Ma turlupinade !


Et bien voilà, non seulement le sort en est jeté, mais en plus on a les résultats !!
Merci, mille mercis à Océanelle pour son idée de génie…
Merci, mille mercis aux participants dont toute la richesse vient de leur différence et qui nous ont emmené explorer une diversité de clés (c’est à peine si une ou deux clés ont été prises deux fois, n’est-ce-pas extraordinaire ?).
Merci, mille mercis aux votants qui nous ont permis de connaître les résultats ! Sourire
Quant à moi, je me retrouve sur le podium avec une médaille de bronze…
Incroyable ! Je ne m’y attendais pas, ayant lu des textes bien meilleurs que les miens !! Merci du fond du coeur !!

Ma Turlupinade

Mon bon Génie, voilà que tu m’offres une porte à ouvrir, et ce grâce à une clé… Et tu m’en donnes le choix, trois fois ce choix !

Laisse-moi donc regarder toutes ces clés, les toucher, les rêver…

En voici une toute lisse, toute dorée, toute douce : ce sera elle mon premier choix !

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La clé des musiques !

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Je m’approche avec plaisir de la porte, reconnaissable entre toutes : le velouté de la porte, son harmonie, et sa douceur m’attire avec force. Je glisse la clé dans la serrure, elle s’y love presque avec tendresse. La porte s’ouvre en un accord merveilleux, doux tintement qui résonne au creux de mes oreilles en un appel à la découverte.

Derrière la porte, une portée en guise d’escalier… Une note, le La, vient m’accueillir et me faire découvrir son univers tel un chef d’orchestre. Ici, une valse de Strauss, là-bas une chanson française ou internationale moderne. Plus loin encore, une sonate, une fugue, ailleurs, une musique plus traditionnelle…La portée virevolte et caracole en accords parfois dissonants, mais peu m’importe. Le tourbillon m’emporte et me ravit. Parfois leur vitesse m’étourdit, tel le vertige que l’on peut ressentir le long d’un sentier de montagne, tout escarpé. Puis elles me posent sur le sol pour mieux m’emmener plus loin.Toutes ces notes, si différentes pourtant sont si ressemblantes dans leur diversité ; et toutes ces différences parlent à mon âme dans un seul langage et me font parcourir une palette incroyable d’émotions. Elles me parlent de la vie, de ses peines comme de ses joies.Puis, le La me ramène à la porte d’entrée, me demandant de ne jamais l’oublier. Le La m’invite au voyage à chaque fois que je le souhaiterai, il me suffira de l’appeler, il sera toujours Là !

Je suis si heureuse que tu m’aies donné cette opportunité, mon bon Génie, que je ne saurais comment te remercier ! 

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Me revoilà à nouveau dans la salle des clés du possible. A nouveau, tu m’offres à choisir une clé. A nouveau, je les caresse toutes, cherchant celle avec laquelle je me sentirai en harmonie. Mon annulaire se met à vibrer, une clé toute petite se dévoile sous tout un trousseau :

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La clé du coffre-fort à bonheur !

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Je cherche sur le mur la porte de ce coffre-fort. C’est qu’elle est bien cachée ! Tout comme l’était cette clé ! Enfin , je la découvre derrière un buisson épineux. La porte semble blindée mais une fois la clé insérée dans la serrure, elle se transforme en un rideau voluptueux, doux comme un carré de chocolat.

Alors que je croyais ce bonheur indestructible, je le découvre fragile et vulnérable.

Alors que je le croyais immense, je me rends compte qu’il est parfois, souvent, fait de choses si petites que l’on ne les voit pas, que je ne voulais pas voir comme étant des étincelles de ce bonheur.

Alors que je le croyais si lointain, je m’aperçois qu’il était si proche de moi qu’il se confondait avec moi… Le bonheur est en moi, le bonheur est moi…

Ah si seulement je l’avais su avant ! Ah si seulement…

Le bonheur me coupe la parole et me demande de profiter de ce moment présent car peu importe ce que je croyais ou ce que j’imaginais. Si le bonheur est à portée de main, il s’apprécie comme un dessert gourmand à la fin d’un festin de roi.

