C’est l’histoire de la vie


Voilà, ça commence là… où il n’y a que grisaille… La vie semble s’en être allée dans un autre monde, il ne reste que le sommeil et la mort. Tout vit au ralenti, emmitouflé dans une sorte de brouillard où ne peut qu’exister froid et humidité. Le soleil parfois montre un rayon, bien pâle, si peu réchauffant, comme à des millions d’années lumière de nous.

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Et puis, un matin ou bien un soir, un frémissement, une onde vient nous surprendre dans ce qui est devenu notre train-train quotidien. De quoi peut-il bien s’agir ? C’est à peine perceptible, léger comme un frôlement au point qu’il faut être vraiment attentif pour s’en rendre compte. La vie vient de passer en un instant. La nature ouvre un œil et sourit à la vie, juste le temps de cet instant éphémère, en communion avec elle.

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Mais aussitôt, tout redevient comme avant, le froid, la neige, la pluie, les nuages… Tout est pareil et pourtant il y a comme une différence, le jour qui se lève plus tôt, les oiseaux qui pépient plus gaiement, mais toujours le froid et la pluie, le gris… mais peut être un gris plus blanc, plus coloré. La vie est passée par là, et elle a tout changé. C’est ainsi qu’un matin, nous ouvrons nos volets et nous découvrons le fruit de la communion entre la vie et la nature.

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C’est incroyable ! La vie reprend ses droits. Hier encore, il n’y avait que branche morte, et aujourd’hui, un bourgeon est prêt à éclore, et nous n’avons rien vu, rien entendu, rien compris, tous autant que nous sommes, embourbés dans une vie que nous nous sommes créés avec nos lots de soucis, d’épreuves et de stress.

Alors voilà, la vie s’est unie à la nature, comme elle nous a proposé cette union. L’avons-nous acceptée ?

La vie, dans un mouvement fluide et rempli d’énergie, arrive dans chaque bourgeon, fait éclore la beauté qui sommeillait en lui, jusqu’à l’explosion des sens : odorat, vue, toucher, ouïe, et goût, tout y est. Le monde s’est réveillé, prêt à repartir de plus belle dans sa vie, de la plus infime à la plus grande, tous solidaires de notre planète pour la faire grandir, pour la rendre belle, pour lui donner la joie et la paix. Lui vient à Elle, et de leur rencontre, que naîtra-t-il ?

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L’heure n’est pas à la spéculation, quel vilain mot par ailleurs. Non, l’heure est au spectacle enchanté, féérique que Dame Nature nous offre, dans un bel élan de générosité, car oui, tout est offert, donné à qui veut bien recevoir. Et celui qui reçoit donne à son tour, dans un échange qui nous vient de la nuit des temps et qui se terminera le soir de tous les temps.

Chaque jour n’est pas identique au précédent, tout évolue, tout grandit, chacun à son rythme et le tout formant une symphonie merveilleuse, dont le chef d’orchestre ne pourrait être que fier. Il n’y a pas de fausse note, excepté celle que nous mettons, nous les hommes (je pense à la marée noire en ce moment), mais parfois quelques hommes s’ingénient à effacer ces fausses notes, et ils y réussissent, pour le plus grand plaisir de Dame Nature. Le temps passe et chaque jour apporte son moment de plénitude, de sérénité, de beauté. Si les fleurs se fanent, c’est qu’elles laissent leur place.

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Il peut à nouveau pleuvoir, les fruits n’en seront que plus juteux, mais il fait de plus en plus beau. Le soleil se montre ardent, et les fruits se chargent en sucre. Il ne reste plus qu’à prier pour qu’il n’y ait plus de soubresauts de l’hiver pour qu’il n’emporte pas avec lui les si beaux fruits qui sont à venir. Le froid passe mais les fruits ne trépassent pas, merci Dame Nature ! Merci la Vie !

C’est alors que la nature se fait tentation, avec la complicité de la vie, sans qui rien ne serait arrivé… Oui, tentation, c’est le mot juste ! Chaque arbre veut avoir descendance, chaque plante, chaque animal… C’est inscrit dans le livre de leur vie. Alors tout est fait pour y arriver et tous les moyens sont bons (qui a dit que le commercial est le propre de l’homme ?)

