Quelqu’un peut-il m’expliquer ?


Imaginez une belle journée, celle d’hier par exemple : un soleil radieux, une température de 27° mini à l’ombre… Sous ce soleil, un parking sans ombre, surchauffé par le bitume…

Prenez maintenant une petite voiture garée sur ce parking, genre saxo blanche d’environ 9 ans… ma Titine par exemple !

Imaginez-vous montant dans cette voiture qui n’a pas la clim (hélas), vous vous prenez une grosse bouffée de chaleur en ouvrant la portière, vite, vous mettez la clé dans le contact afin de descendre les vitres électriques, vous ouvrez la fenêtre, vous démarrez et vous posez le bras sur le rebord de la fenêtre : ouch !! c’est trop chaud !!

Quelques minutes plus tard et quelques kilomètres plus loin : une route où l’on peut rouler à 90 km/h. Vous roulez toujours la fenêtre ouverte, profitez de la fraicheur qui s’installe et vous posez votre bras sur le rebord de la fenêtre… Stupeur, la carrosserie est fraiche !!!

Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi l’air qui est à plus de 27° à l’ombre refroidit ma voiture quand je roule ?

D’accord, la vitesse, le frottement de l’air sur la voiture… mais ?

Imaginez-vous spectateur du retour d’une fusée sur la terre… Ce même frottement de l’air chauffe le fuselage de l’engin… au point qu’on voit une lueur orangée…

Quelqu’un peut-il m’expliquer ce phénomène ? Moi, j’y perds mon latin, et tous mes neurones !!

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Et si on y allait ?


 

Saint Loubès, pour moi, ce n’est pas la porte à côté, mais ça reste envisageable. Et puis, faire la première d’une scène d’été, ce serait une première pour moi ! Croisons les doigts que ce soit possible !!

Vous voulez plus d’info ? http://www.scenesdete.fr/

Elle courait…


Atelier de Ghislaine semaine 33 Année 2/ une phrase/ Découvrir le pot aux roses /

 

Elle courait, sans s’arrêter, malgré le point de côté lancinant. Elle courait pour oublier, pour se vider la tête. Elle courait. Le parc était un excellent endroit pour se défouler. En temps normal. Rien ne serait plus comme avant.

Elle s’arrêta, se plia en deux, essayant de reprendre son souffle. La douleur était toujours là. Comment avait-elle pu ne pas voir ? Ne pas comprendre ? Elle essaya de reprendre le contrôle de sa respiration, comme son prof de yoga le lui avait appris. Rien à faire, elle manquait d’oxygène. Elle tomba sur ses genoux, mit les mains sur ses yeux.

Oublier. Tout oublier. La lettre. Les gendarmes. Les roses.

Elle l’avait cru. Rien ne lui avait mis la puce à l’oreille, jusqu’à la découverte de la lettre sur la porte d’entrée, et ces quelques mots écrits à l’encre rose : « Les roses sont toujours belles, elles ont toujours ce parfum merveilleux quand elles viennent de toi. » En guise de signature, un baiser rouge à lèvres carmin.

Il est rentré, un bouquet de roses jaunes à la main. Il l’a mis dans son plus beau vase, dehors sur la terrasse. Un sachet était agrafé sur la feuille verte, un petit sachet blanc tout vierge d’écriture.

Elle lui avait demandé des explications. Il s’est contenté de rire tout en lui prenant des mains la lettre. Elle l’a détesté, encore plus fort, quand il a voulu l’embrasser. Elle l’a repoussé, l’a giflé. C’est alors que les gendarmes sont arrivés parlant fort mais calmement, saisissant d’autorité cet homme qu’elle ne reconnaissait plus. C’est là qu’elle avait compris, qu’elle a découvert le pot aux roses. Elle s’est précipitée sur les roses, arraché le sachet blanc puis l’a déchiré. Quelques grains de poudre blanche se sont envolés. Le capitaine a goûté la farine, a fait un signe de tête à ses collègues. Elle l’a regardé, menottes aux poignets. Les gendarmes l’ont embarqué, elle aussi, pour vérification d’identité et déposition au commissariat.

Trois ans déjà, et demain il sort. Il se souvient de tout. Il lui a demandé pardon. Il a dit qu’il reviendrait la chercher. Et c’est demain. Elle ne veut pas. Oublier la douleur. L’oublier, lui. Tout oublier. Courir pour oublier. Perdre le souffle et tout oublier.

citation du jour


William Shakespeare :

"L’amour est une fumée formée des vapeurs de soupirs."

amour-fol-desir

image trouvée sur le net

26- Un nouveau jour


26- Un nouveau jour

Le jour est déjà levé, j’entends les oiseaux chanter. Ça fait du bien d’être au calme ! Tiens, on a changé le papier-peint de ma chambre ? Quand donc ? En plus, du bleu ! Mais ? Je ne suis pas à la maison ?

