Nuit de neige


La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.

Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.
L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l’horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,
Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur œil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.

Guy de MAUPASSANT

Et les autres visiteurs sont :


 

un moineau friquet (ils arrivent en bandes, mais sont très très rapides, il faut être là au bon moment et surtout, surtout, ne pas bouger d’un cil…) :

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un rouge-gorge (alors lui, pour le photographier… il est très malin, a toujours un œil qui traine vers la fenêtre ! il est vraiment intelligent !) :

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un accenteur moucheté (il est gourmand, ce qui m’a aidé ! mais qu’est ce qu’il est peureux !) :

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une mésange noire (elle ne sort pas sans son beau costume ! sourire) :

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et bien entendu, la mésange bleue (oui, celle-là qui est venue toquer à la fenêtre !) :

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Le Chant des oiseaux


Il fait beau ce soir, les oiseaux chantent d’un cœur joyeux. Chacun a trouvé sa chacune et il fait plaisir de les voir voler en couple, l’un attendant l’autre, l’autre attentionné à l’un.

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Les oiseaux chantent depuis l’aube, avant même le premier rayon de soleil, vous savez cette heure si spéciale, cette heure bleue. Les entendre de bon matin est un pur ravissement, ils vous amènent en douceur à cet état de conscience et le réveil se fait alors tendre et joyeux.

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Les merles sifflent à qui mieux mieux, pendant que les tourterelles roucoulent à n’en plus finir. Et que dire du coucou… Tiens, je n’avais pas de sou dans ma poche la première fois que je l’ai entendu cette année ! Et zut !! Je n’aurais pas d’argent pendant toute une année… Vivement l’année prochaine !

Même le rouge-gorge vient enchanter le jardin de son chant mélodieux.

Qu’elle est belle cette zénitude dans leur chant… Qu’il est beau le bonheur de les voir s’époumoner d’un arbre à un autre…

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Même le geai des forêts vient me réveiller de bon matin, son cri est assez spécial, au départ, je trouvais qu’il ressemblait à un singe qui crie. On dira juste que je ne trouve pas son « chant » vraiment harmonieux, mais il n’est pas criard pour autant… Ce qui n’est pas le cas de la pie ! Ah la la, que les pies sont bavardes !! Et têtues avec ça ! Avec leurs yeux, avec leur attitude, elles me disent qu’elles ne se tairont pas, et d’autant moins qu’elles me disent : « Tu vois là-bas la charmante demoiselle pie ? Et bien, j’irais bien lui conter fleurette ! Alors je n’ai pas le temps de me taire sinon elle en choisira un autre… »

Le soir, les étourneaux dans leurs beaux plumages passent… Ils piaillent, piaillent tous ensemble, un pour tous et tous pour un, telle est leur devise ! Nous, les humains, nous n’avons rien inventé, je vous le dis !

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La nuit, tout parait plus calme, mais c’est sans compter la chouette qui hulule dans la forêt, guettant un autre hululement en écho… Les chauves-souris passent, peut-être parlent-elles, mais à leurs sons, je suis sourde ! Et finalement, je préfère encore entendre mes petits moineaux, mes belles mésanges aux couleurs chatoyantes à toute heure du jour.

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Les oiseaux savent comme la vie est belle et peut être gaie si nous savons profiter du moment qui passe. Pourquoi penser à la pluie d’orage sensée venir nous inonder quand le soleil se fait chaud et que les nuages sont partis avec l’océan à la marée basse ? Pourquoi repenser à ce triste hiver si froid et si neigeux ? Après tout, les hommes ont bien su les nourrir, voilà ce qui compte vraiment…

Oh ? Voilà que Dame Poule caquète à n’en plus finir … Comme elle est heureuse d’avoir pondu son œuf ! Dame Poule parle fort quand elle est contente, mais que dire du « Cocorico » du mâle du poulailler ? Oui, ce cocorico de l’aurore, tonitruant, que Sire Coq est fier d’avoir poussé, et de nous avoir poussé hors du lit aussi…

En fait, ce que je n’ai pas encore entendu cette année, c’est les petits « pioupious » des oisillons réclamant leur becquée. Cela ne saurait tarder, je pense.

Voilà que passent au-dessus de ma tête trois buses, elles doivent nicher par ici, car je les vois souvent qui planent en tournant juste au-dessus des arbres. Elles sont majestueuses, calmes…

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Le chant de tous les oiseaux nous apporte la vie dans la maison, dans nos journées si stressées, si vite passées, si soucieuses parfois aussi. C’est une vraie pause remplie de sérénité, j’oserai même dire de ressourcement.

Enfin, tant que les oiseaux ne se chamaillent pas pour une miette, car même chez les oiseaux, la loi du talion prévaut : seul le plus fort aura le droit de manger la toute petite miette ou le pauvre ver de terre qui a montré le bout de son nez… Quand ils se chamaillent, ils crient à tue-tête, s’empêchent de se poser sur le bout de la branche au point même d’oublier de surveiller le festin qu’un rouge-gorge qui passait par là aura tôt fait d’avaler…

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Mais, j’allais oublier de vous parler de ces magnifiques oiseaux… Les mouettes ? Non, les hirondelles, vives, gracieuses, qui nichent dans les toits des maisons, et qui le soir tombé n’ont trouvé de meilleur perchoir que la pinasse dans le port sur la Leyre, ce port sur une eau douce à marée descendante et sur une eau saumâtre à marée montante où les pêcheurs se régalent…

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Quelques cygnes nous emmènent dans le delta. La Leyre nous emmène sur le Bassin d’Arcachon où le parfum iodé des algues plane…

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Et les cigognes volent en caquetant au-dessus de nos têtes, les hérons cherchent dans la vase de délicieuses petites choses, les foulques se réunissent en bande et font tout ensemble…et se mêlent aux canards et aux pigeons.  

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Comme il fait bon vivre près de la nature… La vie serait idyllique s’il n’y avait pas de moustiques !

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tiens ? j’ai de la visite !!


madame et monsieur moineau s’invitent au festin …

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suivie par une petite mésange …

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mais, c’est que ça a l’air bon tout ça !!

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et là, combien sont-ils ? (sans compter ceux qui mangent par-terre !)

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attention un chat arrive … vite on s’arrache !!

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Quel temps fait-il chez moi ?

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