Les vendanges


Les vendanges…

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Voilà le sujet de la dissertation que le prof de Français vient de nous donner… Je suis tellement inspirée que ma feuille en reste blanche…

Dehors, une feuille morte tombe en tournoyant doucement, portée par le vent. La cour est jonchée de ces feuilles mortes, rouges, dorées ou déjà outre-tombes. C’est sans doute pour cela que le prof a choisi ce thème !

Ah non ! Ce doit être parce qu’il aime le beaujolais nouveau !! Il doit l’attendre de pied ferme.

Je regarde à nouveau ma feuille qui reste blanche. Je vais écrire le titre, ce sera déjà moins blanc :

Les Vendanges

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Je me demande s’ils ont le temps de goûter le raisin quand ils le ramassent ? Il doit être délicieux juste cueilli sur le cep. Peut-être n’en ont-ils pas le temps, ou plus le goût ni l’envie.

Ah j’ai une idée ! Les vendanges, symbole de l’arrivée de l’automne ou de la fin de l’été ?

Je ne sais pas. Je vais choisir l’arrivée de l’automne, car je n’aime pas que les choses se terminent, et puis une fin, c’est toujours le début de quelque chose d’autre, un toujours possible qui se réalisera, ou pas.

« 5 minutes, il vous reste 5 minutes ! », vient d’annoncer le prof.

Ce n’est pas possible ! Sa montre n’est pas à l’heure !!

Vite, écrire quelque chose sur les vendanges :

Les vendanges sont le signe que l’automne vient d’arriver ; avec lui, une saison s’achève, celle de la maturité. Les vendanges sont une transition entre la fin et le début d’une saison, une saison d’attente pour que le vin se fasse en fûts de chêne, en tonneaux d’une autre variété d’arbres.

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Et pour permettre aux gourmets d’accepter d’attendre tout ce temps, on prépare le beaujolais nouveau avant de pouvoir goûter le vin des années précédentes.

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Ouf… j’espère que je n’aurai pas zéro, parce que j’ai réussi à parler des vendanges, ces fichues vendanges auxquelles je ne connais rien. Avec un peu de chance, j’aurai même 0,5/20 pour l’encre et le papier !

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une rentrée parmi tant d’autres…


– Papa ? Dis, tu veux bien me raconter encore la rentrée avec Petit Poisson, Grand Sidi et Kiki ? S’il te plait…

– D’accord, mais d’abord, tu te mets sous la couverture et la tête sur l’oreiller.

« Voilà, c’est la rentrée… Grand Sidi et Petit Poisson sont déjà à côté de leur arbre, dans la cour de l’école, en grande conversation. C’est assez comique de les voir ensemble : Petit Poisson a tellement grandi pendant les vacances qu’il a dépassé Grand Sidi ! Quant à Kiki, elle reste pareille à elle-même, toujours aussi garçon manqué malgré la robe que sa mère l’oblige à porter. Kiki est la cousine de Petit Poisson qui est lui-même le voisin de Grand Sidi.

« Hey, Kiki !! tu viens ? » appelle Petit Poisson.

Elle se dépêche tellement qu’elle en marche sur son lacet et a failli s’étaler devant tout le monde ! Décidément, les grandes vacances ne l’ont pas changé !

Voilà la bande reformée, la bande aux 400 bêtises, la bande à faire rire les élèves à tout moment, et surtout la bande que tout le monde veut avoir dans son clan. Car on a beau être à l’école primaire, les clans se forment dès le premier jour de classe, et les rivalités sont telles qu’on se croirait encore à l’époque de la guerre des boutons !

Les voilà déjà en grand conciliabule, et ils rient aux éclats. Que se passent-ils dans leurs petites têtes ? Auraient-ils déjà fomenté un plan ? Heureusement qu’ils ne sont pas tous dans la même classe !

Ne me demandez pas pourquoi ils s’appellent ainsi, j’en suis à me demander si ce n’est pas leur véritable prénom. D’ailleurs, c’est l’appel pour former les classes. Le directeur demande le calme :

« Mesdames, Messieurs,

C’est une nouvelle année qui commence… »

Bla bla bla… Toujours la même rengaine chaque année, sans aucun mot qui ne change, qui ne connait pas le discours du directeur ? Ah, il en est rendu à :

« A l’appel de votre nom, vous vous avancerez vers votre institutrice, Madame Saule, qui a cette année encore les CP »

Les enfants se présentent les uns après les autres, un peu apeurés, mais disciplinés tout de même. Arrivent les CE1 :

« – Marie-Elisabeth Dupont de la Mare ! »

De nouveau, un appel pour la jeune fille, mais personne ne bouge. Le directeur parle un peu plus fort :

« Mademoiselle De la Mare, veuillez avancer vers Madame Chêne ! Kiki, enfin, c’est toi que j’appelle ! »

– Papa ? A l’école, ma maîtresse, elle ne me dit jamais mademoiselle. Pourquoi le directeur dit mademoiselle à Kiki ?