Je voudrais savoir le reconnaître à chaque fois qu’il croisera mon chemin.

Le bonheur chuchote alors à mon oreille que ce sera le cas, qu’il me suffit d’ouvrir grand mon cœur, d’accepter tout ce qui se présente, et d’oublier regrets et remords. Tel est un des secrets que le bonheur m’a appris.

Je sors de cette salle toute émue, le cœur joyeux et tremblant. Je suis si heureuse… Merci mon bon Génie, merci de tout cœur !

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Me voilà de nouveau devant le choix d’une clé, mon dernier choix… Elles sont toutes si attirantes, ces clés, que je voudrais pouvoir les prendre toutes ! Mon bon Génie, j’ai trouvé ! Voici ma dernière clé :

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La clé des possibles !

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La porte qui s’ouvre avec cette clé est changeante : selon l’humeur, selon l’envie, selon les devoirs que l’on a, elle se transforme à volonté ! Quand j’arrive, elle est comme une feuille blanche et le cœur de la clé devient une plume…

Je suis troublée, je m’attendais à quelque chose de plus tangible, de plus concret… Aussitôt, la porte devient de bois ! Je tourne délicatement la clé dans la serrure et la porte s’ouvre dans un grincement éprouvant pour mes nerfs ! J’ai à peine le temps de penser que cela m’est insupportable qu’aussitôt le grincement devient chant du rossignol… Troublant, vraiment !

Devant moi, se trouve un dédale de chemins, tous de couleurs différents.

Je tourne la tête, et les chemins deviennent tableaux de maître, m’invitant au voyage.

Je tourne la tête de l’autre côté, et les chemins deviennent saveurs et parfums.

Une pensée surgit dans ma petite tête et aussitôt je la vois mise en œuvre devant mes yeux. Ce que je pense devient réalité… Ce que je crois devient réalité… Si j’osais, je dirais que tout cela est magique mais je sais bien que ce n’est pas le cas ! Il s’agit de possibles, de tous les possibles qui puissent exister, au-delà de toute imagination.

Je voudrais m’emparer de tout ce que je vois, les mettre au fond de mon cœur pour les garder toujours avec moi. Mais je sais déjà qu’ils sont au fond de moi..

Oui, tout est possible dans la vie, tout devient possible quand on y croit fort, fort, fort !

Je voudrais croire que le mal n’existe pas, mais hélas les épreuves font aussi partie des possibles.

Mais une réalité peut être remplacée par une autre, et si l’épreuve se fait parfois inévitable, il est possible de la surmonter, il est possible de se relever, il est possible de… car la vie n’est que possible !

Le secret de cette salle m’apparaît en lettres dorées : tout est possible, toujours !

Je sors de cette dernière salle, encore éblouie par toutes ces visions, le cœur emballé des possibles qui existent.

Mon bon Génie, tu as fait de moi un être humain heureux au-delà du possible… Demande-moi ce que tu veux, n’hésite pas, car je sais que si tout est possible, tout est encore bien meilleur quand il est offert avec le cœur !

Message de la plus haute importance !


qu’est ce que j’apprends ? qu’est ce que je viens de lire, là, chez Océanelle ??

vous n’êtes pas au courant ? allez voir là : http://oceanelle.wordpress.com/2011/11/27/bonsoir-aux-gribouilleursturlupines/

il faut attendre… les votes manquants !

j’ai juste un ptit message aux gribouilleurs turlupinés qui n’ont pas encore voté :

VOTEZ !!

je veux connaître les résultats !!!!

Allez, un ptit effort, trois textes favoris et hop le tour est joué !! car vous aussi, vous voulez connaître les résultats, non ??

Avoir turlupiné ainsi et être obligée d’attendre…

votez, votez, mais votez donc !!

vous avez jusqu’à ce soir !!

allez, hop, un ptit clic, trois numéros dans un mail, et c’est fait !

