Le sac de pommes de terre


Un professeur de méditation demanda un jour à ses étudiants de venir au cours suivant avec un sac de pommes de terre et un sac de plastique vide.

Tout au long du cours de méditation, le professeur demanda à ses étudiants de méditer sur ceux et celles envers qui ils entretenaient des ressentiments, des envies, des jalousies, des rancunes, bref, envers ceux et celles à qui ils n’avaient pas pardonnés pour un geste du passé.

Puis, à la fin du cours, le professeur demanda à chaque étudiant d’écrire le nom de ces personnes sur une pomme de terre et de transférer ces pommes de terre dans le sac vide.

Ensuite, les étudiants durent se faire la promesse que pour les 7 prochains jours, 24 heures sur 24, ils ne se sépareraient jamais de ce sac, sous aucun prétexte et quelles que soient les circonstances.

Certaines personnes partirent avec plus de 30 livres de pommes de terre !

Peu importe le poids : jour et nuit, le sac de pommes de terre devait faire partie de leur vie. Au coucher, ils devaient le déposer sur la table de chevet, puis le matin venu, le sac devait être déposé à la porte de la douche, sur l’évier pendant qu’il se brossaient les dents, ils devaient l’apporter au déjeuner, dans le métro, l’autobus, au bureau, à des réunions etc…

Après quelques jours, certaines pommes de terre étaient pourries tandis que d’autres avaient des racines longues de plusieurs pouces. Juste traîner une pomme de terre dans sa bourse rendait certains participants totalement fou d’impatience de s’en débarrasser !

Au bout de 7 jours les étudiants arrivèrent tous au cours de méditation plus tôt qu’à l’habitude dans l’espoir de remettre rapidement leur sac de pommes de terre au professeur dans les plus brefs délais.

Pour chaque participant, cette expérience avait eu le même résultat : ils venaient tous de réaliser que pardonner ce n’est pas excuser l’autre, c’est se libérer soi-même !

texte et photo trouvés sur le net

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La succession du chef guarani


Un jour, dans un village guarani, le vieux chef vint à mourir et les deux meilleurs guerriers commencèrent à se disputer la succession.
Le premier disait:
-"Je suis le plus fort de tous! Je n’ai jamais eu peur de rien, et je dois être choisi pour ces raisons."
Le second affirmait:
-"Moi aussi je n’ai jamais eu peur, et de plus je sais parler aux oiseaux : c’est moi qui doit être choisi."
Chacun des deux hommes avait ses partisans dans le village,
les discussions devenaient de plus en plus animées, de plus en plus violentes, et le doyen de la tribu décida d’intervenir avant que les deux clans en viennent à sortir les armes.
Le vieil homme fit venir un autre guerrier, celui qui tirait le mieux à l’arc, et lui demanda de décocher deux flèches dans la jungle, le plus loin possible. Puis il se tourna vers les deux prétendants et leur dit:
-"Je désignerai chef celui qui sera le premier à me ramener une de ces flèches."
Les deux hommes disparurent aussitôt en courant dans la jungle, et les villageois restèrent à attendre que la décision se fasse.
Les heures passèrent, et au moment où le soleil disparaissait derrière les arbres, on vit revenir les deux guerriers, ensemble, tenant chacun une des flèches.
Le doyen décida donc, dès le lendemain matin, de leur donner une nouvelle épreuve. Il les emmena au bord de la rivière, là où le courant était le plus fort, le plus tumultueux, et leur dit:
-"Vous avez une heure, jusqu’à ce que le soleil arrive à son zénith, pour pêcher le plus gros poisson possible."
Les deux hommes plongèrent aussitôt sous les yeux des villageois qui les encourageaient en les regardant se débattre dans les flots.
Mais lorsque l’heure se fut écoulée, ils ressortirent ensemble de l’eau, avec des prises qui s’avérèrent parfaitement égales en taille et en poids.
Il était encore une fois impossible de prendre une décision.
Le soir même, le doyen les emmena vers un endroit où poussaient deux énormes orangers.
Il leur dit:
-"Vous avez une heure, jusqu’au coucher du soleil, pour cueillir le plus de fruits possible sans en laisser tomber un seul à terre."
Les deux hommes grimpèrent dans les arbres et commencèrent à cueillir les oranges sous les cris de la foule, jetant les fruits dans de grands paniers posés au pied des arbres.
Le soleil se coucha, les paniers remplis d’oranges furent soigneusement examinés, pour en arriver à la triste conclusion que les paniers pesaient le même poids et contenaient le même nombre de fruits.
Cette fois-ci le doyen s’avoua vaincu :
-"Je n’ai plus d’épreuves à faire passer donc je ne sais toujours pas qui doit être chef."
Les discussions entre les deux clans reprirent dès l’aube, plus vives que jamais, et les couteaux jaillirent soudain des fourreaux.
Mais à cet instant, un vieil homme apparut au milieu de la foule.
Les villageois s’inclinèrent, reconnaissant tout de suite l’incarnation de Tupa l’Esprit du Bien.
L’ange s’adressa d’abord au doyen, le remerciant de ses efforts, mais lui faisant également remarquer qu’il avait oublié ce qui était peut-être la plus importante de épreuves: celle de la sagesse.
Il invita donc les deux prétendants à le suivre dans la jungle pour qu’une décision puisse enfin être prise.
A la suite de l’ange, ils marchèrent des heures durant, ne sachant où ils allaient, jusqu’au moment où Tupa se pencha à terre et ramassa quelque chose. Il se retourna, sa main tendue vers eux, et leur dit:
-"Regarder attentivement le papillon dans ma main, parce que c’est un papillon magique, qui ne peut être vu que par les hommes sages."
Tupa demanda donc au premier guerrier s’il voyait l’insecte:
-"Oui!" dit l’homme.
Tupa se tourna vers le second homme et lui posa la même question.
Le guerrier resta longuement silencieux et finit par répondre:
-"Je ne vois rien."
Tupa sourit et lui dit:
-" Ce sera toi le chef, car il n’y avait effectivement rien à voir dans ma main et tu as eu la sagesse de t’en tenir à la stricte vérité même si elle allait contre toi".
On dit que ce fut l’un des meilleurs chefs que les Guaranis aient jamais connus, avec un règne qui s’avéra long et prospère. Et l’on dit aussi que cet homme si sage était celui qui savait parler aux oiseaux.