– Et bien… Euh… Je crois bien que c’est moi qui en rajoute un peu, parce que le directeur l’a toujours appelé Kiki sauf quand les parents étaient là. Je continue ?

– Oh oui !!

« Kiki se met à rire, se retourne vers les deux grands dadets, leur fait un clin d’œil et se dirige vers sa maîtresse.

« A présent, au tour des CE2 :

– Claude-Henri Durand ? Veuillez avancer vers Madame Pin… Ah non, ne t’y mets pas aussi Petit Poisson ! Vous n’allez pas commencer l’année de cette manière tous les trois ! »

Mais hélas, surtout pour Madame Pin d’ailleurs, Grand Sidi fait lui aussi la sourde oreille à l’appel de son nom : Germain Deschamps… »

Et c’est avec ces trois petits chenapans que l’année démarre sur les chapeaux de roue ! Et ce n’est que le début de l’année scolaire… »

– Papa ? Pourquoi Kiki, elle s’appelle Kiki ? Dis- moi, s’il te plait !!

– Mon bouchon, il se fait tard, je te raconterai l’histoire de Kiki demain soir. Là, il est l’heure de dormir, parce que demain, c’est la rentrée, et il faut que tu sois en forme ! Fais de beaux rêves, ma princesse, et à demain matin !

Soudain la peur me saisit


Atelier de Ghislaine Semaine 4 année 2

Faire un texte avec la phrase

Soudain, la peur me saisit

Le week-end dernier, il faisait si beau que je n’ai pu résister à l’envie d’une balade. Je décidai d’aller plutôt dans la forêt que sur le bord de mer, histoire de changer un peu. Une bouteille d’eau et une paire de lunettes de soleil plus tard, je m’estimai suffisamment équipée pour partir sereine.

Me voici arrivée dans la forêt domaniale de La Teste, près du Lac de Sanguinet. Je laissai la voiture sur le parking et commençai ma « rando-découverte » par le premier sentier venu. Je me suis laissée envahir par le bien-être qui régnait dans la pinède. Je résistai à l’envie de marcher pieds-nus dans le chemin sablonneux uniquement à cause des aiguilles de pins qui le jalonnaient.

Après avoir marché deux bonnes heures, je décidai de me reposer un peu à l’ombre d’un grand pin. C’est là que je me suis assoupie.

Lorsque je me suis réveillée, le vent s’était levé, apportant avec lui des nuages bien sombres. Du moins, c’est ce que je crus dans un premier temps. Mais je me suis vite rendue compte qu’en fait la nuit tombait. La pénombre se faisait plus dense. Je marchais de plus en plus vite pour rejoindre le parking, tressaillant à chaque bruit inconnu.

Soudain, la peur me saisit au ventre, à bras le corps. J’étais perdue ! Je ne reconnaissais plus rien : de sablonneux le chemin était devenu épineux. Tout était différent sans la lumière du soleil ! J’avais peur de tomber sur un animal sauvage d’autant plus féroce qu’il était nocturne.

C’est alors que j’ai eu une idée : sur mon portable, j’ai une fonction GPS ! Je dus d’abord marcher encore avant d’avoir du réseau. Je finis par repérer l’endroit où je me trouvai réellement, ainsi que la route par laquelle j’étais arrivée en voiture.

Lorsque je retrouvai ma voiture, je jurai de plus jamais médire de mon portable et surtout de ne plus m’assoupir sous un pin !

