Le temps des fêtes


.

Et bien voilà, nous sommes arrivés tous ensemble au bout de ce calendrier de l’Avent 2014. J’espère qu’il vous a plu de cheminer avec moi, jour après jour, au gré de mes envies, au gré des mots que j’ai déposés à votre intention.

Nous arrivons dans le temps des fêtes, comme le temps est passé vite !

J’espère que le monde est un peu plus doux et un peu plus beau pour vous en ce moment. Mais surtout, quoiqu’il arrive, je souhaite que vous n’oubliez pas que :

Les Noëls de mon enfance


SavedPicture-2014113022943.jpgC’était un noël pas blanc, jamais blanc. La neige, je crois bien que je ne l’ai jamais vue enfant si ce n’est sur les Pyrénées lors de mes deux classes de neige.

Un Noël, c’est forcément un Noël de couleurs, oui, les Noëls de mon enfance resteront pour moi ceux de la couleur avant tout. La première qui me vient, c’est le rouge associé à l’or. Le sapin est mis dans le salon. Petite, c’est à mes parents de le monter, car il est en plastique. Parfois, ce fut un véritable sapin. Oups, pardon, un pin ! C’était la cime d’un pin, et ça sentait la forêt. Il était toujours vert. Je ne comprenais pas pourquoi on disait que ses aiguilles étaient des feuilles, parce que si c’était des feuilles, elles seraient toutes douces et elles mourraient en virevoltant, portée par le vent. Je passais et repassais devant lui, je humais cette bonne odeur. Je ne pouvais m’empêcher de le toucher, son tronc, ses aiguilles. Il me fascinait, ce pin.

« Arrête de le caresser toutes les deux minutes, tu vas finir par faire tomber toutes ses aiguilles !! ». Mais c’était plus fort que moi.

Une fois le sapin installé en bonne place, on mettait le papier « aux étoiles » à ses pieds et on y installait la crèche. Ah, la crèche… Mon père en fabriqua une avec des tasseaux et des allumettes. Nous, pendant ce temps, avions cherché de la mousse pour la mettre sur le toit, et du foin, enfin de l’herbe séchée, pour mettre sur le grenier (je ne connais pas le mot !) au-dessus des bêtes. Enfin, c’était à nous de poser les santons, l’âne et le bœuf. Les rois mages étaient loin du sapin, ils avaient de la route à faire puisqu’ils n’arriveraient qu’après Noël.

Quand la crèche était finie, on passait à la décoration du sapin : les guirlandes toutes plus scintillantes les unes que les autres, les boules, et surtout l’étoile tout en haut du sapin. C’était le plus dur, car l’étoile ne voulait pas rester bien droite quand ce n’était pas le sapin qui ployait sous son poids…

Et une année, mon père a sorti quelque chose de plutôt laid d’une boite toute neuve. Il nous a demandé d’attendre avant de décorer le sapin car il voulait mettre ce fil électrique sur les branches. J’étais très sceptique sur le bon goût de mon père, même s’il y avait des petites boules en verre sur ce fil vert, mais en fille obéissante, je l’ai regardé installer la chose.

Puis il nous a demandé d’éteindre le lustre pendant qu’il branchait la chose. Et cette chose si laide est devenue féérique, les couleurs clignotaient, le sapin s’illuminait… C’était de la magie pure !! Quel bonheur que de voir ce sapin clignoter et mettre des couleurs tout partout dans le salon !

IMG_3589

Le sapin terminé, il nous fallait attendre. Quand je rentrais de l’école, j’aimais le voir s’allumer. Il faisait vibrer la maison. L’ambiance était vraiment différente. C’était l’ambiance de Noël, c’était l’ambiance pour les enfants. J’avais l’impression que lorsque la ville comme la maison était toute illuminée, c’était parce qu’on se mettait à l’heure des enfants.

Je me souviens d’un Noël dans les Vosges particulièrement. Les Noëls vosgiens, ça voulait dire voir toute la famille, même les sœurs de Grand-Papa que je ne voyais qu’à cette occasion. Le frère de Mamie, Tonton Charlot, je le voyais chaque fois qu’on partait en vacances chez eux, mais jamais mes grandes-tantes. D’ailleurs, c’étaient des grandes femmes qui m’impressionnaient, je dois bien le dire.

