Les Siamoises de Belleville (suite mais pas fin)


Tout aurait pu en rester là. Tout aurait dû en rester là. Vous passiez nuitamment : je ne pouvais guère m’en formaliser. Sauf que… Sauf que je crus voir double. Ce n’était pas une ombre mais deux, ou plutôt deux fois la même ombre qui me passa sous les moustaches. Vous me vîtes sans doute mais, avec la même sorte de dédain hautain ou aristocratique, vous fîtes comme si je n’existais pas, comme si j’étais une statue plantée dans le décor, négligeable.  

 .

Vous étiez bien deux, indissociables, jumelles, siamoises pour tout dire et seul l’intensité du bleu de vos regards peut vous distinguer. Encore faut-il bien vous connaître. Et je ne vous connaissais pas du tout. Dois-je remercier le Seigneur de vous avoir mis sur ma route, pour le meilleur ou pour le pire, telle est la question ?  » 

 .

Les deux sœurs eurent un sourire énigmatique que n’aurait pas renier Mona Lisa elle-même. Elles ne voyaient pas bien où Edgar voulait en en venir mais cela n’avait guère d’importance : que cet Edgar était étrange et distrayant. Il avait l’air de débarquer d’une planète lointaine et poussiéreuse mais il valait son pesant de croquettes! 


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Edgar perçut qu’elles se moquent gentiment de lui et cela accentua sa maladresse. Un instant, il se demanda s’il devait s’arrêter là et trouver un prétexte pour rentrer sous terre ou dans le premier trou de souris venu… Las, il se décida de continuer, d’aller jusqu’au bout de son calvaire, de gravir le Golgotha et boire le calice jusqu’à la lie s’il le fallait mais il en aurait le cœur net… Quitte à se couvrir de ridicule, autant être habillé pour l’hiver… 

 .

«  Autant vous dire que votre apparition ne provoqua pas la moindre émotion non plus en moi. Enfin si… non… Ce n’est pas ce que je veux dire…  Je veux simplement dire qu’à ce moment-là votre indifférence m’indifférait ou bien que j’étais aussi indifférent que vous l’étiez à mon égard. Suis-je assez clair? » 

 .

Elles ne répondirent pas  directement, trouvant un plaisir certain à le laisser « pédaler dans la Blédine  et le Kit et Kat » suivant une de leurs expressions favorites de leur crû.  Elles se contentèrent d’un vague signe de tête qui voulait tout dire et le contraire de tout. Mortifié, Edgar se lança comme s’il devait se lancer dans le vide. Certes, il retomberait toujours sur ses pattes mais dans quel état ?  

 .

«  Vous ne m’avez même pas répondu quand je vous ai salué poliment! On aurait dit que j’étais de la pâtée pour chiens à vos yeux… 

 – C’est que nous ne parlons guère aux inconnus… On est plutôt du genre à leur donner des peignées!  Pour tout dire , nous revenions d’une soirée assez agitée et nous avions d’autres chats à fouetter… Nous étions en maraude pour nous trouver un abri ou une planque pour la nuit. Nous avions autre chose de plus urgent à faire que de compter les étoiles…  

 –  Mais je contemplais la lune bosse ! A ce propos , je vous ai composé un poème pour célébrer ce moment… Voulez-vous que je vous le déclame?  

 – Non merci, sans façon. 

– On n’aurait pas un sanglier sur le feu ? » 

.

 Le bide. Le râteau. Edgar se liquéfia davantage encore s’il était possible. Il compter les épater… Il s’était pris les pattes dans le tapis ! Mais bon, une fois à bord du Titanic, autant  jouer « La marche funèbre » sur le mode mineur… Décidément ces filles étaient un cauchemar. Mais pas seulement.  

.

à suivre

Auteurs : Maître Renard et Mariessourire

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Les Siamoises de Belleville


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« J’ai une déclaration à vous faire, indiqua gravement Edgar, dans son plus soyeux costume roux, brossé avec le plus grand soin pour la circonstance. J’ai une déclaration difficile à vous faire, sans doute la plus compliquée que je n’ai jamais eu à faire jusqu’ici. Je n’ai guère l’habitude des mots.  