Dimanche, 7 heures du matin


Dimanche, 7 heures du matin. La sonnette retentit et me sort de mon doux sommeil. A-t-on idée de me réveiller de si bonne heure ??
Je me dirige vers la porte, les cheveux en bataille, les yeux à peine ouvert, tout en baillant aux corneilles. La sonnette retentit une deuxième fois plus longuement me semble-t-il. Ok, ça va, j’arrive ! On est dimanche, que diable !
Je tourne la clé, ouvre la porte. Personne, il n’y a personne devant ma porte ! Je rêve… C’est ça, je dois rêver ! Je ne vais quand même pas me pincer pour vérifier. Je baille à nouveau, ferme la porte à double tour et me dirige avec délectation vers mon lit.
Ding Dong ! La sonnette retentit pour la troisième fois ! Bon, là, je suis sûre que ce sont les enfants du voisin qui me font une farce. J’ouvre à nouveau la porte, et rien ! Personne à droite, personne à gauche, rien que mon paillasson et un panier dessus.
Un panier ? Mais, que fait ce panier devant chez moi ?
Je me penche, l’attrape et le soupèse. Il n’est pas très lourd. A priori, il n’y a pas de mot explicatif. Je soulève le tissu vichy rouge et découvre une petite boule de poils toute chaude, emmitouflé dans une couverture de bébé en polaire jaune.
Super ! Quelqu’un me fait cadeau d’un animal ! Comme si j’avais le temps de m’en occuper !! Je regarde dehors avec encore plus d’attention pour apercevoir quelqu’un ; mais non, il n’y a vraiment personne.
Je rentre, le panier à la main. Qu’est-ce donc comme petite bête ? Je l’attrape avec délicatesse, je ne voudrais pas me faire mordre. Tiens, ça ronronne ! C’est donc un chat, enfin un chaton au vu de sa taille. Il est tout doux, avec des poils roux et des yeux tout bleus, des yeux qui me découvre avec autant d’étonnement que j’en éprouve à son égard. Je dois dire qu’il a un regard totalement attachant, et il a une mignonne petite tâche blanche sur le menton, comme si c’était une barbichette !
Bon ce n’est pas tout ça, mais moi, là, je suis fatigué, j’ai à peine dormi cinq heures. Je verrai si je peux retrouver son propriétaire plus tard. Je pose la petite chose dans son panier que je laisse ouvert, puis retourne me coucher.
Je me glisse avec grand plaisir dans mes draps encore tièdes, ferme les yeux et entends un miaou sonore juste à côté de mes oreilles ! Mais que fait-il ici ? Il ne peut pas me laisser tranquille une petite heure ? Il me regarde avec tant d’innocence que je cède : « D’accord, petit sacripant, tu peux venir avec moi ! ».
Mais il miaule encore plus fort, tout en me regardant d’un air de dire : « Allez debout ! J’ai faim ! C’est l’heure de mon repas ! ». Il se retourne et me montre ses fesses toutes roses, et miaule à nouveau en direction de la porte.
Je n’imaginais pas qu’une si petite bête pouvait miauler si fort ! Je crois bien que ma grasse matinée est définitivement rangée dans le domaine du rêve irréalisable. Je me lève, enfile mes chaussons. Je m’étire en grommelant après la personne qui m’a fait ce « cadeau » !
Direction la cuisine… Le chat me suit en gambadant, me précède, se jette sur mes jambes histoire peut être de me faire avancer plus vite ? Et que peut bien manger cette petite chose ? Voyons, j’ai du lait, des petits-beurres. Je lui écrase un gâteau dans le lait et le met dans une soucoupe par terre devant son museau. Le chat renifle délicatement la mixture qui est censée le nourrir. Mais il prend un air dégoûté et miaule encore plus fort, à fendre l’âme.
Je reprends la soucoupe, la nettoie et la remplis de lait. Peut-être est-il trop jeune pour manger. Si ça se trouve, il n’est peut-être même pas sevré ! La soucoupe de lait obtient le même résultat. Réfléchissons… Du poisson ! Les chats aiment le poisson ! Direction le placard : je trouve une boîte de thon, l’ouvre et en verse dans la soucoupe. Le chat a comme un soupir de découragement. Dans ses yeux, je peux lire de la déception : déception de ne pas être compris, déception de ce que je peux lui proposer…