JE COMPTE SUR VOUS  !!!!

http://oceanelle.wordpress.com/2011/11/27/bonsoir-aux-gribouilleursturlupines/

Les turlupinades !


Les turlupineurs ont vraiment turlupiné, cette année !! Vous savez ?

Les turlupinades d’Océanelle !!

Les turlupineurs avaient pour mission de choisir trois clés sur tout un trousseau,

et après les avoir nommées, les turlupineurs devaient ouvrir la porte et raconter tout ce qu’ils découvraient derrière cette porte…

Je vous invite à aller lire toutes ces œuvres, toutes aussi différentes et intéressantes que leurs auteurs, et de voter pour vos trois champions !

Bonne lecture et bon vote !!!

oups, j’oubliais : voici le lien qui vous y mènera : http://oceanelle.wordpress.com/2011/11/21/turlupinade-vos-textes/

 

Turlupinades d’Océanelle–Texte n° 9


Sous les poutres du grenier, dans un lit de poussière,
Sous la lucarne, près de la malle aux vieilles armes,
Il était posé là, à même le sol,
Noué d’un ruban fané rouge grenat,
Le grand carton
Marqué de son prénom
« Lola »
Je me souvins alors, c’était le  printemps,
Il y a bien longtemps ,
Il faisait froid dehors…

Les oiseaux chantaient et les fleurs s’épanouissaient. Le soleil s’était levé avec le matin. Mon ventre était bien rond et elle me donnait des coups de pieds sans s’arrêter. Futur papa ne cessait de parler à mon ventre, comme si c’était une oreille, et toujours dans ces moments-là, elle s’arrêtait de bouger. Il mettait alors sa main sur mon petit ballon et elle venait s’y blottir tout doucement, comme si elle avait peur qu’il s’en aille. J’étais allongée depuis un bon mois, alors elle avait pris tout son aise. Nous ne savions pas quel prénom lui donner, n’étant jamais d’accord :

«  Océane ?

– Ah non ! On ne pourra même pas lui fêter sa fête, ce n’est pas dans le calendrier ! Baptistine ?

– Sûrement pas !!! »

Mais ce matin-là, ensemble, d’une même voix, nous avions dit : « Lola ? ». Et elle s’est étirée, nous montrant l’empreinte de son pied sous la peau de mon ventre. Il n’y avait plus de doute, ce serait Lola !

Je me suis assoupie, me sentant lasse. La journée se passa sans qu’elle ne se manifeste plus que cela. L’énergie me revenait toujours en fin de soirée. Je sentis mon ventre se durcir puis se relâcher, comme il le faisait déjà depuis quelques semaines, mais cette fois, cela me fit mal. Cela recommença au bout de 10 minutes. Je me crispai quand je la sentis arriver tout en essayant de me détendre. Futur papa me regardait assez mal à l’aise, devinant sans doute que le grand jour serait probablement une grande nuit. Nous n’avons pas eu le temps de partir à la maternité, tout juste celui d’appeler les pompiers. Lola était née !

Comme elle était belle… Ses dix petits doigts étaient parfaits… Ses yeux semblaient déjà tout savoir de sa vie à venir… C’est tout juste si elle a émis un vagissement.

Je soupire. Quel magnifique souvenir que celui-là, le jour où je suis devenue mère pour la première fois. Et dans six mois, ça va être le tour de ma belle Lola, ma petite Lola… Elle vient tout juste de me l’annoncer. A peine 20 ans et déjà future maman… J’attrape le carton, le descend dans ma chambre. Je l’ouvre délicatement : tout est là ! Ses premiers chaussons tricotés par ma grand-mère, sa première brassière, son premier bonnet… Que d’émotions !

Je n’ai plus qu’à tout laver, et lui préparer un album souvenir avec ses premiers vêtements. Je passe le relais. Je m’apprête à devenir grand-mère pour la première fois !