Cette année là, Mamie est venue me voir en me tendant un petit bonhomme fait dans une pâte que je ne connaissais pas. Elle me dit :

« Sais-tu qui c’est ?

– Non, je ne sais pas ! Et je ne sais pas ce que c’est non plus comme gâteau !

– C’est du pain d’épices, et le bonhomme, c’est Saint Nicolas. Tu le connais ?

– Ben… Euh..

– C’est Saint Nicolas, c’est lui qui amène les jouets aux enfants bien sages. Mais s’ils n’ont pas été sages, c’est le Père Fouettard qui vient, et avec son martinet ! Au fait, as-tu fait ta lettre au Père Noël ? »

– Oui, Mamie. Tu veux la voir ? »

cher pere noel

Quand arrive le jour du 24 Décembre, l’ambiance est électrique, survoltée même. Dans la cuisine, c’est une véritable fourmilière. Des tas de bonnes odeurs arrivent à mon nez. La bûche au chocolat est un gâteau roulé avec une crème au beurre. Avec le temps, elle sera au café, parfum préféré de la famille pour certains, et il y en aura une deuxième à la vanille, pour les irréductibles, mais toujours, toujours avec un nappage au chocolat. Je mets sur la bûche des petits sapins, des scies, des champignons. J’en mets tout partout parce que j’aime en avoir sur ma part, pour avoir le plaisir de lécher les figurines. Parfois, avec une fourchette, je fais genre « c’est une vraie bûche de bois, avec de l’écorce », Maman me dit que c’est beau sûrement pour me faire plaisir !!

La dinde est mise au four, ou le chapon, selon les années, selon le nombre de convives. Enfin arrive le moment de l’ouverture des huîtres. Je regarde mon père les ouvrir, avec les hommes présents. Je regarde ces pauvres petites choses ouvertes, je les plains. Je découvre même avec horreur que c’est vivant, que ça palpite encore et que c’est comme ça qu’on va les manger… Pardon, qu’ils vont les manger, parce que ça, pour moi, ça n’est jamais passé, et ça ne passera jamais !

Arrive le moment de mettre la table. Chacun fait quelque chose : la nappe, la belle nappe blanche ou rouge avec des étoiles blanches. La belle vaisselle est sortie, les couverts aussi. Puis sur le chemin de table, on pose les décorations, des perles, des bougies, des guirlandes. Sur le lustre, s’envolent des anges vers le ciel, anges qui nous regardent. Pour le plaisir, avant l’heure, on éteint la lampe et on allume bougies et sapins. La maison en est toute changée. C’est du plaisir à l’état pur.

Après la messe, nous pouvons rentrer à la maison. Parfois le Père Noël est passé, ce qui me ravit. Mais parfois aussi, nous n’allons pas à la messe qui est trop tardive et là, le Père Noël doit le savoir car il ne vient pas.

Nous passons à table. Le repas passe lentement, on prend le temps de parler tous ensemble, de rire. On met de côté ce qui ne va pas pour profiter de ce moment qui ne dure pas. Je trouve que ça s’éternise. Je voudrais tant que Papa Noël vienne tout de suite. Mais non, il faut aller se coucher, il passera dans la nuit. C’est qu’il est très occupé avec tous ces enfants dans le monde !

Le matin arrive, pardon, j’ai fini de dormir mais la nuit n’est pas finie. Je me lève sans faire de bruit, direction le sapin. Youpi ! Les cadeaux sont au pied du sapin !

« Maman !! Papa !! Debout !! Le Père Noël est passé !! »

Je ne suis pas la seule à être debout, mes sœurs aussi ! C’est l’effervescence ! Je tremble tant j’ai envie de savoir ce qu’il m’a apporté. J’espère que ce n’est pas une mandarine comme quand Papa et Maman étaient petits ! Non, c’est un jouet !! Ce n’est pas une Barbie, mais qu’importe, je suis tellement contente !

Le sans-abri


.

.

.

.

Un jour d’on ne sait où il est arrivé
Sur ce banc, domicile il s’est fixé
Chaque jour, il nous regardait vivre
Quand lui ne pensait qu’à survivre

Le temps s’est gâté,
La pluie s’en est mêlée,
Le froid, la neige, le gel…
Quelle douleur sous ce ciel !