Vous avez beau vous-même vous gausser gentiment de moi, en faisant patte de velours, de ma bonne éducation, de ma délicatesse d’un autre temps comme vous vous plaisez à me le répéter, bref de ma maladresse, de ma timidité sans doute, de ma naïveté congénitale peut-être ; mais  ce que j’ai à vous avouer ne saurait être différé davantage. Me voici au pied du mur et de la gouttière. » 

 

Son auditoire cacha à peine sa surprise. Avec lui, on pouvait s’attendre à tout. Edgar était décidément trop chou à force d’hésitations protocolaires, de tergiversations à répétitions, d’atermoiements et de bienséance surannée. Et d’ouvrir des quinquets comme des soucoupes , de pointer les oreilles comme des radars espions pour ne pas perdre une miette après ce préambule alambiqué.  

 

« Vous n’ignorez pas combien notre rencontre fut accidentelle, imprévisible, improbable même. Jamais je n’ai imaginé rencontrer des êtres comme vous. Mon monde est délicieusement casanier, sédentaire comme si le summum de l’existence consistait à ronronner au coin d’un doux foyer. Votre monde à vous n’est qu’aventure, courses folles, vadrouilles. Mais ce soir-là, allez savoir pourquoi, je n’avais pas envie de dormir et j’allais contempler philosophiquement la lune  bosse sur la terrasse. C’est alors que je vis passer votre ombre, que je la vis glisser comme Fantômette, sans un bruit, sans même un frémissement, entre chien et loup. 

 

Tout aurait pu en rester là. Tout aurait dû en rester là.

à suivre…

Ecrit par Maître Renard et Mariessourire

Il s’en passe de belles au bureau !


Un fait divers ahurissant s’est produit dans le bureau ce matin même, quelques heures avant que cette dépêche ne nous parvienne.
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« Viens vite ! MC est en mode panique… Grouille-toi stp…
Il y a les bilans à finir et MC ne veut pas descendre de sa chaise… »

C’est le message qu’a envoyé Padmé à Christouf tout à l’heure.

Et c’est ainsi que l’on m’a confié ce fait divers et même un peu divertissant ! Cela change des chats perchés dans un pin et qui ne veulent peuvent pas en descendre !

Et dire que c’était urgent, ce n’était rien !!

L’affolement se lisait dans les yeux. Le cœur battait la chamade. L’émotion était à son comble car en même temps que Padmé envoyait son message, Mariessourire en faisait autant :

« Christouf ?? Faut que tu lances un avis de recherche sur le site !! Deux témoins ont vu une chose absolument horrible qui les ont fait hurler de terreur avant même de boire leur café… Elles en sont traumatisées ! Et elles se sont enfermées à clé dans le bureau et ne veulent plus en sortir ! »

J’ai donc commencé mon enquête et posé quelques petites questions :

Que veniez-vous faire dans la salle de pause ? leur demandai-je.

– En toute logique, boire notre café ! ont-elles dit en chœur.

– A quoi ressemblait la chose ??

– Deux yeux fourbes, un corps plutôt bien en chair et particulièrement poilu. Détail qui a son importance : il (elle ?) court vite sur ses petites jambes !! Et l’odeur… Rien à voir avec un café ! ont-elles rajouté.

– Qu’avez-vous alors fait ?

– Nous avons poussé un hurlement et avons déguerpi à toute allure, nous bousculant presque pour sortir ! Et bien évidemment nous avons refermé la porte !! Ensuite, nous nous sommes dirigées vers notre bureau.

Terrorisées, les deux collègues ont alors cherché de l’aide mais à cette heure-là, personne n’était là pour les entendre !

Le cri à la découverte d’une souris dans la salle de pause avait pourtant été strident et la calvacade qui avait suivi, prompte à réveiller les morts ! La porte de la salle de pause avait claqué, les filles avaient fui en laissant la clé sur la porte…

Je leur posai la question, que je croyais ultime, afin de clore l’enquête :

Finalement, avez-vous bu votre café ?

