il ne fallait pas manquer ça !


DSC_0280Port d’Audenge, jeudi 21 Octobre 2010

A-t-on toujours besoin de mots ?

Sacrée pendaison de crémaillère !


Te voilà te faufilant entre des grappes de spécimens qui, en vrais pros des vernissages, cocktails et autres show-cases, squattent le milieu de la pièce, des petits groupes de trois à cinq personnes qui rient d’un rien tout en buvant une « coupette de champ » et qui picorent mine de rien le buffet mis à disposition.

Cette pendaison de crémaillère ressemble à s’y méprendre à un évènement mondain au vu du nombre de personnes présentes, et ta Maëva semble être plus qu’à son aise. Comment imaginer que ce petit bout de femme deviendrait celle que tu vois en ce moment ? Elle était née hier et là voilà menant sa vie, comme une adulte qu’elle est devenue…

« Oups ! Pardonnez-moi, Monsieur… Monsieur ? »

Et en plus, cette jeune personne qui vient de te marcher sur les pieds n’a aucune idée de ton identité. D’ailleurs, toi non plus, tu ne l’as jamais vu.

« Adrien, je suis Adrien, le père de notre hôtesse.

– Enchantée ! Je suis Jonathan, le … un ami de Maëva.

– Un ami ?

– Oui. Excusez-moi, je vois Charlotte qui m’appelle. Bonne soirée, Monsieur ! ».

Attends, ce Jonathan… Il a hésité avant de dire un ami où j’ai rêvé ? Qui est-il vraiment ? Et impossible de parler à Maëva qui se démène pour que chacun passe une excellente soirée. Elle se débrouille vraiment comme un chef !

Tu n’arrives pas à te faire à l’idée qu’elle n’a plus besoin de toi, en fait.

Mais si ! Elle aura toujours besoin de moi, ma petite fée. Je suis son père et pour toute sa vie, pour toute ma vie. On a toujours besoin de son père, toujours…

Oui, bien entendu, tu es son père jusqu’à la fin de l’éternité si ça peut te faire plaisir. Mais ta Maëva est en âge de prendre ses décisions elle-même. As-tu remarqué comme elle rayonnait au bras de Lauranne ? Elle est belle, elle est jeune, elle a toute sa vie devant elle. Et toi, au fond de toi, tu te plains comme un petit enfant à qui on a enlevé son jouet, tu te sens inutile, comme si ta vie se terminait au moment précis où la crémaillère était pendue.

Arrête de me parler comme ça, c’est faux ce que tu dis ! Je suis fier d’avoir réussi ma mission de père : elle est sortie du nid ; elle prend son envol. J’ai juste peur qu’elle chute avant d’avoir déployé ses ailes, mais je ne doute pas qu’elle vole parce que toute sa vie durant, j’ai été là pour lui apprendre à voler toute seule. Cette crémaillère, c’est le symbole de son envol pour sa vie à elle, et non pas le symbole de sa désertion dans ma vie à moi !

Je ne peux m’empêcher de sourire quand je t’entends parler comme ça. Tu te mens à toi-même sous couvert d’avoir été le meilleur des pères possibles.

Je n’ai pas dit ça non plus ! J’ai fait du mieux que j’ai pu, et crois-moi, je continuerai encore à chaque fois qu’elle m’appellera, et qu’elle soit en couple ou non n’y changera rien. Elle a choisi sa vie, voilà tout. Je ne voyais sa vie comme ça, avec une femme, très charmante au demeurant et qui aime d’un amour fou ma fille bien-aimée. Que de difficultés à affronter encore devant elles ?

« Papa ? Je voudrais te présenter quelqu’un ! Voilà, c’est Jonathan, tu sais, je t’en avais déjà parlé !

– On s’est rencontrés tout à l’heure ! (Jonathan rougit). Tu m’as parlé de lui ? Quand donc ? Je ne m’en souviens pas !

– Oui, tu sais, pour notre projet à Nanette et moi !

– Pardonne-moi, mais là, je dois être fatigué, je ne vois pas bien.

– Ce n’est pas grave, on en reparlera plus tard ! »

Oh pétard ! LE Projet ! Ça y est, ça me revient ! Un enfant… Je ne savais pas que c’était si pressé que cela ! Je l’avais complètement oublié, ce projet. Occulté même ! Et ce Jonathan serait le géniteur ?

