vous êtes extraordinaires !


il est 19h18 et vous êtes venus me visiter 618 fois… la journée n’est pas terminée, c’est juste incroyable !

pour vous donner une comparaison, la journée du 14 février, vous étiez 621 à être passés en quête d’amour, euh, en quête d’infos, de photos, de poèmes d’amour… et le 1er janvier, vous étiez 776 !

alors j’ai envie de rêver ce soir, et je me dis pourquoi pas 777 visites aujourd’hui ?

il est juste de vous remercier, parce que vraiment, vous me faites super, mais super plaisir !!

vous êtes exceptionnels !!

 

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La femme au foulard rouge


Capucine repart au distributeur de boissons, se prend un expresso. Tout en touillant son café dans le verre en plastique, elle attrape son téléphone portable et regarde l’heure. Il est midi passé. Heureusement, c’est son jour de repos. Elle décide de rentrer chez elle tout en se promettant de revenir en fin d’après-midi pour voir son Nathan, comme elle l’appelle désormais. Une bonne douche, un repas chaud, ça devrait faire beaucoup de bien.

La dernière gorgée avalée, elle prend son sac, et se dirige vers la porte automatique. Une femme en imper blanc et au foulard rouge arrive au même moment, au pas de course. Capucine se met sur le côté pour l’éviter, mais la femme au foulard fait de même et la bouscule. Des excuses de part et d’autre… Capucine prend le chemin de son ambulance et rentre à la maison.

La femme au foulard demande à l’accueil le numéro de la chambre de Monsieur DUPIN, qui a été admis hier au soir en urgence. Elle se fait expliquer le chemin, et continue son chemin toujours en courant. Il faut qu’elle le voie, qu’elle s’assure qu’il va bien, comme les gendarmes le lui ont dit tout à l’heure au téléphone.

Tous ces couloirs qui se ressemblent… Elle a l’impression d’être dans un véritable labyrinthe. Elle s’exhorte au calme ; ce serait quand même mieux que Nathan ne voit pas son air affolé.

Enfin la chambre 331. Elle remet son foulard rouge en place, tire sur son imper blanc, et toque à la porte.

Une petite voix lui dit d’entrer. Elle ouvre la porte, se prépare au choc. Mais non, Nathan est toujours égal à lui-même. Il n’a même pas de bandage, de bleus… Rien ! Il a l’air d’aller bien mais son expression perdue lui met la puce à l’oreille.

« Nathan… Tu vas bien ? Comment te sens-tu ?

– Ah Rose, si tu savais… Attends, laisse-moi te regarder… Tu as changé de coiffure ? Je ne sais pas, on dirait que tu n’es pas tout à fait la même que quand je t’ai vu avant-hier.

– Tu ne m’as pas vu avant-hier, mais la semaine dernière, à Paris !

– A Paris ? Ah oui, c’est vrai… 2010…

– Comment ça 2010 ?

– Tu sais, sœurette, pour moi, là, on est le 21 novembre 2006, et tout le monde me dit qu’on est le 4 novembre 2010… Je ne comprends pas …

– Ah !! C’est pour ça que tu as dit que j’habitais à La Roche sur Yon !! Je comprends mieux… Les gendarmes m’ont recherché et heureusement m’ont retrouvé ! Tu sais, j’habite Paris, ça va faire un an et demi déjà… Tu ne te rappelles de rien ?

– Non, de rien… Je suis allé à mon hôtel, le Bellevue à Cherbourg, je suis descendu boire une bière au bar, et puis le trou noir ! Un trou noir de quatre années… Oh ? Et Sabine ? Qu’est-elle devenue ?

– Sabine… Ecoute, je crois qu’on en parlera plus tard. Tu sais ce que je vais faire ? Je vais aller te chercher quelques revues, et du linge propre aussi.

– Pourquoi ne veux-tu pas en parler ? Elle est morte dans l’accident, c’est ça ?

– Non pas du tout, elle est en vie, et elle va plutôt bien pour ce que j’en sais. Je te raconterai ton histoire, ce que j’en sais du moins, mais pour l’heure, laisse-moi le temps de me trouver un hôtel, ok ? Je vais te chercher des revues, et je reviens le plus vite possible. Et je vais te faire mettre le téléphone. Là je te mets mon nouveau numéro, celui dont tu dois te souvenir n’existe plus. A tout à l’heure mon frère chéri ! Je t’aime ! »

Le choc est rude pour Rose qui s’attendait à tout sauf à ça. Comment lui expliquer tout ce qui s’est passé pendant ces quatre années, comment aborder le procès auquel il a été convoqué et qui aura lieu dans six semaines, comment lui dire l’incompréhensible et tout ce qui n’a pas été dit. Elle sort de la chambre tout en lui promettant d’être là dans moins de deux heures. Elle referme la porte et s’appuie contre le mur. Il faut qu’elle trouve le médecin cet après-midi, il faut qu’il lui explique comment c’est possible un trou de quatre années quasi jour pour jour. Elle passe devant le bureau des infirmières, leur demande si elle pourra voir le docteur qui suit Nathan. La réponse est positive, bien entendu, mais pas avant 18h00 voire 19h mais elles lui transmettront sa demande.

Rose repart, à la fois plus légère et plus inquiète. Elle pressent que le plus dur reste à venir, mais elle préfère ne pas y penser. Elle se concentre sur ici et aujourd’hui, ne faire qu’une chose à la fois, pour éviter à l’angoisse de monter.

Quel temps fait-il chez moi ?

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