Il a cherché un abri plus confortable
Lui l’oublié ne voulait plus avoir froid
Sur un pauvre carton si misérable
Il s’est couché, tout près d’un toit

Il a fermé les yeux, s’en est allé
Chercher un peu de réconfort
Il a fermé les yeux, a soupiré
Doucement s’est éteint dehors

On a juste retrouvé
Un bout d’éternité
Il nous a juste laissé
Un peu de culpabilité

Depuis ce jour-là, chaque matin,
Je ne peux m’empêcher de penser
A celui qui me tendait la main
Ne désirant qu’un peu de charité

Mon cœur souffre de son absence
Je m’étais habituée à sa présence
Aujourd’hui je prie pour lui chaque jour
Pour qu’il trouve tout là-haut de l’amour

Pardon à tous ceux qui ne pourront lire ce message, qui sont dehors dans la rue, dans le froid, sous la pluie et surtout que tout le monde oublie

Posted from WordPress for Windows Phone

Les quatre bougies de l’Avent


Quatre bougies brûlaient lentement. Il régnait un tel silence que l’on pouvait entendre leur conversation.

La première dit : « Je suis la Paix ! Cependant, personne n’arrive à me maintenir allumée… Je crois bien que je vais m’éteindre…»

Sa flamme diminua peu à peu, et disparut.

La seconde dit : « Je suis la Foi ! Mais dorénavant, le monde pense que je ne suis plus indispensable… ça n’a pas de sens que je reste allumée plus longtemps ! » Et sitôt qu’elle eut fini de parler, une brise légère souffla sur elle et l’éteignit.

La troisième bougie se manifesta à son tour : « Je suis l’Amour ! Mais je n’ai plus de force pour rester allumée. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même d’aimer ceux qui sont proches d’eux… » Et sans un bruit, elle s’effaça à son tour.

Alors entra un enfant, qui vit les trois bougies éteintes.

« Mais pourquoi avez-vous cessé de brûler ? Vous deviez rester allumées jusqu’à la fin ! »

Et une larme glissa le long de sa joue…

Alors la quatrième bougie murmura:

« N’aies pas peur. Tant que j’ai ma flamme, nous pourrons rallumer les autres bougies. Je suis l’Espérance ! »

Alors, les yeux brillants, l’enfant pris la bougie de l’Espérance et ralluma les trois autres.

Puisse l’Espérance ne jamais s’éteindre en nos cœurs et propager la joie autour de nous !

La Joie


Noël approche plus vite qu’on ne le croit. Sentez-vous cette ambiance qui change au fur et à mesure que le temps passe ? Plus que quelques jours et nous serons le jour de Noël !

Bien sûr, nous sommes encore dans le quotidien, pressés par le rythme que nous impose la société. Nous sommes fatigués, un peu pressés par les derniers préparatifs ou par le départ en vacances… Peut-être même un peu stressés aussi, non ?

Et pourtant il flotte dans l’air quelque chose qui ressemble à de la joie… Une sorte d’exaltation… Des lumières scintillent dans les rues, dans nos maisons… Et si votre cadeau du jour pour les autres étaient de leur offrir un peu de cette joie de Noël ?

Les lutins de Noël


Vous êtes-vous déjà demandé comment fait le père Noël pour savoir quels sont les enfants qui ont été sages? Grâce à l’aide de ses lutins, bien sûr! Certains lutins possèdent des aptitudes particulières et sont sélectionnés pour entrer à l’Académie des Lutins. Dans cette école extraordinaire, ils apprennent tout ce qu’un lutin doit savoir pour travailler au sein de l’équipe du père Noël.

Ainsi, dès le 1er décembre, les lutins issus de l’Académie sont envoyés dans tous les foyers où il y a des enfants. Ils se voient confier une grande mission : tenir le père Noël informé de la conduite des enfants. Bien que les lutins soient immobiles le jour, ils voient tout, même si vous ne les voyez pas.

Chaque nuit, lorsque tout le monde dort dans la maison, les lutins s’animent et prennent la route du pôle Nord pour faire part au père Noël de ce qu’ils ont observé pendant la journée. À leur retour, et avant que la maisonnée ne s’éveille, ils aiment jouer de petits tours. Il n’est pas rare que les enfants trouvent à leur réveil un biscuit à moitié grignoté ou encore les lacets de leurs souliers attachés ensemble!

