en soi pour se le rappeler
Et sourire… A la vie…

On chemine


On chemine parfois facilement quand le sol est dur et plat, parfois durement quand sous nos pieds se trouve une dunette sableuse…
On avance avec l’espérance d’arriver au bout du chemin et d’être récompensé de nos efforts.
Et hier, qu’est-ce que j’ai aimé ce que j’ai trouvé, et entendu, et senti, au bout du chemin !!

Le printemps


« Dès l’approche du printemps, on sent toute une vie qui s’éveille : les fleurs, les arbres, les oiseaux… Dans la nature, c’est une nouvelle vague qui déferle. Voilà un des phénomènes les plus extraordinaires : le renouveau. Chaque année tout se renouvelle… sauf les humains ! Les humains, eux, restent les mêmes, ils ne pensent pas à se mettre à l’unisson de ce renouveau, on dirait qu’ils sont barricadés. Pourquoi ne font-ils pas l’effort de s’ouvrir, d’ouvrir en eux les portes et les fenêtres pour que cette vie puisse les pénétrer, les imprégner ? Certains diront : « Mais pour nous, c’est fini, nous sommes vieux. Le printemps, c’est pour la jeunesse. » En raisonnant ainsi, ils se coupent des sources de la vie et ils vieilliront de plus en plus vite.
Tous doivent marcher avec le renouveau, il n’y a pas de distinction entre les jeunes et les vieux. Est-ce que vous avez entendu de vieux arbres dire : « Oh ! nous, vous savez, on a déjà passé l’âge de fleurir et de reverdir, on laisse ça aux jeunes, maintenant » ? Non, eux aussi au printemps se couvrent de feuilles et de fleurs. Donc, même les vieilles grands-mères, même les vieux grands-pères doivent entrer dans la ronde du printemps, trotter, sauter, danser – au moins symboliquement – et ils iront mieux. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Dictée de Pélagie !


Et bien voilà, aujourd’hui, je me lance dans l’épreuve lancée par Pélagie . A l’honneur, du français, du calcul et un peu de culture générale.

Texte tiré du roman d’Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo.

A vous de trouver les fautes qui s’y sont insérées !!!! J’en ai trouvées 9 ?

Le soleil était arrivé au tiers de sa course à peu près, et ses rayons de mai donnaient, chauds et vivifiants, sur ces rochers, qui eux-mêmes semblaient sensibles à sa chaleur ; des milliers de cigales, invisibles dans les bruyères, faisaient entendre leur murmure monotone et continu ; les feuilles des myrtes et des oliviers s’agitaient frissonnantes, et rendaient un bruit presque métallique ; à chaque pas que faisait Edmond sur le granit échauffé, il faisait fuir des lézards qui semblaient des émeraudes ; on voyait bondir au loin, sur les talus inclinés, les chèvres sauvages qui parfois y attirent les chasseurs : en un mot l’île était habitée, vivante, animée, et cependant Edmond s’y sentait seul sous la main de Dieu.

Il éprouvait je ne sais quelle émotion assez semblable à de la crainte : c’était cette défiance du grand jour, qui fait supposer, même dans le désert, que des yeux inquisiteurs sont ouverts sur nous.

Ce sentiment fut si fort, qu’au moment de se mettre à la besogne Edmond s’arrêta, déposa sa pioche, reprit son fusil, gravit une dernière fois le roc le plus élevé de l’île, et de là jeta un vaste regard sur tout ce qui l’entourait.

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Culture générale

Comment s’appelle l’élevage de volailles ? La ferme… Oups, l’aviculture bien entendu !

Du blé, de l’avoine ou du sarrasin, laquelle de ces céréales ne fait pas partie de la famille des graminées ? Le sarrasin, bien que cette plante soit cultivée pour ses graines

– Comment s’appelle le petit de la chèvre ? Le chevreau, la chevrette (quand c’est une « fille ») 

Parmi ces 3 animaux : la vache, la chèvre et la jument – ne fait pas partie de la famille des ruminants ? La jument

– Sauriez-vous retrouver de quel continent proviennent ces aliments ?

     – brocoli : Europe

     – artichaut : Afrique

     – pomme de terre : Amérique

     – fruit à pin : c’est la pigne ? ou l’arbre à pain ? J’ai supposé le dernier : Océanie

     – pomme : Asie

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Calcul

Un apiculteur a 3 ruches qui produisent respectivement 9kgs4, 6kgs4 et 8kgs2. Avec toute sa récolte, combien de pots de 500 grammes pourra-t’il remplir ?

La récolte totale se monte à 9,400 + 6,400 + 8,200 = 24 kgs.

Il faut 2 pots de 500 grammes pour mettre 1 kg de miel dedans. Donc l’apiculteur pourra remplir 24 x 2 = 48 pots de 500 grammes de miel. 

Alors Pélagie ? Suis-je admise ? Sourire
Et si vous avez envie de tenter l’aventure, c’est par ICI

Les Siamoises de Belleville (fin)


« Mais ? Que se passe-t-il ? Tu préfères Cora finalement ? Tu aimes la contradiction ? Tu fais ton rebelle ? lui demanda Line, provocatrice et un peu agacée par ce retournement de situation. 

– C’est que… Non, ce n’est pas ça, répondit Edgar sur un ton léger. Non je ne fais pas mon rebelle contradicteur ! Ce sont plutôt les minettes qui sont comme ça ! dit-il avec un clin d’œil complice.  

