A la recherche de l’étoile


Textophoto n° 2

Voilà plusieurs heures que je marche sans fin, suivant les traces de pas sur le sable. Le soleil me plombe la tête. J’ai soif. Je ne suis pas dans le désert, l’eau est omniprésente autour de moi. Mais je n’ai pas pris de gourde avec moi.

Les pas sont réguliers, il me semble qu’il est seul. Ses traces sont uniques tant la taille de son pied est assez remarquable : des touts petits pieds, comme ceux d’un enfant ! C’est Michel qui m’a dit qu’il était parti, pour voir les étoiles. Mais il n’y a pas d’étoiles dans le ciel de la journée. Il n’y a pas plus d’étoiles que d’eau dans ma poche. Mais Julien est têtu ! Il en est sûr, aussi sûr que le soleil brille. Alors il est parti, comme ça, sans rien sur lui.

J’ai marché, marché jusqu’à avoir des ampoules aux pieds, et les chaussures remplies de sable. Son pas est léger et sûr, c’est à peine s’il marque le sable, tandis que le mien s’enfonce dans le sable mouillé, glissant parfois sur de la vase mouillée.

J’ai marché jusqu’à la mer. Les vagues bougeaient doucement, bercées par le vent. Et les traces sont allées dans l’eau. Je ne vois plus rien. “Julien ? Juuulien ???” Je m’époumone, je hurle pour que son prénom aille de l’autre côté de la mer mais les mouettes volent et ricanent au-dessus de ma tête.

Je m’effondre à genoux, ma tête entre les mains. Je suis saisie par l’horreur de la situation, l’angoisse est là à fleur de peau. Je ne peux pas partir, il faut que je sache. La mer me le rendra s’il ne revient pas. Je ne bougerai pas. Les yeux fixés sur l’horizon, je reste immobile, priant pour qu’il revienne, pour qu’il me revienne.

Le soir tombe, la fraicheur m’envahit. Mais le froid a déjà pris possession de mon coeur. Lentement, je me laisse tomber à terre. A quoi bon ? Les vagues ronronnent à mes pieds, le sable se réchauffe sous moi. Je me pelotonne. J’ai si peur.

Je rouvre les yeux. Je ne m’étais pas rendue compte que je m’étais endormie. Je suis bien ici, le soleil est déjà levé. Je me frotte les yeux. Où est la plage ? Que fais-je dans ce cratère ? Je ne suis plus sur terre ! De là où je suis, je vois ma planète bleue tourner sur elle-même, et les lumières s’allumer et s’éteindre en fonction de l’heure de la journée sur terre. Je suis sur une étoile et j’y suis bien !  Evidemment, je pense au Petit Prince… Evidemment, je regarde si je trouve un baobab, une rose sous cloche… Mais évidemment je ne vois rien ! Je ne vois qu’un cratère tout triste, tout gris et tout chaud sous le soleil.

Au loin, une étoile brille de toutes ses forces. J’aperçois une forme humaine faire un signe, comme un appel, comme un salut. Il est si petit ! On dirait Juju ! Mais c’est Julien !! “Julien !! Où sommes- nous ? Que fais-tu là ? M’entends-tu ?” Peut-être me répond-il mais je n’entends rien du tout. Son étoile tourne, il disparait de mon horizon. Et mon coeur éclate en mille morceaux ! Je suis loin des miens, loin de lui, loin de tout. Je suis sur un cratère tout moche et personne ne sait où je suis, personne ne sait que Julien a trouvé son étoile dorée, comme il l’avait toujours dit… Je m’asseois. Cette planète tourne trop vite, elle est bien trop petite pour moi. A nouveau, je me recroqueville. Je ferme un instant les yeux…

Quelque chose vient de me lécher le visage, quelque chose de tout doux, de froid et qui sent bon la mer ! J’ouvre les yeux ! Je suis à nouveau sur la plage… Et la marée monte ! Le soleil se couche sur l’horizon qu’il teinte de pourpre et d’orangé. Les nuages deviennent gris foncé. Il faut que je rentre à la maison ! Je ne peux pas rester ici ! Je prends le chemin, celui des huîtres, mon raccourci, celui que Julien m’a fait découvrir. Je le gravis avec autant de peine que de cailloux dans mon coeur. C’est alors que je l’aperçois : il est là ! Mon frère est là sur le chemin !