La nuit du 24 décembre, Roland le renne volant rassemble tous les lutins afin qu’ils aident le père Noël pour la distribution des cadeaux. Après la grande nuit, ils demeurent au pôle Nord, jusqu’au moment de retourner dans les maisons l’année suivante.

Dispersez un peu de poudre magique à lutin et vous voilà prêts à vous laisser envahir par la magie de la légende des lutins!

http://www.legendedeslutins.com/

La bûche de Noël


Les anglais ont leur Christmas pudding, les allemands leur Stollen aux fruits confits et en France nous avons…

La bûche de Noël.

La traditionnelle bûche que l’on brûlait dans la cheminée à la veillée de Noël a été remplacée par un entremets d’imitation.

C’est une création assez récente (postérieure à 1870) des pâtissiers parisiens.
En ce temps-là, les pâtisseries de circonstance étaient généralement des brioches ou des pains aux fruits, comme la pompe provençale.

La bûche de Noël est un biscuit roulé avec une crème au beurre, au chocolat ou au moka et décoré d’une crème reproduisant les nœuds du bois…


Selon les régions de France, la bûche de Noël prend le nom de : "cosse de Nau" dans le Berry, "tronche" en Franche-Comté, "souque" en Normandie, "mouchon" en Charente…

Mais dans de nombreuses régions, la bûche laisse place à d’autres délicieux desserts…
En Alsace, la tradition veut que l’on déguste les "lebkuche", langues de pain d’épice décorées, ou les bretzels.
Dans le Bordelais, il s’agit des "coques de Nadao", pains torsadés piqués de grains d’anis.
En Provence, point de bûche non plus. Seuls les "treize desserts", symbole du Christ entouré des ses apôtres (Pommes, poires, melons d’hiver, raisins frais, nougats blanc et noir, noix,noisettes, amandes, figues sèches, cédrat confit, pompe à l’huile et raisins secs…Et la liste n’est pas restrictive…

Néanmoins la bûche a su, au fil du temps, suivre les modes et se pare aujourd’hui de coulis de fruits exotiques, de poudrages d’étoiles ou d’un coeur glacé, car il est vrai que tout le monde n’apprécie pas la crème au beurre au chocolat ou café qui la compose. Les recettes se font originales, exotiques pour notre plus grand bonheur…Elle se décline aussi désormais, en part individuelle.

trouvé sur le site de supertoinette.com

Le marché de Noël


« Ca commençait avec les sapins. En allant à l’école, un matin, nous découvrions, dressés au coin des rues, ces cachets verts qui semblaient fermer la ville comme un grand paquet de Noël, à des centaines de coins et d’angles. Mais un beau jour elle finissait par éclater et des jouets, des noix, de la paille et des décorations d’arbres de Noëls jaillissaient de ses entrailles : c’était le marché de Noël. »

Walter Benjamin

Le temps des rêves


Le temps de l’Avent, c’est aussi de le temps d’avant Noël, le temps des désirs et des souhaits, le temps des rêves beaux (et enneigés, ndlr, lol).

Pour avancer sur notre chemin, nous avons besoin de rêver, à des possibles qui pourraient se réaliser, ou pas. Rêver c’est se donner un but et se donner les moyens de le réaliser. Parfois, rêver n’est que songerie qui embellit le quotidien envahi par le terre-à-terre, la course folle contre la montre dont on ne sort jamais vainqueur, par la nostalgie du passé ou l’inquiétude du lendemain.

citation paulo coelho

Le feu des étoiles


 

 

 

 

 

 

Quand on laisse mourir le feu de Noël, il n’y a plus qu’un moyen de le rallumer. C’est d’aller chercher le feu des étoiles.

Pierre Jakez Hélias

Posted from WordPress for Windows Phone

Previous Older Entries

Quel temps fait-il chez moi ?

Follow Mariessourire essence d'émotions on WordPress.com

Des mots... des photos... mes envies... au jour le jour, voilà ce que vous trouverez dans mon espace, sans compter l'ouverture de la bibliothèque de mariessourire que vous trouverez ici : http://mariessourire3.wordpress.com/
Bonne visite !

Entrez votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 434 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :