Vous étiez au bord d’une rivière…


Vous étiez au bord d’une rivière, vêtu tout en blanc, avec une seule rose rouge dans la main. J’ai ressenti des vibrations inhabituelles autour de vous…

Quelque chose comme de la magie émanait de vous, quelque chose de doux et de puissant à la fois. Cette rose, vous la teniez à l’envers, comme si vous vous apprêtiez à la jeter dans l’eau bouillonnante.

Il me semblait voir perler une larme au coin de votre œil, un diamant d’une pureté incomparable. Ma respiration s’est peu à peu ralentie, je m’aperçus que le temps se ralentissait au fur et à mesure que je vous observais. Mon cœur battait un peu plus fort, un peu plus vite à chaque inspiration.

Vous fîtes un pas, mais non, vous restiez sur place, les yeux perdus dans la joyeuseté de l’eau vive. Contre toute attente, vous avez levé les yeux au ciel, l’implorant comme une madone le ferait. Puis d’un geste brusque, vous reculâtes.

Étrange tout cela… Vous sembliez une biche aux abois, prête à fuir au moindre bruit, au moindre mouvement. Tout mon corps se statufia sur l’instant. Je ne voulais pas être aperçue.

A nouveau, vous avanciez d’un pas le long de la berge cette fois. De nouveau, je ressentis ces mystérieuses vibrations. Il me semblait vous voir psalmodier tout en agitant avec douceur la fleur de l’amour.

A qui parliez-vous ainsi, avec votre cœur, certain d’être absolument seul, avec cette volonté de solitude aussi ?

Que faisiez-vous là ? A cette heure-là de la journée ? Bientôt le soleil se coucherait, bientôt il serait l’heure des moustiques qui me dévoreraient avec grand appétit. Bientôt il me faudrait rentrer.

Oserais-je vous aborder ? Oserais-je seulement vous signifier ma présence ? Mon cœur parlerait à votre cœur, dans un étrange ballet comme eux seuls savent le faire.

Que dis-je ? Mon cœur ? Votre cœur ?

Non…

Mon âme et votre âme sont liées à jamais. Vous le saviez avant.

Vous le saviez…

Défi 213 de Colette


En toute simplicité ma joyeuse Colette chez les croqueurs de mots qui nous demande de compléter son quatrain sur novembre.

Novembre a ses charmes

Novembre a ses larmes

Son décor fait rêver

Son refrain fait pleurer

.

Les feuilles multicolores

Une à une tombent par-terre

Je marche dedans ce trésor

au risque de cogner une pierre

.

Le froid marque l’absence

Et je pleure ta présence

Et alors je me souviens

Que bientôt tu t’en reviens

.

Que bientôt tu me reviens…

Ta bibliothèque et tes tasses


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Me voilà chez toi, dans ta bibliothèque. Mon cœur est aussi vide qu’il y a de livres ici. Tu es parti chercher cahiers, bloc-notes et crayons tout en me proposant du café ou bien du thé, comme je le désire. Bien entendu, ce sera du café. Je suis en panne de thé en ce moment.

Je profite de ton absence pour chercher des mots qui pourraient te plaire, qui pourraient aussi te faire comprendre tout ce que je ressens. Oui, nous avons du travail. Oui, c’est avec plaisir que je viens ici, chez toi, pour le faire avec toi. Mais c’est surtout parce que j’ai envie d’être avec toi.

J’ai bien essayé de te le faire comprendre. C’est beau l’amitié entre un homme et une femme, ne cesses-tu de me dire. Soupir… Peut-être as-tu compris que je te parlais d’amour, finalement.

C’est la première fois que je viens chez toi. Tout me parle de toi, là où mes yeux se posent, l’odeur douce d’un encens, le verre de la table qui brille et éclaire la pièce. Et la lumière que laisse passer la fenêtre donne une ambiance chaleureuse et feutrée.

Je n’ai guère envie d’écrire ce documentaire avec toi, parce que j’ai bien peur que ce soit la seule et unique fois que je pénètre chez toi.En fait, j’ai peur que ce projet que nous venons finaliser ici soit le début de la fin de notre parcours ensemble. Car après, qui peut dire avec certitude qu’il y aura d’autres textes à écrire avec toi ?

Oh tu peux bien me raconter qu’il y en aura d’autres, et que tu as tout plein d’idées et que… et que… Je ne connais pas le futur. Et en fait, il m’importe peu si ce n’est pas avec toi !!

Tu arrives avec un plateau où fume une cafetière, et où deux tasses sont posées l’une en face de l’autre. Deux tasses en forme de cœur qui s’imbriquent l’une dans l’autre. Je lève un sourcil étonné. Mais à peine as-tu posé ton plateau que déjà tu t’approches de moi et me dis : « Veux-tu que nous écrivions encore et encore ? Veux-tu aligner des mots jusqu’à  l’infini avec moi ? Veux-tu que nous avancions ensemble pour un instant d’éternité ? »

Jeudi poésie du 29 novembre 2018


Thème donné par les Croqueurs de mots : Beauté de la nature.