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La surprise de Rose


Rose regarde sa montre. Il lui reste une petite heure devant elle avant que Nathan n’arrive. Ça devrait le faire.

Elle sonne, attends qu’on l’autorise à entrer. Elle prend les escaliers et non l’ascenseur, surtout depuis qu’elle y est restée enfermée une après-midi entière avec son frère quand elle était petite. La porte s’ouvre. Rose entre dans une salle où tout est aseptisé mais où règne une odeur un peu désagréable.

Elle est dans son fauteuil, en train de regarder la télé, somnolant presque.

« Bonjour Maman ! C’est moi, c’est Rose !

– Rose ! Comme ça me fait plaisir ! Comme ça fait longtemps ! » répond une voix chevrotante.

« Comment vas-tu ma fille ?

– C’est à moi de te demander ça, Maman.

– Tu sais, chaque journée est identique, si ce n’est le dimanche car il y a une nappe sur la table au moment du repas. Ça va comme on peut, ma fille. Dis-moi, pourquoi es-tu là aujourd’hui ? Ce n’est pas dimanche !

– C’est vrai, ce n’est pas dimanche. Je suis là parce que Nathan est à Cherbourg et que je suis passée le voir.

– A Cherbourg dis-tu ? Mais ? Que lui arrive-t-il ? Je croyais qu’il ne voulait plus y mettre les pieds ?

– Je n’en sais rien. Et Nathan non plus. Il est tombé sur la tête et ne se souvient plus de rien. Plus exactement, il ne se souvient pas de ces quatre dernières années. Mais ne t’inquiète pas, il va bien. D’ailleurs, il doit arriver tout à l’heure à la maison. Si tout va bien, tu pourras sans doute passer quelques jours avec nous. Tu veux bien ?

– Nathan est où précisément ? Il arrive comment ? Il ne prend pas sa voiture, j’espère ! Tu ne m’as pas tout dit… Je le vois dans tes yeux !

– Maman… – Rose soupire- Tu ne peux rien lire dans mes yeux parce que j’ai très peu dormi ces deux derniers jours et que je suis fatiguée. Et non, Nathan ne prend pas sa voiture, c’est un taxi qui va l’emmener. »

Rose prend la main de sa petite mère dans la sienne. Elle lui sourit tendrement, même si elle se sent un peu lasse, elle doit bien l’avouer. Elle s’installe près d’elle, regardant d’un œil distrait « Des jours et des vies » sur la 3. Petit moment de partage, doux moment de bien-être. La complicité entre la mère et la fille est toujours là, quoiqu’il se passe, quoiqu’elles deviennent. Parce qu’elle est la mère. Parce qu’elle est la fille.

A la fin de l’épisode, Rose se lève et dit doucement :

« Maman, je vais voir la directrice, elle a dû arriver. Tu es d’accord pour passer la semaine avec nous ?

– Comment pourrais-je te dire non ? Il est grand temps que je sorte de mon fauteuil, tu ne crois pas ? »

Rose sourit.

« Je reviens tout de suite ! Tu vas mettre « Amour, Gloire et Beauté ?  »

– Non, pas aujourd’hui. Je vais plutôt regarder ce que je vais mettre dans ma valise, parce que tu m’emmènes maintenant, n’est ce pas ?

– Avec grand plaisir, ma chère petite mère ! »

Rose sort en fermant doucement la porte, sa mère ne supportant plus les bruits brusques et forts. La directrice est dans son bureau. Après avoir exposé sa demande, la directrice donne son accord, à condition toutefois qu’il y ait une garde à domicile au moins la nuit, et que l’infirmière passe matin, midi et soir, pour le traitement d’Alice. Evidemment, Rose l’avait prévu. Il ne lui restait plus qu’à prévenir son mari et voir s’il pourrait la rejoindre au moins ce week-end.

Il est temps à présent de partir à Boutteville. Rose prend d’autorité le bras de sa mère, et la valise de l’autre main. Passage obligé par l’ascenseur. Rose sert les dents. Alice marche à petits pas, mais son air ravi montre l’envie qu’elle a de s’éloigner de son quotidien. Rose ouvre la portière de la voiture, aide sa mère à monter, et charge la valise dans le coffre. Elle prend le volant et démarre doucement.

Alice ne cesse de papoter de tout et de rien, elle rit du bonheur que lui fait Rose. Et Rose est heureuse de voir sa mère heureuse. Il faut si peu de choses en fin de compte pour être heureux.

Rose roule tranquillement. Chaque minute passée compte mais surtout pour la balance du bonheur. Elle regarde à nouveau sa montre. Elles seront à l’heure.

La Citation du Jour de Gandhi


" Quoi que vous ferez, ce sera insignifiant, mais il est très important que vous le fassiez."

Gandhi

 

Ce week-end, j’ai regardé un film qui s’appelle “Remember Me” (souviens-toi de moi, en français). Je ne peux pas vous dire le sujet de ce film car la fin n’aurait plus de sens, mais je peux vous dire qu’il est à voir absolument !

Et dans ce film, il y avait cette citation…

Mes amis, quoique vous fassiez, ce sera insignifiant, mais il est très important que vous le fassiez !

"Les Nautiliens de la Baie des naufragés" de Marie-Ange


Pour l’atelier textophoto n°2 de Mariessourire

Ce jour-là, il était parti pêcher de bonne heure. Son bateau était ancré dans la Baie des Naufragés. Le temps semblait complice. Il appréciait de s’isoler un peu, loin du bruit et des soucis quotidiens. Il avait sorti tranquillement tout son matériel de pêche sur le pont et, une fois ses lignes en place, il décapsula une canette de bière et la savoura très lentement. C’est en remarquant que la mer semblait comme aspirée par une pompe gigantesque et que son bateau venait soudain de rompre ses amarres, qu’il fut parcouru d’un frisson d’horreur. Il n’eût que le temps de s’enfermer à l’intérieur de la cabine, lorsque son bateau fut englouti. Pris d’un malaise, il perdit aussitôt connaissance. C’était le dernier souvenir qui lui revenait à l’esprit, maintenant, alors qu’il tentait d’ouvrir les yeux et de bouger son corps endolori. Ses oreilles bourdonnaient et il était pris de tremblements qui lui parcouraient le corps depuis les jambes jusqu’aux épaules. Il prit enfin conscience qu’un silence pesant régnait autour de lui, comme une chappe de plomb et qu’il avait très froid. "Il fait nuit", constatait-il, toujours étonné de se retrouver dans sa cabine de bateau, où régnait un désordre indescriptible. Il s’approcha plus près d’un des hublots et recula, effrayé. Il venait d’apercevoir des formes floues, qui bougeaient derrière le vitrage. C’était glauque mais ça bougeait bel et bien. "C’est un cauchemar" . "Qu’est-ce-que je fiche ici ?" Mais la réalité était bien là. Il eût envie de pleurer, lui, l’homme fort. Il laissa les larmes couler sur ses joues creuses et mal rasées. Abandon, peur, grande solitude l’étreignaient…Il en était rendu à ce stade de ses angoisses, lorsque la porte de sa cabine s’ouvrit doucement. Une forme lumineuse s’insinua dans la pièce sombre. Elle était mouvante, se composant de toutes petites poussières dorées. Très choqué, il avait du mal à réaliser ce qui se passait et fut encore plus surpris d’entendre une voix l’inviter à sortir de cette pièce. En titubant, il se décida à la suivre tout en enjambant à son tour le pont qui tanguait un peu et se retrouva dans un long tunnel. Il venait de réaliser que son bateau était donc enfoui dans l’eau d’un côté et pas de l’autre…Etrange situation…mais au point où il en était… Des torches fixées sur les parois brûlaient et apportaient un peu de lumière. Il marchait en écrasant des coquillages, sous les semelles de ses bottes en plastique et les craquements lui portaient sur les nerfs. Une salle voûtée se dessina devant lui. Un feu dans la cheminée le réconforta. Tout de suite, il se rapprocha de lui, tendant ses mains au-dessus des flammes. Ce n’est qu’après qu’il réalisa qu’on l’observait. Tout un groupe de personnages dorés le dévisageait. On lui apporta à boire et à manger. Le ballet ne cessa que lorsqu’il fut rassasié. "Je ne vous connais pas, mais je voulais vous remercier pour ce chaleureux accueil", bredouilla t-il, persuadé que personne ne comprendrait ses phrases. "Nous sommes les Nautiliens de la Baie des Naufragés", dirent-ils. "Il y a de longues années, ici même, nos bateaux furent pris dans une forte tempête et toute notre flotte de vaisseaux coula. Des êtres étranges nous sauvèrent in-extrémis et nous offrirent l’hospitalité en ces lieux tenus secrets. Depuis, nous sommes immortels. Il semblerait qu’un tsunami est drossé vos côtes et qu’il ait précipité votre embarcation par le fond. Nous avons l’habitude de vivre parmi les épaves éclatées, aux coques éventrées, qui forment un immense cimetière déprimant de bateaux fantômes. Votre épave a été coincée entre notre repaire marin et une anfractuosité rocheuse". Insensiblement, ils avaient l’air de s’entendre, et une sérénité appréciable régnait dans la pièce. "Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous venez de faire", dit-il, la gorge nouée par l’émotion. "Nous allons vous ramener sur la plage. Mais hélas, votre bateau restera là, parmi les autres épaves !" Longtemps, ils le firent marcher dans une impressionnante et grande buse en béton qui devait, en principe, le conduire à bon port… Une fois que l’ouverture de la lourde porte de sécurité fut actionnée, un beau rayon de soleil pénétra le tunnel et inonda son visage. L’air frais fut le bienvenu. Il se retourna juste pour leur dire adieu et les voir disparaître discrètement. Il reconnut aussitôt l’emplacement où il se trouvait. C’était une des grottes de la Baie des Naufragés. Le sol était jonché d’objets hétéroclites amenés par la tempête ou le tsunami. Il fut horrifié, en marchant sur sa plage, de constater le grand désordre qui régnait partout : bateaux fracassés, pontons brisés, bois flottants, … Son coeur se serra. "Et là-haut ? sur la falaise ? y trouverait-il signe de vie ? sa maison serait-elle encore debout ?" Il tremblait et ses pas se firent lourds. Il chemina sur un petit sentier étroit, recouvert de coquilles d’huîtres brisées, dont les bords avaient leurs herbes hautes complètement desséchées et brûlées, par le sel marin. Le ciel était pourtant redevenu normal. Le soleil brillait. Il vit enfin que son habitation était toujours là, comme si rien ne s’était passé… Il s’assit sur le pas de sa porte, épuisé. Une jeep de l’armée se gara pas loin de sa maison et on lui cria : "Besoin d’aide ?" Il fit non de la tête et se mit à prier…

La petite blouse verte


De nouveau, on frappe à la porte. C’est ma petite blouse verte de tout à l’heure, Julie, je crois.

« Monsieur DUPIN ?

– Oui, Mademoiselle Julie ?

– Non, moi c’est Sophie ! Alors, j’ai regardé dans votre dossier. Effectivement, vous devriez sortir ce matin, mais après la visite du Chef de Service, Marc FONTAINE, qui passera vers 9h30. Si pour lui, tout est ok, alors vous pourrez aller au bureau des admissions signer tous les documents de sortie. A priori, votre sœur ne peut venir vous chercher, donc vous partirez avec une ambulance chez vous, à Boutteville, où votre sœur vous attendra. Vous avez bien compris ?

– Oui, je crois ! Donc j’attends le docteur là ?

– Voilà ! C’est bien ça. Allez, installez-vous confortablement. Puisque je suis là, je vais prendre votre tension et votre température. Mettez le thermomètre sous le bras. Vous aussi, Monsieur PAUNY.

Voyons… 13/8 de tension… mm c’est bien… et la température ? Le thermomètre a sonné Monsieur DUPIN, cela signifie que c’est fini.

– Ah bon ? Mais… Il faut attendre au moins trois minutes pour que…

– Plus maintenant, Monsieur DUPIN ! Trente petites secondes suffisent ! Voyons ? 36°8… mmm c’est bien ! Vous avez toujours mal à la tête ?

– Oui, un peu mal du côté de la tempe droite. Ça bat le tempo d’une forge par moment !

– C’est normal, parce que vous êtes tombé de toute votre hauteur sur ce côté-là de la tête. Vous avez même une sacrée bosse ! Bon, je vais voir pour vous donner un peu de doliprane. En attendant, reposez-vous un peu. »

Sophie ferme le rideau qui nous sépare Olivier et moi, mais j’ai l’impression qu’il ne sert à rien puisque j’entends tout. Et je suis encore cloué dans ce lit qui sent la javel. Et je déteste la javel ! Ah non, c’est par-terre que c’est mouillé. Le temps de chercher une infirmière, ils ont nettoyé la chambre et refait mon lit. J’aimerai bien allumer la télé, mais mon voisin a la télécommande, et puis ça ne se fait pas de mettre la télé en route pendant les soins. Enfin, je crois.

Par réflexe, je mets la main dans mes poches, comme quand j’étais gamin. Je n’ai aucune envie de rester ici. Si seulement je pouvais m’échapper comme par magie ! Et puis Sabine me manque vraiment. Je me demande ce qu’elle est devenue et surtout pourquoi elle ne m’a pas fait signe de vie. J’ai encore des papiers dans les poches ! Et bien là au moins, je n’ai pas changé ! Ce doit être ma liste de course…

Je regarde le plafond. Il y a une tâche juste au-dessus de la télé. Il a dû y avoir une infiltration ici il y a un moment. La tâche ressemble à un petit mouton qui ne se serait jamais lavé, et dont la laine serait devenue jaune et rance. Enfin, petite blouse verte tire le rideau et ouvre les volets. Le soleil inonde de tout son soul la pièce. Il réchauffe la pièce qui en avait bien besoin.

Olivier a une petite mine, ce matin. Je ne sais pas s’il sort aujourd’hui, mais si c’est le cas, il va être fatigué ! Je regarde ma montre mais ma montre n’est plus à mon poignet. Décidément, je ne me retrouve pas dans mes habitudes. J’ai l’impression d’être moi dans la peau d’un autre. Et ça fait vraiment peur !

Je regarde dans ma veste : elle n’y est pas non plus.

Sophie surprend mon regard et me dit :

« Il est à peine 8 heures et demi ! Il va falloir prendre votre mal en patience ! Vous avez un peu de lecture, vous voulez que je vous l’attrape ?

– Mais non ! Je n’ai rien !

– Et voilà ! C’était dans votre table de chevet et c’est votre sœur qui vous l’a apporté hier !

– Ah bon ? Et bien ça…

– Ce n’est pas grave, Monsieur DUPIN ! N’oubliez pas : reposez-vous car si vous sortez, vous aurez besoin de toutes vos forces, d’accord ? »

Sophie quitte la pièce avec un sourire d’encouragement, mais je plonge dans une sorte de déprime toute de lassitude et d’incompréhension. Comment ce magazine a atterri dans la table de chevet ? Qu’y a-t-il d’autre d’ailleurs dans cette table de chevet ? Ah ! Une montre ! Du papier plié en quatre. Le mal de tête se ravive, je n’ai guère le goût de la lecture. Je ferme les yeux… Sabine, toi que j’aime tant, où es-tu ?

Balade dans un port à Gujan-Mestras


Je crois que j’étais au Port du Canal, sous toutes réserves, à moins que ce ne soit le Port de la Barbotière ? Il faut dire que Gujan-Mestras possède pas moins de sept ports, les uns à côté des autres… Alors, comment être sûre ?

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On est le 24 Janvier en fin d’après-midi. J’attends mon fils qui doit sortir à 18h00 du Lycée de la Mer. Le temps ne s’y prête pas, mais j’ai envie d’une bouffée d’air iodé ! Je vous emmène ? Ah, quel dommage… La marée est basse … mais il reste un peu d’eau dans le chenal, ouf !

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J’apprécie tout de même la nature qui s’offre à moi, jusqu’à ce que je me rende compte que les propriétaires de chien (j’en ai vu passer 3 ou 4 en l’espace d’une demi-heure) viennent faire crotter leur chien et s’en vont laissant la plage embaumée…

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Et moi qui vient de marcher dans le sable !! Allez, laissons-là ces malotrus qui comptent sur la prochaine marée pour faire leur travail… Sinon vous allez dire (avec raison) que je suis une râleuse !

Les bateaux rentrent au port, plus ou moins vite, mais quel spectacle ! Leur journée n’est pas tout à fait terminée : il faut décharger, ranger…

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Quel spectacle, n’est-ce-pas ? Et le tout au coucher du soleil, bien camouflé derrière les épais nuages, je dois bien le dire !

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C’est vrai, les photos sont un peu sombres, mais c’est le soir, et quelques nuages laissent percer un peu de soleil !

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Il est temps de partir, mais avant je ne peux pas vous laisser sans vous avoir montré l’autre visage du port, celui qu’on voit quand on arrive par la route et non celui qu’on voit depuis la plage.

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Alors, quand est-ce que vous venez visiter en vrai l’un des ports du Bassin d’Arcachon ? Sourire

 

Photos non libres de droit

L’Albatros


Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

 

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Charles Baudelaire

LA LETTRE de Makaulaya


Pour L’atelier textophoto n°2 de Mariessourire

Photo n° 1

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Le facteur m’a enfin donnée la lettre tant attendue.

Je me suis assise dans le fauteuil près de la fenêtre.

Presque à mes pieds s’étend la plage vidée de toute son eau, c’est marée basse .

J’hésite à prendre connaissance de son contenu.

Mon regard s’évade vers la plage comme pour retarder ce moment, où toute ma vie va être transformée.

Que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle.

La marée a tout emporté ce matin, révélant des traces sur le sable.

Les algues en tas, comme laissées pour compte,

Un mince filet d’eau, mais vif encore ,coule encore, il court dans le chenal , vers un ailleurs.

Il ne veut pas rester seul  surtout !! .

Des traces de pas dans le sable semblent au contraire, rassurer, être comme un ancrage dans le sol.

Comme une vie tranquille, sûre, joyeuse qui calme  les bonds désordonnés de mon coeur.

Qu’y a t’il dans cette lettre ? ma vie en dépend……

Le ciel si bleu par endroit, si chargé de nuages dans d’autres, comme ma vie en somme.

Dans cette lettre le bleu sera plus important que le gris des nuages chargés de menaces!!!

Ou…….

Allez, il faut me décider, lentement, j’ouvre la missive, je tremble, mon coeur fait des bonds !!

j’oublie de respirer, et ….

C’est le bleu du ciel, qui éclate dans dans mon coeur, ma tête, mes bras , mes pieds,

Dans mon corps qui saute de joie, comme un coucher de soleil sur l’océan!!

si merveilleux,

La vie comme une marée, me comble de promesses !!

Et, je sors, je vais courir, décharger mes émotions, faire mes traces sur le sable, vers un autre demain dans l’éclat du soleil levant .

Makaulaya

La citation du jour


Ne vous imaginez pas que l’Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.

Mère Teresa

Balade dans un village poitevin


Ce week-end, j’avais besoin de me ressourcer, aller au vert… Pourquoi pas du côté de Poitiers ? A la campagne ? Dans un village ?

Ici, assez curieusement, les champs sont au milieu du village…

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Mais c’est sympa, les champs au milieu du village, non ? Et puis ça change des voitures…

Il y a des noms de rue assez bizarres mais on s’y fait, finalement…

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Et comme j’ai envie d’aller voir des arbres, de l’herbe verte, je suis partie dans les champs :

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L’air est plutôt frais, euh froid… limite je me sens au Pôle Nord avec ces 5 degrés en moins par rapport à mon cher Bassin d’Arcachon !

Tiens ? J’ai de la visite ! C’est Whisky, le chien de ma soeur, et oui, il est poitevin ! Je vous le présente (j’ai la permission de sa maîtresse !!) : Whisky, petit chien noir et feu, pur multi-races, 11 ans (je crois) et en pleine forme !

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Vous avez noté les bottes de pailles à gauche ?

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Là, c’est sûr, on est bien à la campagne ! Le temps est grisouillet, mais il ne pleut pas, et s’aérer, ça fait tellement de bien.. Là, l’objectif de cette balade est de faire le tour du village en passant par la ferme que vous voyez ici :

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Le tour par les champs se termine, mais pas celui du village. Figurez-vous que ce village a un château ! Mais oui ! Avec une entrée sur la cour d’époque :

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Et là, au hasard d’une petite rue, un puits ! Oh !! Un pigeonnier d’époque !

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Oh ? Un champ plein de bonnes choses en plein milieu du “centre-ville” et même pas clôturé en plus !

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Alors, ça vous change la tête, ça vous aère les neurones, tout ça, non ?

J’y retournerai bien, malgré le froid du nord ! Rires

 

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