Je me lève d’un bond, ouvre les persiennes et me rappelle aussitôt : je suis chez les parents. Je ne sais pas ce que j’y fais, mais j’y suis ! Dans le jardin, des rires d’enfants se font entendre. Je suis un peu largué là !

Je baille et m’étire jusqu’au bout des doigts devant ma fenêtre ouverte, comme quand j’étais ado et que ma mère me houspillait et m’assurait que j’allais tomber malade avec tout ce froid sur ma poitrine.

Je referme la fenêtre. J’ai bien dormi, mais je me sens las, comme si je portais un fardeau si lourd qu’il m’empêche d’avancer. Ah oui, Papa…

Je m’habille, enfin, il serait plus juste de dire que j’enfile les trois trucs qui me viennent sous la main. Je descend dans la cuisine avaler un café. Rosinette est là, son Gaby aussi. Les rires des enfants sont donc ceux de mes neveu et nièce. La cuisine est pleine d’odeurs que je trouverai alléchantes en temps normal, mais qui ne me font ni chaud ni froid à ce moment précis. En fait, j’ai juste envie de boire quelque chose de chaud, et basta !

J’attrape un mug, le remplis sans faire de faux col et y met un morceau de sucre. Je déteste le café non sucré, bien trop amer à mon goût. J’avale une gorgée, il est un peu chaud, il est un peu trop clair, il est.. En fait, cela n’a aucune importance ce qu’il est ou pas.

Mon café terminé, Rosie me demande comment je vais. Je n’ai pas envie de lui répondre, alors je me contente de la regarder.

Je sors de la cuisine, attrape une veste et m’en vais dehors. J’ai besoin de marcher, de prendre l’air. J’ai l’impression d’être enfermé depuis des éternités. Je veux retrouver un peu de liberté. Je veux qu’on me laisse tranquille.

Gabriel me rejoint pour me demander si je veux bien l’accompagner chercher du pain, il ne se souvient soi-disant pas de la route.

« Ne me raconte pas n’importe quoi ! Dis-moi plutôt : je suis en liberté surveillée, c’est ça ? Pas le droit de sortir seul ? »

Gabriel me regarde gravement et opine de la tête.

« Ce serait préférable, tu ne crois pas ? Tu as un peu la tête à l’envers !

– La tête à l’envers ? Je ne comprends pas de quoi tu parles là !! En plus, ça m’agace !

– Tu m’accompagnes ? Il ne faudrait pas trop tarder, sinon on aura du pain trop cuit, tu connais la boulangère !

– LA boulangère ? Tu dérailles mon vieux, ça a toujours été un boulanger ! Il ne doit pas être bien loin de la retraite d’ailleurs !

– Oui, LA boulangère… Ton boulanger est parti à la retraite il y a déjà trois ans. Tu vois maintenant de quoi je parle quand je dis « Tête à l’envers ? »

– A la retraite, répétè-je pensivement. Bon, allons-y ! Tu n’as pas déjà sorti la voiture ? »

J’ai l’impression de prendre des coups à chaque parole que je prononce. J’en ai bien marre. J’avance jusqu’au portail, Gabriel me rattrape avec sa voiture. Il m’ouvre sa portière, je grimpe à l’intérieur.

Le trajet jusqu’à la boulangerie se fait dans le silence. Je ne suis pas d’une compagnie très agréable, je le sais bien, mais je n’ai aucune envie de me montrer charmant et avenant.

Je reste dans la voiture pendant qu’il va chercher le pain, et en profite pour mettre la radio. Et voilà, même à la radio, je n’entends que des chansons inconnues. Quelle claque ! Je crois bien que j’espérais retrouver enfin quelque chose de cohérent, de connu, un repère rassurant. Il n’y a rien qui n’ait changé. Tout semble identique mais tout n’est qu’illusion car tout est différent.

Ça me fatigue, ça m’use. Je ne me retrouve pas dans cette vie-là. J’ai 28 ans et toute la vie devant moi. J’ai 28 ans ! Je ne veux pas croire autre chose. Je sais quand même qui je suis ! Pourquoi ai-je l’impression d’avoir perdu un chapitre entier de ma vie ?

Je sors de la voiture. De nouveau, envie de fumer. Je fais quelques pas, histoire de me calmer un peu. J’ai même envie de rentrer à pied. Après tout, quatre kilomètres, ce n’est rien ! Qu’est ce qu’ils ont à faire toute une histoire autour de moi ?