 

L'on passe souvent sans la regarder
Elle, la merveille d'entre les merveilles !
L'on passe en oubliant de toujours la garder
Près des yeux et des cœurs qui s'émerveillent
.

Elle s'éclaire dans un rayon de soleil
Elle nous interpelle comme elle le peut
Elle nous prie même dans son sommeil
Mais elle ne fait pas comme elle le veut
.
Une brise légère, caresse sur la joue
La nature, tellement plus qu'un bijou
Toujours la même, toujours changeante
Un peu comme nous, parfois dérangeante
.

Un arc-en-ciel qui nous fait sourire
Tellement précieux, mieux qu'un trésor
Dame Nature, si parfaite, pas un décor
Se fondre en elle et enfin pouvoir rire


.




Mais où es-tu ?


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L’amour toujours revient dans nos vies, l’amour est- toujours là même quand on ne le voit pas. 

Pourtant tu n’es pas là. Où es-tu, toi que je cherche depuis si longtemps ? Pourquoi te tais-tu ?

Je ne te vois pas, je ne t’entends pas. Je tends l’oreille mais pas de rire. J’ouvre grand mes yeux mais pas de sourire. Je tends la main mais ne trouve pas la tienne.

Tu es sûrement quelque part, dans un là-bas que je ne connais pas et où tu dois te trouver bien. J’ai regardé attentivement la mappemonde mais je n’ai pas trouvé cet ailleurs où tu demeures. 

Autour de moi, pas d’herbe verte mais une mer démontée. Pas de ciel bleu, mais de ternes nuages gris éblouissants. Pas de soleil, juste le froid qui m’éclabousse et me laisse transie.

Et l’on me dit : « Confiance ! Il n’est pas loin, tu vas le trouver bientôt, celui pour qui ton cœur veut battre encore et encore et plus fort encore ! »

Mais ?

Il est où ?

Atelier 79 de Ghislaine


Atelier n° 79

Ghislaine nous a demandé de prendre notre clavier pour écrire quelques mots. Comme si j’en avais le temps ! Bon, ok, j’en ai l’envie…

Du coup, me voilà devant mon écran, un peu plus rempli qu’une feuille blanche, mais tout de même, on ne lit pas grand-chose ! Pour tout vous dire, je n’ai même pas de jeux ouverts quelque part sur mon pc… Tiens ça me fait penser à la musique du film, vous savez, jeux interdits… Qu’il était triste ce film !

En fait, je suis tellement énervée que je ne sais pas du tout ce que ce texte va donner. Bref, il faudrait que je me calme un peu, que je pense zen, tranquille, chocolat…

Quoi ? Qui a prononcé ce terme qui ne doit pas exister ? Cette saveur si onctueusement addictive ?

Détends-toi, me dis-je, tout va bien se passer !

Et bien non, ma chère Ghislaine, ce texte est d’une épouvantable « tristitude », et je suis bien désolée de n’avoir que celui-là à t’offrir en partage de tes 8 mots. Me pardonneras-tu ?

Colère et tempête


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La colère qui gronde, la tempête qui se dessine

Peu importe le moment, les deux se devinent

A toi d’être attentif et à toi de le découvrir

A moi d’être calme et peut-être même d’en rire

.

La gentillesse n’est pas synonyme de faiblesse

C’est une grande qualité qui à tous se donne

Il ne s’agit pas de se dire je te pardonne

Mais pas non plus de se tenir en laisse

.

La colère parce qu’on manque de liberté !

La tempête parce qu’où est notre fraternité ?

Car de tout temps on a prôné l’égalité

Mais aujourd’hui où est-elle en réalité ?

Le bruit du silence


C’est un peu magique, ce bruit du silence. On met des boules Quiès dans les oreilles, et déjà le monde devient plus lointain. Et pourtant le présent est plus intense. Et l’on entend des choses qui ne s’entendent pas dans le bruit quotidien. C’est un silence un peu émouvant quand on ne s’y attend pas, un silence-émerveillement. Oh, j’ai même envie de dire que c’est un silence éblouissant de lumière.

Le silence fait du bruit. Parfois même, il crie, et fort en plus ! A faire mal aux oreilles… A en crever les tympans ! Je n’aime pas ce genre de silence-souffrance.

C’est original me direz-vous, le silence, c’est un monde sans bruit. Et bien non, je ne trouve pas moi. Le silence, c’est quand moi je me tais. Quand moi je ne fais plus de bruit. Et mon silence rend le monde davantage bruyant. 