« Dis donc, mon pote, des chats, je n’en ai jamais eu ! Tu es ma première expérience en la matière, alors un peu d’indulgence hein ? Je fais tout mon possible pour toi, et toi tu ne veux rien !! Tu es un chat vraiment difficile, toi ! »
Oh… Je vais me faire un café : j’aurai les idées plus claires ainsi. Je sais bien que, tant que je n’ai pas avalé mon bol de café, je ne sais même pas comment je m’appelle ! L’odeur du café m’ouvre l’appétit. Je vais me faire un jus d’orange avec, et puis, tiens ? Si je mangeais une banane ce matin ?
Le chat me tourne toujours autour, se jetant à nouveau dans mes jambes tout en ronronnant. Quel chat étrange… Et si je lui donnais du jambon ? Peut-être que ce chat n’aime pas le poisson, tout simplement ?
Je lui découpe une tranche de jambon avec, oui j’ose le dire, avec amour, la lui présente dans une assiette, sait-on jamais. Le chat me regarde avec chagrin. Il s’asseoit et je peux vous dire que j’ai même vu dans ses yeux comme l’ombre d’une larme. Je le prends dans mes bras pour le consoler. D’accord, le dimanche matin, je ne suis pas de bonne humeur quand on me réveille, mais je ne suis pas un monstre tout de même. Je le caresse doucement.
« Je ne comprends pas ce que tu veux. Si tu pouvais parler, ce serait tellement plus facile car moi, je ne connais pas le langage « miaou ». Qu’est ce que tu manges, toi hein ? ».
Je le repose par terre. Il commence à faire sa toilette, tout en me regardant d’un air bizarre comme s’il s’interrogeait sur mon intelligence, ou sur ma capacité à le contenter. J’ai même l’impression qu’il réfléchit à son avenir. Le voilà parti dans son panier… Quel drôle de chat !
Enfin, mon café est prêt. Je termine de presser mon orange et le verse dans un verre. Et pour finir, j’écrase une banane et rajoute un peu de citron dessus, comme quand j’étais petit.
Tiens ? Revoilà le petit chat ! Il a le regard joyeux et fixe avec envie ma banane écrasée. Il essaie de sauter sur la chaise mais il rate son coup ! Il réussit enfin et pose son museau vers mon assiette, tout en se léchant les babines.
Voudrait-il manger ma banane ? C’est impossible, les chats sont carnivores que je sache ! Je la lui propose tout en riant d’avance de sa future déconvenue. C’est moi qui suis complètement abasourdi : non seulement, il mange la banane avec un plaisir certain, mais en plus, j’ai l’impression qu’il veut boire mon jus d’orange ! Je lui en verse un peu dans sa soucoupe, et il se jette dessus comme si je lui proposais le mets le plus raffiné qui existe sur terre ! Le chat enfin rassasié s’en retourne dans le salon, s’installe en rond sur mon canapé et s’endort avec comme un léger sourire aux lèvres…
Quelle étrange expérience que voilà… Même après avoir bu mon café, je n’en reviens toujours pas !! La matinée se passe sans rien d’autre qu’un ronron de temps à autre, un clin d’œil et un bon sommeil pour le chat.
Arrive midi. J’ai préparé des asperges en entrée, du poulet aux épinards, et je crois bien que je vais manger une glace au dessert. Revoilà le chat ! Tu m’étonnes… La délicieuse odeur du poulet me creuse l’estomac ; ce doit être la même chose pour lui !
Je lui coupe un peu de blanc de poulet en tout petits morceaux et le lui donne. Il n’a même pas un regard vers sa soucoupe. Les asperges semblent l’intéresser au plus haut point !!
Je commence à me demander si ce chat n’a pas un problème avec la viande et qu’il faudrait peut-être l’emmener chez un psy ou un comportementaliste… jusqu’à ce que je me rappelle que ce n’est pas mon chat !
Je lui donne une asperge découpée, et il l’avale tellement vite que j’ai à peine le temps de croquer dans la mienne ! Et il m’en redemande encore !!
Ainsi, mon intuition est bonne, ce chat est végétarien ! Quelle rencontre insolite !
La sonnerie retentit. Encore ? Un bip insistant me vrille les oreilles. C’est le réveil ! Il est 7 heures du matin, on est dimanche. Ouf, ce n’était qu’un rêve !
C’est alors que j’ai entendu un miaulement sonore près de mon oreille…