Ce que je disais à Cora, c’est que j’ai besoin de vous deux ensemble, pas être avec l’une sans l’autre. Vous m’êtes un tout, délicieuses dans vos besoins d’aventures folles.  

Vous êtes pour moi la Vie, avec un V majuscule.  

J’aime ce que vous faites, ce que vous ne faites pas. J’aime quand vous partez dans vos délires et que vous en revenez soucieuses ou heureuses.  

J’aime tout de vous. Et je voudrais être avec vous, vous protéger des mauvaises rencontres, même si je sais que vous êtes fort capables de vous défendre seules.  

Je voudrais vous apporter mon aide quand vous en avez besoin et je voudrais que vous m’apportiez ce petit grain de folie que vous mettez partout où vous passez, que vous m’appreniez à être aussi vivant que vous. En fait, je crois que je me suis mépris… » 

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Cora et Line se regardèrent. Elles se demandaient où Edgar voulait en venir. Elles avaient pourtant été bien claires : il ne pouvait pas avoir les deux sœurs ! Et en quoi  s’était-il  mépris?  Il les aimait, ok !  Compris. C’était acté, alors pourquoi ce grand discours ? Elles s’en étaient irritées presque : allait-il continuer à jouer encore longtemps les perroquets comme ça ? 

 

Un mouvement furtif attira alors l’attention des jumelles. Sur le rebord de la palissade, quelqu’un s’était installé pour mieux assister à la scène. Pire, ce siamois voyeur souriait, toutes canines déployées ! 

C’était Saphir, The Chat of The Quartier, the Caïd, the Big Boss ! Attirer l’attention de ce grand Seigneur pouvait tout aussi bien apporter de grandes satisfactions qu’ annoncer un bien grand malheur. Et là, il était tout bonnement en train de rire silencieusement, se frottant le ventre de la patte, toutes moustaches en bataille ! 

Edgar prit soudain conscience que les minettes n’étaient plus guère attentives à ses propos. Il regarda ce qui les intriguait : « Oh non, pensa-t-il, Saphir ! Lui ici ! Ce n’est pas possible, il va tout faire rater ! C’était déjà bien assez compliqué ainsi… » 

 

Il se redressa, bien décidé à montrer qu’il était un matou digne de ce nom, contrairement à ce chat de basse-cour, ce m’as-tou vu  tout juste bon à picorer les miettes des autres. 

Instantanément Saphir arrêta de rire et le regarda avec intensité et autorité. Il sauta souplement et arriva très vite aux pieds des demoiselles qu’il salua,  une frisette de sourire dans l’œil. Son salut fut apprécié des minettes qui minaudèrent en lui rendant  force d’œillades prometteuses. 

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 Puis il se planta de toute sa hauteur devant Edgar :  

« Chalut ! J’peux savoir pourquoi tu traînes ici ? On t’a jamais dit qu’ici, ch’est chez moi ? 

– Enchanté de même, répondit Edgar. 

– Je vais être sympa avec toi car je suis dans un jour de grande bonté, ajouta Saphir avec un clin d’œil en direction de Line et de Cora. T’as 30 secondes pour déguerpir et j’ferais comme si t’avais jamais existé… 

– Pardonnez-moi, mais il me semble que vous n’étiez pas invité à notre discussion et… 

– Et rien du tout, Matou de rien du tout ! J’ai tout entendu et je peux te dire que ces belles demoiselles en ont assez de voir ton  minois de chat battu ! Il te reste 17 secondes… 16… 15…  » 

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Ignorant totalement Edgar, la sensuelle Line et la douce Cora s’approchèrent de Saphir et l’encadrèrent. De battements de cils en sourires enjôleurs, elles tournèrent le dos à Edgar entraînant avec elles le caïd de la cité.  

 

« Laisse tomber ce débile, minauda Cora : il fait rien que d’jacasser, de pipeauter et de changer d’avis comme de coussinets ! Dis-nous plutôt depuis quand t’es arrivé en ville ! T’avais disparu, on s’inquiétait ! » 

 

Edgar, estomaqué, en perdit tout miaulement. 

Line se retourna, le temps de lui lancer un regard appuyé et moqueur qui en disait long sur ce qu’elle pensait de lui.  Cora lui tourna ostensiblement le dos et sa queue fouetta l’air nerveusement. Saphir jubilait.

Edgar piqua du nez. Son orgueil était brisé. ses rêves aussi. Il n’avait plus qu’à trouver une sortie digne pour préserver son honneur. Saphir ne lui en donna pas même le temps. avant la fin du décompte, il bondit en sa direction pour lui sauter sur le paletot et prouver aux minettes qu’il était fort, beau et qu’il sentait le sable chaud de Belleville.

Edgar  battit en retraite sans demander son reste. Seule consolation pour lui : dans son élan, Saphir ne put éviter un réverbère qui le sonna un bon moment. Les minettes en profitèrent pour jouer les infirmières.

Edgar, philosophe, partit de son côté, cow boy solitaire, en méditant sur la versatilité de la gent féminine et à cette devise que François 1er, fin connaisseur, avait fait graver sur toutes les fenêtres du château de Chenonceau: « Souvent femme varie, fol qui s’y fie ».

 

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