 

Pour ce texte, je suis montée sur le podium à la troisième place, avec 3 médailles d’or, 1 d’argent et 5 de bronze, et même encore maintenant, je n’en reviens toujours pas ! Ce texte, je l’avais écrit d’un jet, modifiant mon idée de départ d’un texte triste pour en faire un sur le thème de la naissance (d’une enfant, d’une mère, d’une grand-mère). J’ai beau le relire, je n’en suis toujours pas satisfaite, mais vous l’avez apprécié, ce qui me touche vraiment au coeur. Alors je vous envoie un immense

et un plus grand encore à Océanelle pour tout le travail qu’elle a accompli pour ses “Turlupinades” géniales !

Turlupinades d’Océanelle : texte n° 13


Sous les poutres du grenier, dans un lit de poussière,
Sous la lucarne, près de la malle aux vieilles armes,
Il était posé là, à même le sol,
Noué d’un ruban fané rouge grenat,
Le grand carton
Marqué de son prénom
« Lola »
Je me souvins alors, c’était le  printemps,
Il y a bien longtemps ,
Il faisait froid dehors…

Une à une, je mettais dans ce carton tout ce qui lui avait appartenu. Une à une comme autant d’épines qui me déchirait le cœur. Je n’en ai oublié aucune. Je les ai toutes empaquetées. Et je les ai mises dans ce grenier. Ses chaussons de danse ne danseraient plus pour moi. Son foulard en soie ne volerait plus dans le vent. Ses cahiers ne recevraient plus ses confidences. Elle était partie.

Je pris sa dernière lettre, où elle m’annonçait qu’elle ne reviendrait plus. Une lettre d’adieu à laquelle je n’avais accordé aucun crédit, persuadé qu’elle reviendrait, qu’elle me reviendrait. Mais je l’ai cherchée. Comme un fou, j’ai couru bravant tous les temps, bravant tous les gens. Je l’ai retrouvée.
Mais je suis arrivé trop tard. Elle ne voulait pas que je la voie dans ses derniers instants, elle ne voulait pas que je garde d’elle sa souffrance. Elle voulait que je me souvienne de son rire et de sa joie de vivre. Elle voulait que je garde le plus beau en oubliant le plus laid.

Mais elle n’avait pas compté sur la force de notre amour. Peu m’importait que je voie sa souffrance si j’étais auprès d’elle. Peu m’importait qu’elle ne soit pas forte.

J’ai juste eu le temps de m’allonger près d’elle, de l’entourer de mes bras et de lui dire combien je l’aime. Dans ses yeux, j’ai vu la reconnaissance. Un sourire est venu flirter avec son dernier soupir. Et elle est partie.

Aujourd’hui, cela fait vingt ans et je n’ai jamais cessé de t’aimer, ma Lola. Je n’ouvrirai jamais ce carton où j’ai enfermé mon cœur, ce jour de décembre où il faisait si froid dehors, ce jour de décembre où la vie a cessé d’être la vie.

 

Pour ce texte, j’ai reçu 3 médailles d’argent et 2 de bronze. Je vous remercie, vous qui avez voté pour moi ainsi que tous ceux qui ont pris le temps de lire,

et surtout j’adresse un grand merci à Océanelle pour cette “Turlupinade” que j’ai vraiment apprécié ! Vous trouverez le palmarès ici.

Les turlupinades d’Océanelle


Je vous adresse un appel pour les Turlupinades d’Océanelle.

Océanelle nous demande de voter pour notre Turlupinade d’Or, d’Argent et de Bronze, afin de départager les médailles.

Nous avons jusqu’à minuit pour voter. J’ai voté ce matin, et demande à vous, blogonautes de passage ou non :

-  d’aller lire les textes que vous trouverez ici,

– et de déposer vos votes de cette façon : en lui envoyant vos trois textes préférés à son adresse mel, toutes infos ici

Un grand merci par avance pour votre participation.

Quel temps fait-il chez moi ?

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