La flaque, mon caillou


Maman m’a toujours dit : «  N’oublie pas de regarder devant toi : ce caillou qui te fait tomber pourrait bien être la chance de ta vie ! »… Une chance ? Tu parles… Une catastrophe, oui ! Quand on tombe, on se fait mal, un point c’est tout ! Au point même parfois de faire un petit tour par les urgences…

Mais je dois bien le dire, Maman avait raison… Aussi incroyable, aussi fou que cela puisse paraître, elle avait raison !! Surtout, ne le lui dites pas !! Elle rajouterait aussitôt : « Je te l’avais bien dit !!! »

Voilà ce qui m’est arrivé. Je suis sortie acheter ma baguette à ma boulangerie préférée quand une voiture rouge est passée devant moi. Non, c’est vrai, rien d’extraordinaire dans tout cela, sauf qu’elle est passée dans une belle flaque d’eau de pluie, m’arrosant au passage. Ne souriez pas, je vous assure qu’être toute mouillée après avoir pris le temps de se faire belle pour sortir, c’est loin d’être très agréable ! Me voilà toute grognon après cet engin de malheur que je regarde d’un œil inamical quand je vois la voiture reculer et revenir vers moi !

Ah non ! Pas une deuxième fois !! Comme on dit, chat échaudé craint l’eau froide, et l’eau de la flaque est particulièrement glaciale… Alors, je recule prudemment vers l’abribus derrière moi.

Là je vois la portière de la voiture s’ouvrir, et un homme en sortir. Quel bel homme ! Il vient à ma rencontre et me prie de bien vouloir l’excuser pour ce regrettable et malheureux incident tout à fait involontaire de sa part. L’étonnement m’a tellement saisi que je m’en suis assise !

J’en suis restée sans mot, je crois même la bouche ouverte ! C’est la première fois que je me fais mouiller et que l’auteur de l’horrible arrosage vienne s’excuser !

Il a repris la parole, me proposant de m’amener là où je le désirais, si je le voulais. J’ai refusé de la tête. Il a mis sa main dans la poche intérieur de sa veste, en a sorti une carte, me l’a tendue en disant de l’appeler pour le pressing, ou pour toute autre raison, et de ne surtout pas hésiter à le contacter. Il m’a demandé mon nom, je ne lui ai donné que mon prénom et un sourire. J’ai pris sa carte et il est reparti dans sa voiture, démarrant tout en douceur.

Je crois bien que cette flaque est mon caillou, parce que l’aventure ne s’arrête pas là !

Devinez qui j’ai croisé à la boulangerie ? Lui, l’homme de la voiture rouge ! Là, ce n’est plus une coïncidence ni le hasard ! Un fou rire et un café plus tard, nous avions réellement fait connaissance. Et puis l’on s’est revus, un peu, beaucoup, souvent, tout le temps.

Je ne suis pas que tombée sous son charme, je suis tombée en amour. Lui aussi. Je crois.

Un soir, il est resté à la maison et n’en est plus parti, enfin, si, pour acheter des cigarettes. Avant de fermer la porte, il m’a embrassé sur le front et m’a dit « je t’aime tant, toi ! ». Il m’a souri et il est parti. C’est la dernière fois que je l’ai vu. Honni soit qui mal y pense ! Non, il ne m’a pas quitté !!

Enfin, si, d’une certaine manière : une voiture bleue est passée au feu rouge, quand mon homme a traversé la rue devant la maison. Il n’y a pas eu de cri, juste un grand crissement de frein.

Vous savez, un jour, Papa m’a dit : « Il y a chez nous un proverbe qui dit que lorsqu’on aime vraiment quelqu’un, on aime même son mouchoir ». Comme Papa avait raison…

Accrochez vous à la vie…



   

accrochez votre ceinture ! voilà le message d’une association anglaise… 
parce que "la mort ne fait jamais mal à la victime mais à ceux qui doivent en porter le deuil" (http://www.paperblog.fr/2770530/ssrp-accrochez-vous-a-la-vie/)

Retrouvailles


Retrouvailles… C’est un mot un peu vieillot mais qu’est ce qu’il contient comme bonheur !!

Les amants qui se retrouvent après une séparation n’ont pas que des mots à leur portée…

 

Les cœurs qui battent si fort à l’unisson…

Les mains qui se rejoignent, qui retrouvent avec plaisir l’autre…

Des yeux qui parlent avec émotion, qui se disent tout l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre…

Une bouche qui part à la rencontre de l’autre bouche pour un frisson tant attendu…

Les corps qui s’épousent tendrement…

Et enfin les mots arrivent : « tu vas bien ? » « tu as fait bonne route ? » « tu m’as manqué »…

 

Qu’est ce que c’est beau, des retrouvailles… C’est un moment unique parmi d’autres moments uniques. C’est un temps fort que l’on n’oublie pas, comme une ponctuation au milieu du temps qui passe, au milieu du temps de cette relation.

La séparation n’a pas besoin d’être longue, ni la distance trop grande. Il suffit juste d’avoir été séparés par le hasard de la vie.

Les retrouvailles sont aussi belles que quand les premières fleurs éclosent, elles rendent le ciel plus bleu.. Le temps s’élargit, à la mesure du moment qui se vit, intense, grandiose, comme suspendu dans le jardin du ciel.
Puis il se rétrécit pour revenir à un temps normal, parce qu’un tel moment ne dure jamais plus qu’un instant…

Quel temps fait-il chez moi ?

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