Dame Nature pare ses fruits d’une couleur irrésistible pour que chaque être vivant possédant un estomac soit irrésistiblement attiré par eux. La couleur, la brillance, l’effet bonne mine et gage de bonne santé, le jus, l’odeur, le parfum… Tout, elle mise sur tout ! Et ça marche…

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Qui peut résister à un tel étalage ? QUI ?

Pas moi, en tout cas…

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Que va-t-il arriver à ces pauvres cerises ? Rien de moins que leur destin, celui pour lequel elles sont nées, ont grandi, ont mûri…

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Mais si elles n’ont vécu que pour que je puisse savourer leur chair tendre et acidulée, elles sont nées pour que leur noyau, petit arbre à fruits en devenir, soit planté à nouveau dans la terre…

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Espoir d’une nouvelle vie !

(et de nouvelles cerises à déguster !! miam miam !!)

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Vigne… vigne…


Ils se promenaient sur le chemin, sous le soleil écrasant de la fin d’été, elle un chapeau de paille sur la tête, lui une simple casquette. Ils s’en allaient à l’aventure, sacs au dos, et gourdes en bandoulières, ayant comme seul but celui de mettre un pas devant l’autre et de trouver un endroit agréable où passer la nuit.

Chaque pas se faisait plus pesant, l’ombre de plus en plus courte. La sueur perlait leurs fronts mais ils gardaient le sourire, les yeux obstinément fixés sur l’endroit où ils allaient mettre les pieds. Parfois, ils se disaient un mot : « ça va ? on continue ? » et le hochement de tête de l’autre l’incitait à continuer. Les grillons chantaient à tue-tête sur le chemin et quelques oiseaux planaient au-dessus de leur tête. Les pierres du chemin étaient chaudes et les fleurs offraient leur parfum et leur beauté.

Puis ce fut l’heure de se poser, afin de se restaurer un peu. Elle chercha un arbre pour se mettre un peu au frais, sortit le plaid et l’étala à l’ombre des grands pins. Elle s’assied pendant que lui cherchait les sandwichs et des bouteilles d’eau fraîche au fond de leur sac isotherme.

Le paysage qui leur était donné de voir était magnifique : le vert des grands pins s’alliaient parfaitement au jaune paille de l’herbe, complètement brûlée par le soleil. Un peu plus loin, leurs yeux furent attirés par une tâche de couleur : du rose ! Et même du doré mêlé à du vert…

L’endroit était tout à coup bien moins sauvage qu’ils ne l’avaient imaginé ! A quelques dizaines de pas devant eux se trouvait un champ de vigne. Chaque cep était parfaitement aligné avec chaque autre cep, un vrai concept de géométrie ! Et devant chaque rangée de ceps, se trouvaient des rosiers qui donnaient encore quelques magnifiques roses d’une couleur rose tendre au cœur jaune, ou de couleur pastèque…

L’envie de goûter ce raisin fut plus forte que celle de profiter d’un moment de repos.

Paradoxalement, le champ de vigne était tellement délimité qu’il n’y aurait guère eu besoin de clôture. Le propriétaire avait juste mis tout autour une petite haie d’épineux, sans doute pour éviter aux chevaux du pré voisin de venir piétiner les allées si parfaitement ordonnées.

Elle, devant la difficulté d’entrer, se résigna à seulement désirer ces belles grappes dorées. Mais lui s’obstina et réussit à se frayer un passage. Du moins, le pensa-t-il, car à ce moment-là, une ronce tout à fait inopportune fit son apparition, lançant ses épines sur les jambes et les bras de l’homme. Puis ce fut une deuxième, puis une troisième… Toute une armée de ronces semblait surgir de cette haie pour protéger les raisins de tout envahisseur dégustateur.

Il dut se résigner à son tour, et fit demi-tour, bravant à nouveau les épines des ronces.

