parce que je ne sais rien faire d’autre


parce que je ne sais pas où tout ça va finir…

parce que ce qu’ils vivent est insupportable… et bien plus qu’angoissant…

parce que la terre continue de trembler, encore et encore…

parce que les réacteurs nucléaires s’emballent et explosent…

parce que je ne peux rien faire contre des particules radio-actives…

parce que je ne sais rien faire d’autre que ça…

 

en union avec le Japon

en union avec tous ceux qui souffrent

je garde l’espoir que la vie sera la plus forte

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Pour le Japon


Ce soir, comme tous les jours depuis le séisme et le tsunami, mes pensées vont pour le Japon où les évènements ressemblent à la fin du monde.

Ce soir, je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui ont survécu à cette incroyable épreuve de la vie comme à ceux qui ont péri devant la violence, le déchainement de la nature, de penser à ceux qui ont tout perdu.

Ce soir, comme eux, je redoute un nouveau séisme, je redoute un autre tsunami, j’ai peur de l’explosion nucléaire, je crains que la pluie ne contamine hommes et terre… Comme eux…

Ce soir, j’ai envie de croire encore aux miracles, j’ai vraiment envie de croire en l’espoir, comme cet homme de 60 ans qui a survécu pendant deux jours en mer, assis sur le toit de sa maison…

Ce soir, je suis en union avec le Japon.

Et pour voir des photos avant-après les séismes-tsunami, sur le site du new-york times, cliquez ici

 

Les photos ont été trouvées sur le net, les adresses url vous ramènent sur les sites où je les ai trouvées.

"Les Nautiliens de la Baie des naufragés" de Marie-Ange


Pour l’atelier textophoto n°2 de Mariessourire

Ce jour-là, il était parti pêcher de bonne heure. Son bateau était ancré dans la Baie des Naufragés. Le temps semblait complice. Il appréciait de s’isoler un peu, loin du bruit et des soucis quotidiens. Il avait sorti tranquillement tout son matériel de pêche sur le pont et, une fois ses lignes en place, il décapsula une canette de bière et la savoura très lentement. C’est en remarquant que la mer semblait comme aspirée par une pompe gigantesque et que son bateau venait soudain de rompre ses amarres, qu’il fut parcouru d’un frisson d’horreur. Il n’eût que le temps de s’enfermer à l’intérieur de la cabine, lorsque son bateau fut englouti. Pris d’un malaise, il perdit aussitôt connaissance. C’était le dernier souvenir qui lui revenait à l’esprit, maintenant, alors qu’il tentait d’ouvrir les yeux et de bouger son corps endolori. Ses oreilles bourdonnaient et il était pris de tremblements qui lui parcouraient le corps depuis les jambes jusqu’aux épaules. Il prit enfin conscience qu’un silence pesant régnait autour de lui, comme une chappe de plomb et qu’il avait très froid. "Il fait nuit", constatait-il, toujours étonné de se retrouver dans sa cabine de bateau, où régnait un désordre indescriptible. Il s’approcha plus près d’un des hublots et recula, effrayé. Il venait d’apercevoir des formes floues, qui bougeaient derrière le vitrage. C’était glauque mais ça bougeait bel et bien. "C’est un cauchemar" . "Qu’est-ce-que je fiche ici ?" Mais la réalité était bien là. Il eût envie de pleurer, lui, l’homme fort. Il laissa les larmes couler sur ses joues creuses et mal rasées. Abandon, peur, grande solitude l’étreignaient…Il en était rendu à ce stade de ses angoisses, lorsque la porte de sa cabine s’ouvrit doucement. Une forme lumineuse s’insinua dans la pièce sombre. Elle était mouvante, se composant de toutes petites poussières dorées. Très choqué, il avait du mal à réaliser ce qui se passait et fut encore plus surpris d’entendre une voix l’inviter à sortir de cette pièce. En titubant, il se décida à la suivre tout en enjambant à son tour le pont qui tanguait un peu et se retrouva dans un long tunnel. Il venait de réaliser que son bateau était donc enfoui dans l’eau d’un côté et pas de l’autre…Etrange situation…mais au point où il en était… Des torches fixées sur les parois brûlaient et apportaient un peu de lumière. Il marchait en écrasant des coquillages, sous les semelles de ses bottes en plastique et les craquements lui portaient sur les nerfs. Une salle voûtée se dessina devant lui. Un feu dans la cheminée le réconforta. Tout de suite, il se rapprocha de lui, tendant ses mains au-dessus des flammes. Ce n’est qu’après qu’il réalisa qu’on l’observait. Tout un groupe de personnages dorés le dévisageait. On lui apporta à boire et à manger. Le ballet ne cessa que lorsqu’il fut rassasié. "Je ne vous connais pas, mais je voulais vous remercier pour ce chaleureux accueil", bredouilla t-il, persuadé que personne ne comprendrait ses phrases. "Nous sommes les Nautiliens de la Baie des Naufragés", dirent-ils. "Il y a de longues années, ici même, nos bateaux furent pris dans une forte tempête et toute notre flotte de vaisseaux coula. Des êtres étranges nous sauvèrent in-extrémis et nous offrirent l’hospitalité en ces lieux tenus secrets. Depuis, nous sommes immortels. Il semblerait qu’un tsunami est drossé vos côtes et qu’il ait précipité votre embarcation par le fond. Nous avons l’habitude de vivre parmi les épaves éclatées, aux coques éventrées, qui forment un immense cimetière déprimant de bateaux fantômes. Votre épave a été coincée entre notre repaire marin et une anfractuosité rocheuse". Insensiblement, ils avaient l’air de s’entendre, et une sérénité appréciable régnait dans la pièce. "Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous venez de faire", dit-il, la gorge nouée par l’émotion. "Nous allons vous ramener sur la plage. Mais hélas, votre bateau restera là, parmi les autres épaves !" Longtemps, ils le firent marcher dans une impressionnante et grande buse en béton qui devait, en principe, le conduire à bon port… Une fois que l’ouverture de la lourde porte de sécurité fut actionnée, un beau rayon de soleil pénétra le tunnel et inonda son visage. L’air frais fut le bienvenu. Il se retourna juste pour leur dire adieu et les voir disparaître discrètement. Il reconnut aussitôt l’emplacement où il se trouvait. C’était une des grottes de la Baie des Naufragés. Le sol était jonché d’objets hétéroclites amenés par la tempête ou le tsunami. Il fut horrifié, en marchant sur sa plage, de constater le grand désordre qui régnait partout : bateaux fracassés, pontons brisés, bois flottants, … Son coeur se serra. "Et là-haut ? sur la falaise ? y trouverait-il signe de vie ? sa maison serait-elle encore debout ?" Il tremblait et ses pas se firent lourds. Il chemina sur un petit sentier étroit, recouvert de coquilles d’huîtres brisées, dont les bords avaient leurs herbes hautes complètement desséchées et brûlées, par le sel marin. Le ciel était pourtant redevenu normal. Le soleil brillait. Il vit enfin que son habitation était toujours là, comme si rien ne s’était passé… Il s’assit sur le pas de sa porte, épuisé. Une jeep de l’armée se gara pas loin de sa maison et on lui cria : "Besoin d’aide ?" Il fit non de la tête et se mit à prier…

Quel temps fait-il chez moi ?

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