Et voilà que j’ai mal à la tête. Encore. Il m’a pris par surprise. Lancinant.

« Nathan ? Que se passe-t-il ? Tu es tout blanc ! me dit Gabriel.

– Rien, ça va très bien ! Tu ne peux pas me lâcher un peu, là ?

– Ok, mec, je n’ai rien dit ! Au fait, tu as le bonjour de Lucie !

– De qui ?

– Lucie, la boulangère ! Elle s’étonne que tu ne sois pas venu lui dire bonjour. Alors je lui ai dit que..

– Tu lui as dit quoi ? Que j’ai la tête à l’envers, c’est bien ça ? Vas-y, raconte ma vie à tout le monde ! Ici, c’est un tout petit village, rien ne se sait, hein ? Aucun ragot… Le plus beau des mondes !

– Eh bien dis donc, tu es plutôt énervé, ce matin ! Et ça ne te ressemble pas vraiment ! On dirait que tu cherches la dispute ?

– Je voudrais bien t’y voir, grommelé-je.

– Allez, viens là, beau-frère, rentrons à présent. C’est bien mieux pour tout le monde, surtout que je ne voudrais pas dire, mais on te regarde là ! »

Je remonte dans la voiture, mais n’ouvre plus la bouche. Je ferme les yeux. Oui, j’en ai bien marre. Je voudrais reprendre ma vie normalement. Je voudrais ne pas être là où je suis, à cette place qui n’est pas la mienne. Juste être moi dans la vie qui est la mienne. A ma place, quoi !

Résultat du Textophoto n° 3


Nous avons passé de beaux moments autour de ce lac. Vous nous avez raconté à la veillée ces belles histoires. Il est venu le temps des rires et des chants ..

Euh… Excusez-moi, ce n’est plus le temps de l’île aux enfants ! Au-revoir Casimir !

J’ai adoré votre façon de raconter vos textophotos, chacune ayant son originalité. Vous êtes merveilleuses, mes amies ! J’ai trouvé que vous aviez progressé dans votre écriture, et vous lire a été un pur plaisir !

A présent, commençons l’annonce des résultats :

Mention spéciale à Ghislaine qui n’aime pas écrire un texte à partir d’une photo mais qui nous a fait un textophoto rempli d’amitié !

 

Sur la troisième place, se trouvent ex-aequo Colette et Claudie. Vos textes m’ont touché le coeur, vous avez mis de l’espoir dans chacun de vos mots. Voici pour vous :

Sur la deuxième place, nous avons Marie-Ange qui nous a fait d’une histoire vraie un conte merveilleux, où la réalité se mêle à l’imaginaire. Dès le premier mot, j’ai plongé dans l’histoire, comme tant d’autres. Tu as tant d’imagination que tu devrais écrire, ma belle amie ! Je suis sûre que tu serais publiée ! Voici pour toi :

Sur la première place, Pélagie qui, à partir de quelques mots, m’a donné envie de partir voir ce lac incroyable, visiter les villages alentour. J’ai été happée dès le premier mot et n’ai pas pu lâcher jusqu’au dernier ! Bravo ! C’était magnifique ! Voici pour toi :

 

 

A bientôt pour un prochain atelier !

Mon textophoto


 

Voilà deux semaines que je viens la voir, deux semaines où elle me donne rendez-vous toujours au même endroit. Elle semble toujours sur la réserve, toujours méfiante. C’est vrai, cela fait longtemps qu’on ne s’était pas vus. La dernière fois, elle devait avoir quatre ou cinq ans.

Il ne faut pas que je repense au passé. Aujourd’hui, je voudrais qu’elle me donne la chance de nous construire un présent, un avenir aussi. Toutes ces années gâchées ! Quarante années… Quarante années que nous avons perdues !

C’est à peine si elle ose me dire quelques mots sur sa vie, elle préfère parler de la pluie ou du beau temps, des fleurs qui poussent et autres choses sans importance. C’est à croire que je lui fais peur.

Comme j’ai été heureux de la retrouver ! Comme j’étais loin d’imaginer ces retrouvailles dans cette indifférence qui me fait mal. Je ne l’ai jamais oubliée. Je m’accroche à l’idée qu’un jour, elle se rappellera, qu’elle me fera confiance. Et moi, pour ne pas sombrer, j’attends mon heure. Je l’attendrai toujours.

C’est fou ce que les histoires des adultes ont fait du mal aux enfants que nous étions. Nous n’avions pas la même mère, et alors ? Est-ce qu’elle n’est pas ma petite soeur pour autant ?