Près de sa belle, il ne put s’empêcher de se retourner vers le champ de vigne à nouveau si beau, si angélique et lui dit d’un ton rageur : « Vigne ! Vigne ! Tes raisins ne m’auront servi à rien, ils sont peut être savoureux, ils ne profitent pour autant à personne. Comme on entre dans ton enclos, on en sort… »

Elle ne put s’empêcher de rire au vu de son air déconfit et des zébrures qui lui parcouraient le corps, et après l’avoir soigné (car elle avait un cœur charitable, mais oui !), elle lui dit :

« La morale de cette histoire est parfois qu’un secret est bien protégé, tel celui du Sauternes qu’il ne fallait pas approcher ici et aujourd’hui, et que ce secret vaut bien quelques égratignures… »

Peut-être s’y sont-ils mal pris afin d’avoir quelques grains…Il aurait juste suffit… Comment vous dire ? La fée du vignoble veillait…

Si elle ne supporte pas que les humains viennent grappiller, elle accepte volontiers de donner quand ils prononcent cette formule magique : « s’il vous plait », et même de donner à n’en plus vouloir.

Et si jamais vous vous demandez encore pourquoi des rosiers devant chaque rangée, ce n’est pas parce que la fée du vignoble aime les fleurs. C’est tout simplement parce que les rosiers attrapent la même maladie que les ceps, et qu’ils y sont sensibles avant même les vignes, ce qui permet à tout viticulteur sensé de ne traiter que lorsqu’il y a besoin. Bien plus efficace qu’une fée !

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Pssit : comme vous êtes encore enfants ! Vous croyez toujours aux fées et aux armées de ronce ? Rires

Je l’ai trouvé !!! Il était ici …


Mais oui, je l’ai trouvé !! Aussi incroyable que ça puisse être, j’ai enfin mis la main dessus, enfin il serait plus juste de dire qu’il était au-dessus de ma tête…

De quoi je parle ? M’enfin !! Ce que vous cherchez toutes et tous… le SOLEIL !

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Mmm qu’il était chaud… Il sentait bon le sable chaud… Tout aurait été paradisiaque sans cette brise parfois bien fraiche, ravigotante même !

Mais il était bel et bien là, au-dessus de nos têtes. Alors il fallait que je vous prévienne, que je vous le dise, que je le clame haut et fort ! Le soleil existe encore ! Le soleil chauffe toujours autant ! Le soleil est vivant !

Bien sûr, quelques nuages (blancs) résistent encore… Piraaaaates !

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Les week-endistes “ascensionnistes” et les vacanciers étaient bien là, au rendez-vous. Avaient-ils eu vent de l’info ou bien se sont-ils dirigés avec les rayons du soleil ? Toujours est-il qu’on pouvait les trouver qui sur leur bateau, qui sur leur serviette…

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Malgré tout, j’ai rencontré un canot qui refusait obstinément de se jeter à l’eau, il m’a dit faire la grève de la navigation au point de s’enchainer à une barrière… avec le soutien d’un réverbère sculpté !

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Mais ce que j’ai bien remarqué, c’est qu’ils étaient tous deux bien au chaud sous le soleil…

Alors, êtes-vous rassurés ? L’été viendra-t-il comme chaque année ?

le vent, souffle de l’orage


ce matin j’ai ouvert ma fenêtre et j’ai écouté …

j’ai entendu le vent dans les branches me dire que l’orage s’approchait
j’ai entendu le vent balayer les feuilles tombées à terre, telles des poussières
j’ai entendu le vent me dire que ce n’était pas pour tout de suite, mais que prudente je devais rester

j’ai écouté…

et j’ai entendu que peu d’oiseaux chantaient, d’autres lançaient des cris d’alerte
j’ai entendu que les oiseaux savaient l’orage proche

alors j’ai regardé …

l’horizon

du côté de la mer

et j’ai vu que le vent et les oiseaux avaient raison !!

Les Saints de Glace… sont passés !!


Certains disent que si le temps pendant les saints de glace n’est pas bon, alors l’été aussi ne sera pas bon… Du coup, j’ai fait une petite recherche sur internet, et voilà ce que j’ai trouvé :

“Bien des dictons populaires recommandent d’attendre que les Saints de glace soient passés pour repiquer les plants en pleine terre. Les saints de Glace sont les jours de la St Mamert (11 mai), St Pancrace (12 mai) et St Servais (13 mai). Malgré tout, ne vous précipitez pas au jardin car "Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré" et "Mamert, Pancrace, Boniface sont les trois saints de glaces, mais saint Urbain les tient tous dans sa main." C’est le 25 mai !
Une baisse de la température pouvant amener une période de gel peut encore être observée jusqu’au 25 mai…. Alors, patience !” (Binette et Jardin)

et j’ai trouvé ça aussi :