Comme d’habitude ! Tout ce qui ne te plait pas, tu le mets bien précieusement dans les oubliettes de ton cerveau. C’est incroyable, ça ! Cela fait cinq ans qu’elles se fréquentent, un an qu’elles t’en parlent et aujourd’hui elles officialisent leur union. Crois-moi, ça a été dur pour ta fille d’organiser tout ça, même s’il n’y a ce soir que les plus proches des unes et des autres. Et toi, qu’as-tu fait pour l’aider, ta Maëva ? Rien ! Enfin, si, lui mettre des bâtons dans les roues, toujours être négatif : vous ne trouverez pas de bailleur qui louera un appart à deux filles, etc. Tu veux que je te rappelle tout ce que tu n’as pas fait, ces six derniers mois ?

Oh ça va ! Pas besoin d’en rajouter ! Si tu savais comme je m’en veux !

Culpabilise si tu veux, si tu crois que ça va changer les choses. Je ne sais plus quoi faire de toi ! Je crois que je vais baisser les bras. Je vais lui demander ma mutation.

A qui veux-tu demander ta mutation ? Ne me raconte pas encore ton histoire d’ange-gardien. Ce soir, j’ai ma dose !

Tu sais très bien à qui je vais la demander : à celui qui m’a envoyé pour te guider. J’avoue ma défaite, tu es un cas incurable. Que ton démon-chaîne t’emmène sur ses sentiers sinueux et souffreteux. Je te laisse, tu es à lui à présent.

Ne fais pas ça ! Ne me laisse pas, pas maintenant ! Je te promets, je vais t’écouter, je vais suivre aveuglément tout ce que tu me diras mais ne pars pas ! Ne me laisse pas à cet autre qui a mauvaise haleine !

Encore des promesses, toujours des promesses. Soit. Je te laisse une dernière chance. Mais n’oublie pas que tu as à chaque instant ton libre-arbitre sur ta vie, tout comme ta fille…

Pénurie !


« Il était un temps que je ne te souhaite pas de vivre, ma petite fille, un temps où tout était plus que difficile, un temps où la guerre faisait rage et où l’on ne trouvait guère de quoi manger ».

Emma sourit. Comme d’habitude, Bonne-Maman repart dans ses souvenirs dès qu’on prononce le mot pénurie. A peine ce mot évoqué, là voilà partie remplir ses placards au cas où la pénurie se ferait plus dense.

« Les pommes de terre, on n’en trouvait plus. On avait le choix entre topinambour et topinambour ; et pour le café, c’était de la chicorée et encore, pour les plus chanceux ».

A la télé, le JT n’en finit plus de ses mauvaises nouvelles, à croire que les journalistes ne connaissent que les mots crise, grève, manque, escargot, manifestations…

Et à chaque fois, Bonne-Maman s’inquiète pour le futur, stocke le riz, la farine, le sucre et bien entendu le café en cas de vaches maigres, comme elle dit.

Les vaches maigres, c’est une expression parlante, on voit bien les cotes des vaches saillir de leur ventre qui n’existe plus, pour cause d’herbes inexistantes à ruminer.

Bonne-Maman s’inquiète pour mon placard également ; cela me fait sourire. Mais je n’avouerai pas mon angoisse à l’idée de trouver la station-service vide demain matin, quand je devrai faire le plein de la voiture. Comment aller travailler sans voiture aujourd’hui ? Comment vivre s’il y a pénurie ?

Moi qui n’arrête pas de dire : « à chaque jour suffit sa peine » et « demain se souciera de lui-même », je dois bien le dire, tout cela commence à me travailler.

Car dans notre société de consommation, le vide n’a pas le droit d’exister et tout manque doit être comblé. Que de pressions !

Et si Bonne-Maman avait raison ?

un ailleurs là-bas


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chercher un ailleurs là-bas
et meilleur,  ça n’existe pas
vivre ici et aujourd’hui la vie
voilà tu viens et tu souris…

le là-bas n’est autre que le coeur
celui par qui vient tout bonheur
peu importe l’herbe dans le pré
si tu te sens tendrement aimé

oublie ce ici devenu tragique
reviens à ce qui te tiens en vie
voilà qu’ici devient magique
raconte encore ce là-bas d’ici

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Aujourd’hui, c’est un jour spécial !


Tout à l’heure, à 18h20, cela fera 15 ans que tu as ouvert tes yeux dans ce monde, des yeux tout étonnés ; tu as inspiré ton premier bol d’air et tu as poussé ton premier cri.

 

Tu ne m’en veux pas pour ton gâteau d’anniversaire ? Tu passeras me voir, quand tu auras lu ce billet, c’est pour une surprise !!

Il est une information plus que nécessaire qu’il faut que tu saches :

et aussi :

 

 

et pour me faire pardonner de ce gâteau hm hm au chocolat :

BON ET HEUREUX ANNIVERSAIRE MON FILS CHERI !

Le port de Biganos à marée basse


A la demande générale de Viviane, voici donc quelques photos du port à marée basse pour que vous puissiez faire la différence entre une grande marée et un port à l’état « normal ».

Donnez-moi quelques instants que je recherche dans mes archives. Voyons… Ah, là, j’ai un dossier photo : « port à marée basse ». Voyons…

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Ouh là !! C’est bien un port à marée basse, mais c’est celui de La Teste. Je vous en parlerai une autre fois de celui-là.

Ah, je crois bien que je l’ai trouvé ! Voyons un peu… Oui, c’est bien celui-là ! Je vous mets la photo à marée basse puis, pour rappel, celle prise lors de la grande marée.

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Là, c’est encore plus impressionnant, non ?

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Vous tenez le coup ? Votre coeur ne va pas chavirer ? On continue alors !

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Et pour le fond du port, vous vous rappelez ? La pinasse sur le parking ?

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Vous comprenez ce qui m’a frappé ce jour-là, ce vendredi 8 Octobre 2010 ? Oui, Marion, Biganos a beau être dans les bois, avoir ses ports dans la campagne, elle reste soumise à l’océan qui n’est pas si loin que ça, finalement.

Parce que la nature a toujours le dernier mot, elle aura la dernière image.

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aimer


aimer
c’est avoir le coeur léger
mais rempli d’espérance
un coeur qui bat fort
et nous enlève les mots de la bouche

aimer
c’est attendre
impatiemment son retour,
l’éternité n’étant rien
à côté de cette attente

aimer
c’est retrouver la flamme
dans son regard et son sourire
c’est violent et doux à la fois
un vrai moteur dans la vie

aimer
c’est y croire
encore et encore
devenir deux
en étant un

aimer
c’est
il n’y a pas de mots
c’est juste un coeur
qui s’exprime et qui vit

un futur devient présent…


 

 

savourer l’instant présent,
ni regret ni remord au passé
vivre sous un soleil chauffant
les ardeurs d’un coeur aimé
peu importe l’éblouissement
un futur devient présent…

la dernière lettre


Mes chers enfants, mon tendre et cher mari,

Je vais commencer cette lettre par une histoire, une histoire vraie, une histoire qui dit en entier l’histoire, sans mettre de côté la vérité.

C’est l’histoire de Jeannot, le fils de Lolotte, celle qui a enfanté sans jamais donner le nom du père. Vous savez, Jeannot, celui qui habitait la dernière maison du village, la plus isolée. Jeannot, un homme de peu, avait bien eu du mal à avancer dans la vie. Tout était plus difficile pour lui, parce qu’il était le « fils à Lolotte » comme on disait dans le pays. Où qu’il aille, il était reconnu. Non pas qu’il était mal habillé ou sale, non plus qu’il ne savait pas se tenir, mais il était connu comme le loup blanc, comme si son « non-nom » était inscrit sur son front en lettres lumineuses. C’était un infatigable travailleur qui gagnait à la sueur de son front chaque sou qu’il possédait. On ne l’avait jamais vu boire ni jouer et encore moins courir la gueuse ! Les gens du coin pensaient qu’il cachait bien son jeu, qu’il ne pouvait pas être aussi parfait qu’il semblait l’être, surtout quand on savait d’où il venait : c’est-à-dire de nulle part !

Ah ça, on peut dire qu’il en a bavé des ronds de chapeau, cet homme-là ! A toujours devoir défendre son beefsteak, à sans arrêt se battre pour obtenir gain de cause ou simplement un toit pour dormir.

Jeannot faisait peur ! Il faisait peur parce qu’il était différent. Ce n’était pas visible au premier abord, ni même au deuxième. Il était différent parce qu’il avait un secret, et ce secret le rongeait à chaque minute de sa vie. Dans ses yeux, quand on osait le regarder bien en face, ce secret se devinait par une ombre qui passait dans son regard, une étincelle qui venait illuminer le vert-doré de ses prunelles ou par une discrète pâleur qui apparaissait et disparaissait comme par enchantement.

Lolotte n’en avait jamais rien su. Elle était morte de chagrin sitôt que son Jeannot avait quitté sa maison pour vivre sa vie. Cela aussi, il le portait dans son cœur ; il le portait sur son cœur.

Oui, cela faisait partie de son secret : son cœur battait la breloque. La seule fois où il avait franchi le seuil du cabinet, le docteur qui l’examinait avait eu un mouvement de surprise et Jeannot avait cru son secret découvert, surtout quand le médecin lui avait expliqué que son cœur fonctionnait mal.

A la lecture de ces mots, vous pensez peut-être avoir découvert son secret, n’est ce pas ? Vous pensez qu’il était mal aimé et qu’il ne savait pas aimer ? C’est bien mal le connaître.

D’ailleurs, mes chers enfants, si vous lisez cette lettre, c’est que vous êtes chez le notaire et que je ne suis plus de ce monde, tout comme Jeannot dont je vous conte son histoire, si brève soit-elle.

Oui, son cœur battait la breloque, mais il ne pouvait pas l’empêcher de battre de cette manière : parfois si lentement que le temps ralentissait au point qu’il tombait sur ses genoux, les mains sur son cœur ; d’autres fois si vite qu’il avait l’impression que son cœur voulait sortir de son corps et qu’il en devenait tout rouge.

Jeannot, c’était un bon gars, un vrai bon gars comme on n’en fait plus, comme j’aurai voulu que tu sois Antoine, comme tu as fini par devenir Marie.

Tout le monde s’est toujours demandé pourquoi vous ne vous ressembliez pas tant que ça, pourquoi le mariage avec Henri, mon cher et tendre, avait été aussi rapide… C’est que je t’attendais Marie, je t’attendais déjà. Et toi mon doux ami, le mari le plus merveilleux que je n’aurai jamais demandé à avoir, toi tu as été là pour moi à la seconde où je te l’ai demandé. Tu as été là sans jamais juger, prenant tout à ta charge, pour m’éviter le déshonneur.

Car oui, j’avais le béguin, un vrai, un grand, un incroyable béguin pour Jeannot, et c’est lui, ton père, ma belle Marie. Henri l’a toujours su, je ne le lui ai jamais caché mais Jeannot m’avait demandé de partir car si nous nous marions, c’était te priver d’une chance qu’il n’avait jamais eue : avoir un nom. Lui n’était que Jeannot, fils à Lolotte. Il a toujours veillé sur toi, de loin. Il a toujours su ce qui t’arrivait : ton mariage avec Francis, tes deux si beaux enfants, et le dernier prénom qu’il a dit avant son dernier souffle fut le tien Marie.

Antoine, ne me juge pas trop durement même si tu avais deviné. Oui, je t’ai toujours compris sans même que tu aies un mot à dire, et ce soir de Nouvel An, quand tu as aperçu Jeannot, tu as alors regardé Marie d’un œil nouveau.

Vous êtes mes deux plus beaux trésors, soyez heureux maintenant que toute la vérité a été dite. Et toi mon Henri, tu n’as plus à te tracasser, juste à veiller sur nos enfants, notre plus belle réussite. Je vous aime tous.

Tendres Baisers,

Maman.

Le quart d’heure charentais


Le quart d’heure charentais peut durer une demi-heure, je l’ai même vu vivre une petite heure. Dès qu’une personne n’est pas à l’heure, tout de suite, cette expression arrive dans la bouche d’une personne. Cela agace certains, comme Dudule qui est toujours en avance d’une demi-heure au cas où elle rencontrerait des embouteillages sur sa petite route de campagne. Cela en amuse d’autres qui, pour une fois, ne sont pas en retard, comme Kyttie qui n’en revient pas d’être enfin arrivée à l’heure !

Le souci, c’est que pour cette réunion annuelle des amis de toujours, il est de mise de toujours devoir attendre. Ceux qui le savent jouent le jeu, mais les petits nouveaux, eux, essaient de garder le sourire. C’est d’ailleurs amusant de les voir consulter à tout instant le cadran de leur montre, tout en essayant d’être le plus discret possible !

D’autres, même avec leurs efforts les plus grands, sont malgré tout en retard et ont parfois de bonnes excuses. Il est 10h15, cela fait déjà quinze minutes que la réunion aurait dû commencer, mais non, il en manque encore !

Un quart d’heure, c’est quoi au fond ? Quinze petites minutes dans une journée de 24 heures, minutes qui font que les autres font connaissance, minutes pour prendre le temps ou boire un café. Un quart d’heure de pause dans une journée. Si l’on ramène à toute une existence, ce n’est rien.

Sophie passe entre nous, un plateau à la main : « Un café ? Un jus d’orange ? Une viennoiserie ? C’est pour faire arriver plus vite les retardataires ! C’est bien connu, l’odeur de mon café est tout à fait irrésistible ! ».

Dudule hésite, mais le coin de ses lèvres se relèvent doucement : elle sourit ! Elle répond :

« Rassure-moi, c’était bien à 10h notre rendez-vous ? »

Enfin, l’on aperçoit les derniers arrivants. Mais, ô surprise, ils arrivent déguisés ! Et sur chacun de leurs tee-shirts, on peut lire : « Le quart d’heure charentais est mort. Vive le quart d’heure charentais ! »

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