la ferme de mon adolescence


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Quand j’avais 15 ans, le matin je devais prendre le bus de bonne heure pour me rendre au lycée à 25 kms de là.

Et ces matins là, j’avais un ptit bout de route à faire à pied pour me rendre à l’arrêt de bus, et je passais devant cette maison, cette ferme.

Et ces matins là, je rasais les murs … enfin, le bout de trottoir car à la même heure, le fermier sortait ses vaches pour les emmener dans le pâturage.

Et il se trouve que, comme toute bonne citadine digne de ce nom, j’ai toujours pensé qu’une vache toute seule était bien impressionnante, surtout quand elle baisse la tête pour mieux me voir, pointant ses cornes sur moi …

Alors, imaginez un troupeau entier … les vaches devant… le fermier derrière… et moi en face !! et toutes ces vaches qui me regardaient … baissant leur tête… pointant leurs cornes… brrr j’en ai encore des frissons !

Aujourd’hui, de ce passé là, il ne reste que les bâtiments … et les souvenirs !

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au bord de l’eau


 

Aujourd’hui le soleil était au rendez-vous.

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Un temps idéal pour aller se promener au bord de l’eau ..

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Et sur le bord de l’eau, nous croisons des pêcheurs, des kayakistes, et même une peintre tellement concentrée sur sa toile qu’elle ne nous a même pas vus !

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Sans oublier les promeneurs du jeudi

(on peut dire les promeneurs du dimanche quand on est jeudi ? sourire)

promeneurs à pied, en vélo, en bateau ou assis en train de lire en profitant du bon air …

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Sur le chemin du retour, dans un pré au bord de la route, une rencontre fort sympathique !

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ah la plage …


le sable fin … dans lequel on s’enfonce …

avec bonheur, sans bousculade, sans cri, et sans la chaleur estivale !

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la plage

à elle seule, tout un programme

le bon air marin… mmm les embruns !

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le doux clapotis des vagues …

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quelques nuages dans le ciel bleu … et un soleil qui vous réchauffe jusqu’à l’âme

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et surtout l’infinitude du paysage

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(au fond à gauche la dune du pyla, à droite le cap ferret)

ils ne font rien, mais …


vieil assis sur un banc qui regarde la mer

« Je commence à comprendre le plaisir qu’éprouvent les vieux lorsqu’ils restent assis des heures sur un banc, sans rien faire, à l’ombre d’un platane, le regard au loin, silencieux, immobiles, les mains croisées », me disait François Mitterrand dans les derniers mois de sa vie. Lui, qui avait été si actif, comprenait les vertus du « non-agir ».

Ils ne font rien, mais ils sont.

Pour beaucoup de nos contemporains, le fait de ne rien faire est perçu comme un défaut ou une calamité, lorsque l’inaction est imposée. Rares sont ceux qui ont compris qu’en étant simplement là, assis, paisiblement, on goûte pleinement le présent, on a des chances « de percevoir ce qui lui en sa plus profonde intériorité, « quelque chose » qui l’effleure avec une extrême subtilité mais qui est rempli de cette qualité qu’on appelle le Numineux ». Ainsi Dürckheim tente-t-il de rendre compte de cette expérience du « non-agir », mais on sent bien combien il est difficile, tant il est ineffable, de faire comprendre aux agités que nous sommes le bonheur qu’on éprouve à être, tout simplement.

« Tout ce qui l’entoure est relié à l’Infini, et mystérieusement les vagues vont et viennent entre le vieil homme assis devant sa porte et le lointain qu’il contemple, que ce soit la mer, la plaine, la forêt, la montagne ou le ciel ; cela peut être aussi un grand arbre devant sa fenêtre ou le mur de sa chambre… et même l’obscurité de ses yeux éteints. Sa façon de regarder fait de ce qu’il voit une forme de l’Infini. De ce flux et reflux de l’Infini en lui, il tient sa Paix, une Paix rayonnante et parfaite, une Paix bénie. Est-il heureux ? Il n’y a pas de mot pour décrire cet état, pour décrire ce qui peut arriver alors, mais il y a, là où il est assis, « quelque chose » dont il éprouve la plénitude.

Marie de Hennezel

“La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller” pages 212-213

Les jeux de l’enfance


marelle les jeux de l'enfance

Il court, il court, le furet …
Il court autour de la ronde
Il voudrait la rattraper
Elle et ses jolies nattes blondes

 

Rieuse, elle s’enfuit, s’assoit
Trop tard ! Vous vous rappelez ?
Tous ces jeux, notre fierté ?
Tous ces grands moment de joie ?