C’est comme dessiner le vent. Tout aussi étrange, ça ! Mais pourtant, le vent existe, donc on peut le dessiner. Le silence aussi existe. Je suis sûre qu’on peut aussi le dessiner. Ah si seulement je savais dessiner… Je vous ferai un beau silence, tout rempli d’amour, un silence-compassion et aussi un silence-guérison.

Atelier n°77 de Ghislaine


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Atelier n°77

Juste avant son départ, ô comme cela me coûte encore de le dire, ta sœur m’avait laissé son petit chat, Madison, à la maison. Elle m’avait dit qu’il était doux et très affectueux, et que je n’aurai aucun souci avec lui. Certes Madison est aujourd’hui tendre et câlin, mais ce qu’elle m’avait caché, c’est qu’il était aussi très méfiant !

Il m’avait fallu du temps pour apprivoiser le minou, pour le mettre en confiance. Il daignait tout juste sortir du dessous du canapé pour aller manger et faire ses besoins. Et ça a duré pendant plus d’un mois. Quand je rentrais, le papier peint du couloir était déchiré. Bon d’accord, il avait fait son temps, mais quand même, je n’avais pas prévu de le changer aussi tôt. Un soir, j’ai même eu la désagréable surprise de trouver une crotte sur le paillasson de l’entrée ! Que de bêtises faites en seulement quelques heures ! Mais dès que je mettais la clé dans la serrure, Madison disparaissait inexorablement sous le canapé…

Mais à présent, tout va beaucoup mieux. Il vient s’asseoir près de moi, l’air un peu interrogateur. Si je regarde la télé, son regard va de la télé à moi, puis de nouveau à la télé : il a l’air de se demander si je ne suis pas un peu bizarre de regarder une boite à images et à son. Parfois, il se roule en boule à côté de moi, pour nous tenir chaud. Ou peut-être parce qu’il a besoin d’un peu de réconfort ? Peut-être ta sœur lui manque-t-elle, à lui aussi ?

Ma vie a changé depuis qu’il est là. Impossible de tricoter tranquille ! Non, la pelote, les aiguilles, tout cela est fort intéressant et il saute sur la laine, sur les mailles… Je crois qu’il pense que je m’amuse moi aussi ! Alors je suis désolée, mais je ne crois pas que je pourrais finir le pull que tu m’as demandé pour Noël, mon fils chéri.

J’aime la présence et la vie que Madison met dans la maison, et dans ma vie aussi. Je me suis habituée à lui, à ses poils qu’il met partout, jusque dans mon lit ! Quel canaillou ! Il sait bien pourtant qu’il n’a pas le droit d’aller dedans, mais comme on dit : quand le chat n’est pas là, les souris dansent !

Tous les jours, je pense à elle quand je regarde son chat. Et je me dis que j’aurais tellement préféré que ce soit elle qui soit là, à mes côtés, à m’embêter avec ses histoires de mandalas, de naturopathe, de… En vrai, elle ne m’embêtait pas, mais j’ai toujours aimé la taquiner avec sa formation de coach en art-thérapie ! Et puis quelle drôle d’idée d’appeler son chat d’un nom de danse ! Elle disait que c’était le chat lui-même qui avait choisi son nom, comment croire une chose pareille ! Enfin, ça c’était avant. Car je vois bien que ce petit chat de 3 kg 650 comprend tout ce que je lui dis. Et quand je suis trop triste, il vient s’allonger près de moi, et pose sa patte sur ma cuisse, l’air de dire que tout ira bien et que ta sœur est bien, là où elle est, et qu’elle nous aime toujours.

Tous les jours, je me dis que grâce à Madison, j’ai encore un petit bout d’elle avec moi. Mon amour pour elle est tout entier dans mon coeur, il ne peut pas disparaître. Jamais ! Six mois qu’elle est partie, pour toujours, vaincue par ce foutu crabe qui a eu sa peau !

Six mois, et c’est encore hier.

Mon coeur de mère n’accepte pas. Il ne peut pas accepter.

J’aurais tellement préféré qu’il me prenne à sa place, qu’elle ne souffre pas, ni qu’elle soit si fatiguée.

J’aurais tellement préféré que ce soit moi.

Mon coeur de mère te dit de prendre soin de toi, mon fils chéri, car je n’ai plus que toi. Et Madison.

Je vous aime tellement.

Je vous aime. Tendrement. Follement.

Inconditionnellement.

Pour toujours

06/11/2018

Journal intime de Mariessourire

Le temps file


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Le temps file.

Inexorablement.

Incroyablement rapidement…

Le temps file et rien ne l’arrête.

Aujourd’hui est déjà hier.

Et après-demain n’est plus qu’un souvenir.

 

Le temps file et la vie défile.

Les premiers cheveux blancs sont déjà estompés par les rides.

L’enfant qu’on portait, un adulte qui fait son chemin.

Douceur de vivre

Tendresse du temps qui passe

Illusion d’éternité

Soupçon de vérité

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Quel temps fait-il chez moi ?

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