– Comment faire ? Je vous rappelle que nous avons vu une souris 🐭 !! Dans la salle de pause !! La souris a gagné, nous ne boirons pas notre café ☕ Boooouuuuuuh

– Nous envisageons même d’aller chercher un café dans la brasserie d’en face, car il est hors de question que nous y remettions les pieds tant que le rat soit là ! C’est lui ou nous ! Et là, ya pas photo…

– Rat ou souris ? C’est important ! leur demandai-je.

– Rat ! dit Mariessourire

– Souris ! rétorqua Padmé

Finalement, Christouf est arrivé, trouvant les deux collègues perchées l’une sur une chaise, l’autre sur un petit meuble, un balai à la main, prêtes à tout pour sauver leur peau face au monstre. Il a fait preuve d’un courage immense selon elles en acceptant d’entrer dans la salle, surtout sans bazooka, ni autre lance-flamme pour se protéger.

Il a inspecté la totalité de la salle de pause sous les yeux apeurés de Mariessourire qui, reprenant confiance, finit par entrer et l’aider.

Quelle a été votre réaction à ce moment-là ?

– Notre sauveur a fait l’inspection, mais le rat est introuvable !! Donc c’est l’heure du café !! Enfin !

– J’ai appelé le dératisateur, non mais sans blague, nous n’allons pas nous laisser manger par une petite souris de rien du tout, mais là, d’après le professionnel, nous aurions affaire à un rat…

– Tu vois !! Je m’en doutais !! a ajouté Mariessourire. Et bien, cette aventure matinale se termine plutôt bien, mais elle augure sûrement de la journée ! Ya des jours comme ça…

2016 commence vraiment


2016 commence maintenant…

C’est la fin des réjouissances, la fin des vacances…

Aujourd’hui débute nos résolutions, celles de l’an dernier que nous n’avons pas tenues, celles nouvelles car nous avons (un peu) changé…
Il y a peu, j’ai vu passer ça sur un réseau social :

Oui, c’est vrai, sans doute… Mais j’ai espoir que cette année sera différente de l’an dernier !

Après tout, nos épreuves nous ont fait grandir. Nos expériences nous ont apporté un peu de sagesse.

D’autres disent que les planètes ayant changé de position, que 2016 est sous le signe du 9, elle sera autre que 2015.

Alors, oui j’ai l’espoir chevillé au coeur.

2015 est terminée ? RIP ! Et vive 2016 !

2016


Belle et délicieuse année 2016 ! Qu’elle soit meilleure et plus heureuse que 2015 !
Que l’amour soit présent jusque dans les moindres petites choses de la vie pour tous les aujourd’hui de cette année qui commence, accompagné de la paix, de la joie et de la santé !

 

Que 2016 soit vibrante, heureuse, pétillante comme un feu de joie, douce, chantante, pleine d’espérance…

Que cette année nouvelle vous fasse sourire à la vie !
Que l’émerveillement illumine votre regard face à la beauté et à la surprise !
Que les aléas de la vie ne fassent que vous effleurer… Juste pour vous montrer que la vie est remplie de couleurs !

De tout mon Coeur, je vous dis :

 

2015 : Rapport annuel


Ça y est, nous arrivons au bout de notre année 2015 !
Et comme chaque année, les lutins statisticiens ont fait leur travail :
http://mariessourire.com/2015/annual-report/

Merci à vous, blogueurs fidèles et nouveaux venus qui venez de vous abonner !
Merci à vous lecteurs assidus ou de passage !
Sans vous, rien ne serait possible ! J’aime lire vos réactions. Je mets un point d’honneur à toujours vous répondre car vous avez pris la peine, et le temps, de commenter. C’est bien normal, non ? Et pardonnez le délai de réponse qui peut parfois être de quelques jours (voir plus quand votre commentaire s’est caché dans les indésirables !).
Ici, mon tit chez-moi est le vôtre et le mot d’ordre est liberté d’expression et respect. Faites-vous plaisir !