 

L’enfance, moment béni
Où la marelle et les billes
Etaient toute notre vie

 

Les garçons comme les filles
Ne pensent qu’à s’amuser
Aux jeux de la société …

Le jeu du chat et de la souris


 

Dans l’herbe verte, elle trottine gaiement

S’arrêtant pour une petite gourmandise

Reprenant sa route bien vaillamment

Voulant éviter tout prédateur, sa hantise

 

Le chat de la maison fait sa toilette

Confortablement installé au soleil

Il se laisserait même aller au sommeil

Quand un fin murmure le met en alerte

 

Le chat devient tigre naturellement

Redoutable félin et patient prédateur

Il s’allonge dans l’herbe doucement

Et la laisse s’approcher … C’est son heure

 

Il bondit sur la souris qui s’échappe

Le chat fait mine de perdre sa proie

Elle se croit sauvée mais il la rattrape

Entre ses griffes, en sa chance elle croit

 

Elle parvient à se délivrer et court

Il l’attrape et la laisse repartir

La souris a perdu et va mourir

Au jeu, le chat gagne toujours

orage ô quel déluge !!


Hier soir, le temps était vraiment lourd. Les nuages arrivèrent de la terre, chargés d’électricité, d’un gris à la fois sombre et lumineux. Le tonnerre se fit entendre au loin, puis de plus en plus proche, un éclair, puis deux …

L’orage était là ! Il grondait fort et le vent vint en renfort. Il soufflait si fort que les arbres en étaient tout secoués. C’est alors que la pluie se mit à tomber, violemment, un rideau de pluie, un abat d’eau …

Un vrai déluge qui ne dura que quelques minutes.

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pendant                                                             après

Puis la pluie s’est calmée, aussi soudainement qu’elle s’était abattue. Dehors ? La rue était toute inondée, les deux bouches d’égout n’arrivant plus à évacuer l’eau. Les dernières gouttes tombaient encore quand le soleil fit une trouée dans les nuages, côté mer cette fois ci.

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Le soleil ne fit son apparition que pour mieux aller se coucher en quelques minutes… Mais quel coucher ! Magnifique … Romantique …

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PS : les photos sont prises avec mon téléphone portable, elles ne sont pas terribles mais donnent un aperçu de la réalité.

coupable ou complice ?


“Il faut du temps pour s’interroger, pour s’inquiéter, pour douter… Qui dispose de temps aujourd’hui ?

Nous suivons les instructions, nous reproduisons des actes, c’est tellement plus simple, plus rassurant. Un effort de volonté est toujours nécessaire quand on veut changer, réfléchir. Il faut soulever des montagnes. Si on n’est pas poussé à le faire, la conscience et la lucidité s’émoussent, et on se laisse porter par le courant, au jour le jour. Ce n’est même pas de la lâcheté ou de l’aveuglement, simplement cette usure qui vient avec le temps, avec l’âge peut-être, une sorte de laisser-aller. Personne n’est vraiment coupable et tout le monde est complice – et ne sait pas vraiment qu’il l’est. Et tout le monde s’étonne quand les conséquences, brusquement, sont là, terribles. Vous comprenez ?”

Martin GRAY

La prière de l’enfant

p 169-170

La Clé du Bonheur


Lui aussi (Henri SALVADOR), comme tant d’autres, rappelle que la clé du bonheur consiste à savourer l’instant présent, les bons moments car “la vie, c’est fabuleux ! On dirait que les gens ne s’en rendent pas compte, ils se plaignent tout le temps, râlent, geignent, se délectent de leurs malheurs. Je ne vois que les bons moments, les autres, je les oublie.”

Marie DE HENNEZEL

 

“La chaleur du cœur empêche nos corps de vieillir”
page 116

on est responsable


"Je n’ai alors rien su comprendre! J’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m’embaumait et m’éclairait. J’en aurais jamais dû m’enfuir! J’aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires! Mais j’étais trop jeune pour savoir l’aimer."

 

“Le lendemain revint le petit prince.
-Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après- midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens
n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur. Il faut des rites.
-Qu’est-ce qu’un « rite » ? dit le petit prince.
-C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.”

“-Les hommes ont oublié, cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…
-Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.”

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Des mots... des photos... mes envies... au jour le jour, voilà ce que vous trouverez dans mon espace, sans compter l'ouverture de la bibliothèque de mariessourire que vous trouverez ici : http://mariessourire3.wordpress.com/
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