Textophoto n°3, le récap


Pour ceux qui n’auraient pas su qu’un textophoto était en cours, voici un petit rappel : une photo, une chanson… Et voilà qu’un nouveau textophoto se prépare… Un moment dans une vie, une histoire à raconter… quelque chose de beau ou de moins beau, de joyeux ou de triste… C’est à vous de décider !

Mais qu’est ce donc qu’un Textophoto ? C’est écrire un texte, un poème, un haïku, une histoire, un récit… à partir d’une photo… On y rajoute une consigne d’écriture et ça donne le Textophoto !!

Attention ! La photo ci-dessus n’est pas libre de droit sauf pour les personnes participant à l’atelier Textophoto !

Mais ce n’est pas tout !  Ecrire à partir de la photo, c’est chouette, mais je vous demande en plus de choisir entre ces deux phrases, tirées de la chanson de Christophe MAE “La Rumeur” :

“Pour ne pas tomber, j’ouvre mon coeur”

ou

“Pour ne pas sombrer, j’attends mon heure”

La phrase choisie devra figurer dans votre texte. Vous n’oublierez pas de donner un titre à votre œuvre et lorsque vous la publierez sur votre blog,avant le 8 Mai 2011 à 9h00 heure française, vous indiquerez “Textophoto n° 3 de Mariessourire” avec un lien vers ce billet.

A présent, voici nos participants dont l’inspiration n’a d’égale que leur écriture, autant vous dire que vous allez vous régaler !

Claudie la Picarde

Ghislaine

Pélagie

Colette

Marie-Ange

Il vous reste un peu moins de 24 heures pour participer et venir enrichir notre veillée “Textophoto”. Nous vous attendons avec plaisir !

Rendez-vous demain !!

Quelques petites précisions toujours utiles pour les nouveaux comme pour les anciens :

– On ne se préoccupe pas des fautes d’orthographe, même s’il est toujours plus agréable de lire un texte sans faute. Les fautes ne comptent pas pour la désignation des gagnants. Tout texte est une belle aventure !

– On s’inscrit en bas de ce billet par un commentaire, à tout moment et ce, jusqu’au 8 Mai 2011 à 9h00, heure française.

– On publie sur son blog, WordPress ou non, quand on veut, jusqu’au 8 Mai 2011 à 9h00, heure française. Et quand on a publié, on vient donner l’adresse url de son billet ici, en commentaire de ce billet.

– Si l’on n’a pas de blog, aucun problème, vous m’envoyez par mel votre participation. Celle-ci se compose : d’un titre, de votre texte, de la copie de la photo choisie et de votre pseudo (les formats .doc sont acceptés mais pas les versions ultérieures que je ne peux pas lire). Je vous publierai alors.

– Si vous avez des questions, genre : “Mariessourire ? Quelle est ton adresse e-mail ?” ou autre, vous pouvez me les poser en cliquant tout en haut de cette page sur “Pour me contacter”, je vous répondrai bien volontiers dans les meilleurs délais possibles (ne pas oublier que je ne suis pas un ordinateur connecté 25 heures par demi-journée sur mon blog, hein ? rires).

Terre des hommes, Saint-Exupéry


La terre nous en apprend plus long sur nous mêmes que tous les livres. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle. Mais, pour l’atteindre, il lui faut un outil. Il lui faut un rabot ou une charrue. Le paysan, dans son labour arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu’il dégage est universelle. De même l’avion, l’outil des lignes aériennes, mêle l’homme à tous les vieux problèmes.

L’avion est une machine, sans doute, mais quel instrument d’analyse ! Cet instrument nous a fait découvrir le vrai visage de la terre. Les routes, en effet, durant des siècles, nous ont trompés. (…) Ainsi cheminions-nous le long des routes sinueuses. Elles évitent les terres stériles, les rocs, les sables, elles épousent les besoins de l’homme et vont de fontaine en fontaine. Elles conduisent les campagnards de leurs granges aux terres à blé, reçoivent au seuil des étables le bétail encore endormi et le versent, dans l’aube, aux luzernes. Elles joignent ce village à cet autre village, car de l’un à l’autre on se marie. Et si même l’une d’elles s’aventure à franchir un désert, la voilà qui fait vingt détours pour se réjouir des oasis.(…)

Antoine de Saint-Exupéry, “Terre des Hommes”

Citation du jour : Seattle


La Terre n’appartient pas à l’homme. C’est l’homme qui appartient à la Terre.

Seattle, chef de la tribu indienne dwamish -1856

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