Et si vous aviez des desiderata, des demandes, des envies, dites-le moi en toute simplicité, ce sera avec plaisir que j’y répondrais !

Belle belle journée !
Mille bises
Sourire

Joyeux Noël !


Joyeux Noël !
Que celui de 2015 soit rempli de joie, d’amour et de paix !

Que l’émerveillement et l’enthousiasme soient des petites étincelles pour allumer le grand feu de l’amour !

Que tous les mots de Noël soient au rendez-vous chaque aujourd’hui des 365 prochains jours !

 

Enfin que ce jour de Noël soit chaleur humaine, partage, rires et douceur pour nous emmener vers le prochain Noël.

C’est le soir de Noël


Afficher l'image d'origine  C’est le soir de Noël, ce soir tellement attendu par tant d’enfants qui espèrent voir leurs souhaits exaucés, qui rêvent de leur jouet préféré, qui attendent avec tant d’impatience que la nuit soit passée pour venir découvrir les cadeaux que le Père Noël aura déposés sous le sapin.

C’est ce soir le soir magique qui vient illuminer de joie les visages des petits et des grands tous réunis autour d’une grande tablée, ou moins grande. Le repas n’est pas un repas, mais un réveillon : réveillons en nous l’esprit de Noël ! Qu’il vous accompagne tous chaque jour de l’année jusqu’au prochain Noël !

Et parce que ce soir, c’est un soir spécial, je voudrais remercier tous ceux qui travaillent alors que nous ferons la fête, tous ceux qui prennent soin de nous, qui nous protègent, qui font leur devoir… Sans eux, la fête ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Je pense aussi à tous ceux qui sont seuls, qui se sentent seul, et qui n’ont personne à faire « réveiller » Noël, tous ceux qui sont dans la rue, qui ont perdu l’espoir et la foi. 

Ce soir, je voudrais que ce soit le Noël de chacun, pas que le Noël de tous.

Belle belle soirée du 24 décembre 2015 éclairée par la lune qui vient nous offrir ce qu’elle a de plus beau : son rond argenté… Qui sait si ce soir nos amis les bêtes parleront, comme le dit la légende… Soyons à l’écoute ! Soyons tous réveillés de joie, de paix, de bonheur, et d’amour, surtout d’amour !

Bon Réveillon mes amis !

N° 24 : mes bonheurs de l’année


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N° 23 : Père Noël et contes de fée


.  Vous vous souvenez de votre enfance à l’époque où vous croyiez aux contes de fée ?

Vous faisiez des rêves sur ce que serait votre vie : la robe blanche, le prince charmant qui vous emporte jusqu’à son château sur la colline. Vous vous allongiez le soir dans votre lit, vous fermiez les yeux et vous y croyiez dur comme fer. Le Père Noël, la petite souris, le prince charmant, ils étaient si proches que vous auriez pu les toucher.

Mais finalement vous grandissez, un jour vous ouvrez les yeux et le conte de fée disparaît. La plupart des gens se dirigent vers des choses et des gens en qui ils ont confiance.

Mais le fait est que c’est difficile d’oublier complètement les contes de fée, parce que chacun de nous garde toujours une minuscule part d’espoir, de foi, et se dit qu’un jour il ouvrira les yeux et que ses rêves deviendront réalité.

En fin de compte, la foi est une chose très particulière, elle se révèle quand on ne s’y attend pas.

C’est comme le jour où on réalise que les contes de fée peuvent être légèrement différents de ce qu’ils étaient dans nos rêves. Le château peut ne pas être un château. Et ce n’est pas important qu’on vive heureux pour toujours, ce qui compte c’est d’être heureux maintenant

De temps en temps, même si c’est rare, les gens vous surprennent. Et une fois de temps en temps, certaines personnes peuvent vous couper le souffle.

Meredith Grey – Grey’s Anatomy

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