Citation du jour : la sagesse de P. Eluard


« Il n’y a pas d’enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité. »
Paul Eluard

citation du jour : la sagesse de Socrate


« La sagesse commence dans l’émerveillement. »
Socrate

Citation du jour : le choix d’A.Van Stappen


“On a toujours le choix entre son mental et son cœur pour renforcer sa souffrance ou développer sa sagesse.”
Anne van Stappen

Citation du jour sur la confiance


« Savoir écouter son coeur, suivre ses intuitions, faire confiance à sa propre sagesse. »

Anonyme

Citation du jour de Marc Aurèle


mains et mer

Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.

Marc Aurèle

Mais quelle rentrée !


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C’est le jour de la rentrée. J’ai mal au ventre, tellement mal que je me plie en deux…

« Je ne veux pas y aller ! Je veux retourner au CM1 ! Mamaaan ! S’il te plait… Ne me force pas à aller avec LUI… »

Je n’ai pas faim. Je touille mon bol avec ma cuillère sans grande conviction. Ma gorge est tellement serrée par l’angoisse que je ne peux rien avaler. Maman me demande d’avaler une gorgée de lait, et une bouchée de ma tartine. Même ça, ça me demande un effort terrible.

Je passe à la salle de bains, me lave les dents, les mains et la figure avec de l’eau fraîche. Je jette un œil dans le miroir. Non, vraiment non, je ne veux pas y aller !

J’enfile mes habits, toujours aussi motivée pour rester à la maison. Mes jérémiades n’entament pas la patience de ma mère qui m’exhorte au courage pendant qu’elle aide ma petite petite sœur.

Je tremble et je n’arrive pas à me contrôler. J’ai redouté pendant tout le mois d’août ce moment, et voilà qu’il est arrivé. J’ai même demandé à changer d’école mais rien n’a été possible.

« Mais enfin, toi qui es toujours contente d’aller à l’école pour retrouver tes amies, pourquoi te mets-tu dans un état pareil ?

– C’est à cause de Sophie ! T’es sûre qu’il n’a pas été remplacé, le directeur ? Il n’est pas parti à la retraite ? T’es vraiment sûre ?

– Oui, j’en suis sûre ! Tu penses encore à Sophie ? Mais quelle histoire !! »

Oui, quelle histoire… Sophie, ça vient du grec Sophia et ça veut dire Sagesse. C’est ce qu’IL m’a dit. Tu parles d’une sagesse ! Sophie, ça veut dire punition, ça veut dire humiliation… Et rien d’autre !

Pourquoi je redoute tant Sophie ? Il faut que je vous ramène à l’année dernière. Mon maitre du CM1 a une fâcheuse tendance à me demander le bout de mes doigts quand je bavarde, à tort et à travers d’après lui, et sur mes doigts, il tape avec sa règle en fer. Et ça fait très mal !

Mais un matin, j’exaspère tant mon maître qu’il m’envoie chez le directeur.

Me voilà arrivée devant sa porte. J’ai peur mais je frappe quand même à la porte. Le directeur me dit d’entrer.

Je m’exécute.

Il me demande pourquoi je viens le voir.

Je lui explique que c’est mon maître qui me l’a demandé.

Il pense que j’ai fait une bêtise et je lui réponds que j’ai bavardé avec mon camarade qui est à côté de moi.

Les élèves de CM2 rient tous, certains sous cape, d’autres ouvertement, mais ils rient tous ! C’est la honte… C’est terrible…

Le directeur me dit de m’approcher et me pose la question suivante :

« Vois-tu cette baguette sur mon bureau ?

– Oui, Monsieur.

– Cette baguette se prénomme Sophie, son nom vient du grec Sophia. Tu connais ce mot ?

– Non, Monsieur.

– Sophia veut dire Sagesse. Si tu ne veux pas être sage en classe, Sophie t’apprendra à rester sage. »

Et le directeur fouette l’air avec Sophie. Je suis terrorisée. Je suis persuadée que Sophie va s’abattre sur mes fesses, vu l’air menaçant du directeur.

« Mais, vois-tu, comme c’est la première fois que tu viens dans ma classe, je te donne une chance. Tu n’en auras qu’une. La prochaine fois, c’est Sophie qui s’occupera de toi. Tu as bien compris ?

– Oui, Monsieur.

– Va au coin, celui derrière le tableau noir. Je ne veux pas t’entendre ni te voir.»

Voilà comment j’ai fait la connaissance de Sophie. Ce fut la seule et unique fois où je me suis rendue dans la classe du directeur. Et aujourd’hui, je rentre au CM2, la classe du directeur…

C’est l’heure de partir, je m’accroche à la main de ma mère qui m’entraîne à l’école comme on emmène un condamné au bûcher. Par exception, elle emmène mes sœurs dans leurs écoles respectives puis elle m’accompagne dans la cour de l’école.

Habituellement, je m’arrange toujours pour me mettre dans le premier rang, car je suis toute petite et je ne vois jamais ce qui se passe, qui est là, qui va dans quelle classe… Aujourd’hui, je me fonds dans la masse, et reste le plus loin possible du devant de la scène.

Mes amies sont appelées, se dirigent gaiement tout en pépiant vers le directeur. Mais elles n’ont jamais entendu parler de Sophie, et moi, je me suis bien gardée de dire ce qui s’était passé ce jour là dans la classe du directeur. C’était bien trop dur d’en parler !

IL m’appelle. Je ne réponds pas. Au contraire, je m’accroupis pour qu’il ne me voit pas. Ma mère sourit devant mon entêtement mais elle m’attrape la main. IL m’appelle pour la deuxième fois et là, ma mère réponds pour moi : « présente » en levant ma main. Puis elle me pousse jusqu’à ce que j’arrive devant le premier rang, face à LUI.

J’ai envie d’aller aux toilettes. Je me sens vraiment mal. Ma mère me dit : « vas-y, tu verras, tout va bien se passer ! ». Je rentre dans le rang, tête baissée, désespérée.

Le directeur nous fait entrer dans sa classe, et nous impose notre place. Je me retrouve à côté d’un garçon, je ne risque donc pas de bavarder… Sophie est là, à la même place où je l’ai vue la dernière fois. Puis IL commence à parler.

« Bonjour, les enfants ! Je vois que certains d’entre vous qui connaissent déjà Sophie la regarde d’un œil mauvais. Je vais vous mettre dans la confidence, mais attention, je vous demande de garder le secret… Sinon, Sophie s’occupera de vous !

Voilà, Sophie (il la montre à tous les élèves) n’a jamais botté le derrière d’un élève, quand bien même cela l’aurait démangée ! Je ne fais que menacer avec, et c’est très efficace. Par contre, quand un petit vient dans cette classe, je vous demande de ne pas le lui révéler. Vous êtes grand, vous pouvez comprendre ! Je compte sur vous ! ».

Après ce discours, je commence à me détendre un peu. Bizarrement, je n’ai plus mal au ventre mais reste une sourde inquiétude vis-à-vis de cet objet.

J’apprendrai au cours de l’année à apprécier ce maître qui de féroce n’en avait que l’air. Aucun d’entre nous n’a été puni, si ce n’est parfois de récréation quand on se comportait vraiment mal. Non, non, pas de mise au coin, nous étions désormais des grands, et l’on ne punit pas les grands comme l’on punit les petits.

De ce maître, j’ai gardé sa gentillesse et sa compréhension, ainsi que la phrase de morale que nous devions apprendre par cœur et qui changeait tous les jours.

Mais, tout de même, quelle rentrée !!

Quel temps fait-il chez moi ?

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