“Les saints de glace sont traditionnellement fêtés les 11, 12 et 13 mai de chaque année. D’après les croyances populaires européennes, saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais sont ainsi implorés par les agriculteurs et mis à contribution pour éviter l’effet sur les cultures d’une baisse de la température qui s’observe à cette période et qui peut amener une période de gel (phénomène de la lune rousse). On observe également des zones de gelées (région Lorraine et Alsace) jusqu’au 25 mai. Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.

La plupart des calendriers mentionnent actuellement d’autres saints à souhaiter ces jours-là : Estelle, Achille et Rolande. Le changement date de 1960. L’Église catholique a décidé, alors, de « remplacer » les saints associés aux inquiétudes agricoles (réminiscence de paganisme au regard du Vatican) par d’autres saints et saintes qui n’auraient aucun lien avec ces croyances populaires.

Liste des saints

Saint Mamert, fêté le 11 mai, remplacé par Sainte Estelle.
Archevêque de Vienne en Gaule, mort en 474, a institué les Rogations, qui signifient prières de demande liturgique. Il ordonna 3 jours de prières contre les calamités, juste avant l’Ascension.
Saint Pancrace, fêté le 12 mai, remplacé par Saint Achille.
Neveu de Saint-Denis martyr, mort en 304 à l’âge de 14 ans. C’est le patron des enfants.
Saint Servais , fêté le 13 mai, remplacé par Sainte Rolande.
Servais, évêque de Tongres en Belgique (mort en 384), aurait subi le martyre à Milan avec son frère Portaux. Il fut le premier à disparaître du calendrier, remplacé en 1811 par Saint Onésime et aujourd’hui par sainte Rolande. (Saint Gervais est souvent cité en lieu et place de Saint Servais).

Aux trois premiers saints, certains ajoutent également Saint Boniface, fêté le 14 mai.

Explication

Avant la réforme de 1582, les dates du calendrier (calendrier grégorien) étaient données dans le calendrier julien, qui méconnaît les caractéristiques orbitales précises de la Terre. Ainsi, la fête d’un saint correspond, en 1582, à une date de 10 jours inférieures à celle de la réforme de 1582 (où le 5 octobre est devenu, le même jour, le 15 octobre). Il y avait donc à cette époque 10 jours en trop dans l’ancien calendrier. La réforme consiste à enlever trois jours tous les quatre siècles, soit supprimer une année bissextile en 1700, 1800, 1900, mais pas en 1600 ni 2000, années «séculaires;» correspondant à un nombre de siècles divisible par quatre, et de nouveau en 2100, 2200, etc. Or, cette légende remontant probablement au début du deuxième millénaire, voire à la fin du premier, il faut compter quelques jours en moins pour que les 10, 11 et 12 mai correspondent aux environs de l’an 1000. De plus, cette mini-vague de froid annuelle semble se produire un mois à l’avance par rapport au milieu du siècle précédent, et certaines régions du globe ne la connaissent pas.

Certains expliquent le dicton par un phénomène astronomique coïncidant à cette période des 12 ou du 13 mai de chaque année, l’orbite de la Terre est amenée à traverser un disque de poussières extrêmement diffus (sorte de constellation gazeuse) dans le système solaire, formé aussi bien par des particules piégées que par des résidus provenant de la formation des planètes à l’aube de leur existence. Pendant quelques heures, la poussière fait très légèrement obstacle aux rayonnements solaires (effet de serre inversé). La diminution de leur intensité est inobservable sans instruments de mesure extrêmement sensibles, mais suffisante pour influencer les délicats mécanismes de la météorologie de notre globe. La Terre traverse à nouveau ce disque de poussière six mois plus tard, le 11 novembre, avec l’effet inverse (diffusion du rayonnement solaire sur la Terre en plus du rayonnement direct) qui amène « l’été de la Saint Denis » (9 octobre) ou « été de la Saint Martin » (11 novembre), appelé aussi l’été indien sur le continent américain.

Cependant, la coïncidence n’est troublante que si l’on ne connaît pas la météorologie. Elle est en fait seulement anecdotique car le phénomène astronomique est mondial alors que le dicton est très local. Le mois de mai correspond, dans les latitudes moyennes de l’hémisphère nord, à la fin de la rapide circulation de systèmes météorologiques d’hiver. Le passage de fronts froids, amenant de l’air du nord, se produit donc encore de temps à autre. Quand le ciel se dégage ensuite sous un anticyclone, la perte de chaleur est encore importante, surtout la nuit. Il est donc normal d’avoir des périodes froides à cette époque même si la tendance des températures est à la hausse.

Il n’y a pas besoin d’expliquer la coïncidence d’une période de temps frais avec le passage à travers une zone de poussières cosmiques ou l’action de saints. Ce sont seulement des dictons utiles pour se rappeler quand la période climatologique de gel se termine pour l’Europe.

Dictons

  • " Saints Mamert, Pancrace et Servais sont toujours des saints de glace. "
  • « Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace. »
  • « Saints Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace. »
  • « Avant Saint-Servais, point d’été ; après Saint-Servais, plus de gelée. »
  • « Quand il pleut à la Saint-Servais, pour le blé, signe mauvais. »
  • « Saint-Servais quand il est beau, tire Saint-Médard de l’eau. »
  • « Quand la Saint-Urbain est passée, le vigneron est rassuré. »
  • « Mamert, Pancrace, Servais sont les trois saints de Glace, mais Saint-Urbain les tient tous dans sa main. »
  • « À la Saint-Georges sème ton orge, à la Saint-Marc c’est trop tard. »
  • « Saint-Servais, Saint-Pancrace et Saint-Mamert font à trois un petit hiver. » “ (Wikipédia)

Alors qu’en pensez-vous ? Et pour les plus incrédules, les plus pessimistes, voici un petit aperçu de l’été …

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Le Chant des oiseaux


Il fait beau ce soir, les oiseaux chantent d’un cœur joyeux. Chacun a trouvé sa chacune et il fait plaisir de les voir voler en couple, l’un attendant l’autre, l’autre attentionné à l’un.

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Les oiseaux chantent depuis l’aube, avant même le premier rayon de soleil, vous savez cette heure si spéciale, cette heure bleue. Les entendre de bon matin est un pur ravissement, ils vous amènent en douceur à cet état de conscience et le réveil se fait alors tendre et joyeux.

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Les merles sifflent à qui mieux mieux, pendant que les tourterelles roucoulent à n’en plus finir. Et que dire du coucou… Tiens, je n’avais pas de sou dans ma poche la première fois que je l’ai entendu cette année ! Et zut !! Je n’aurais pas d’argent pendant toute une année… Vivement l’année prochaine !

Même le rouge-gorge vient enchanter le jardin de son chant mélodieux.

Qu’elle est belle cette zénitude dans leur chant… Qu’il est beau le bonheur de les voir s’époumoner d’un arbre à un autre…

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Même le geai des forêts vient me réveiller de bon matin, son cri est assez spécial, au départ, je trouvais qu’il ressemblait à un singe qui crie. On dira juste que je ne trouve pas son « chant » vraiment harmonieux, mais il n’est pas criard pour autant… Ce qui n’est pas le cas de la pie ! Ah la la, que les pies sont bavardes !! Et têtues avec ça ! Avec leurs yeux, avec leur attitude, elles me disent qu’elles ne se tairont pas, et d’autant moins qu’elles me disent : « Tu vois là-bas la charmante demoiselle pie ? Et bien, j’irais bien lui conter fleurette ! Alors je n’ai pas le temps de me taire sinon elle en choisira un autre… »

Le soir, les étourneaux dans leurs beaux plumages passent… Ils piaillent, piaillent tous ensemble, un pour tous et tous pour un, telle est leur devise ! Nous, les humains, nous n’avons rien inventé, je vous le dis !

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La nuit, tout parait plus calme, mais c’est sans compter la chouette qui hulule dans la forêt, guettant un autre hululement en écho… Les chauves-souris passent, peut-être parlent-elles, mais à leurs sons, je suis sourde ! Et finalement, je préfère encore entendre mes petits moineaux, mes belles mésanges aux couleurs chatoyantes à toute heure du jour.

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Les oiseaux savent comme la vie est belle et peut être gaie si nous savons profiter du moment qui passe. Pourquoi penser à la pluie d’orage sensée venir nous inonder quand le soleil se fait chaud et que les nuages sont partis avec l’océan à la marée basse ? Pourquoi repenser à ce triste hiver si froid et si neigeux ? Après tout, les hommes ont bien su les nourrir, voilà ce qui compte vraiment…

Oh ? Voilà que Dame Poule caquète à n’en plus finir … Comme elle est heureuse d’avoir pondu son œuf ! Dame Poule parle fort quand elle est contente, mais que dire du « Cocorico » du mâle du poulailler ? Oui, ce cocorico de l’aurore, tonitruant, que Sire Coq est fier d’avoir poussé, et de nous avoir poussé hors du lit aussi…

En fait, ce que je n’ai pas encore entendu cette année, c’est les petits « pioupious » des oisillons réclamant leur becquée. Cela ne saurait tarder, je pense.

Voilà que passent au-dessus de ma tête trois buses, elles doivent nicher par ici, car je les vois souvent qui planent en tournant juste au-dessus des arbres. Elles sont majestueuses, calmes…

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Le chant de tous les oiseaux nous apporte la vie dans la maison, dans nos journées si stressées, si vite passées, si soucieuses parfois aussi. C’est une vraie pause remplie de sérénité, j’oserai même dire de ressourcement.

Enfin, tant que les oiseaux ne se chamaillent pas pour une miette, car même chez les oiseaux, la loi du talion prévaut : seul le plus fort aura le droit de manger la toute petite miette ou le pauvre ver de terre qui a montré le bout de son nez… Quand ils se chamaillent, ils crient à tue-tête, s’empêchent de se poser sur le bout de la branche au point même d’oublier de surveiller le festin qu’un rouge-gorge qui passait par là aura tôt fait d’avaler…

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Mais, j’allais oublier de vous parler de ces magnifiques oiseaux… Les mouettes ? Non, les hirondelles, vives, gracieuses, qui nichent dans les toits des maisons, et qui le soir tombé n’ont trouvé de meilleur perchoir que la pinasse dans le port sur la Leyre, ce port sur une eau douce à marée descendante et sur une eau saumâtre à marée montante où les pêcheurs se régalent…

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Quelques cygnes nous emmènent dans le delta. La Leyre nous emmène sur le Bassin d’Arcachon où le parfum iodé des algues plane…

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Et les cigognes volent en caquetant au-dessus de nos têtes, les hérons cherchent dans la vase de délicieuses petites choses, les foulques se réunissent en bande et font tout ensemble…et se mêlent aux canards et aux pigeons.  

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Comme il fait bon vivre près de la nature… La vie serait idyllique s’il n’y avait pas de moustiques !

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Sagesse


Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, Mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

-Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine

fête de la nature


 

“aujourd’hui je viens t’inviter ! viens à la fête ! viens participer !!

– à quoi ? à quelle fête ?

– tu n’es pas au courant ? mais à la fête de la nature bien sûr ! pas loin de chez toi, tu peux aller découvrir Dame Nature grâce à des passionnés, à des associations

– pas loin de chez moi ? comment peux-tu en être sûre ? peut être à côté de chez toi, mais à côté de chez moi ? toi qui ne sais pas où j’habite…

– oui, au bout de ma rue, dans le port de Biganos, il y a toutes sortes d’animations et pour tous !! du plus petit au plus grand… et chez toi aussi… va sur le site, cherche ton département, et voilà, tu sais où te rendre… http://www.fetedelanature.com/

– bon, d’accord, mais tu sais, je n’ai pas de sous, la culture, la découverte, c’est bien, mais ça a un prix.

– pas là, ce sont des sorties gratuites… d’ailleurs sur le site, tu trouveras tous les renseignements dont tu as besoin, par exemple, tu auras besoin de bottes ou d’un appareil photo, ou de bonnes chaussures de marche, ou même d’un maillot de bain !

tout dépend de ce que tu auras envie de faire.

– et ta fête, elle a lieu quand ?

– pendant 5 jours, du 19 au 23 mai, je compte sur toi ?”

 

 

Quel temps fait-il chez moi ?

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