Lettre au Père Noël


Lettre au Père Noël

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LA LETTRE de Makaulaya


Pour L’atelier textophoto n°2 de Mariessourire

Photo n° 1

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Le facteur m’a enfin donnée la lettre tant attendue.

Je me suis assise dans le fauteuil près de la fenêtre.

Presque à mes pieds s’étend la plage vidée de toute son eau, c’est marée basse .

J’hésite à prendre connaissance de son contenu.

Mon regard s’évade vers la plage comme pour retarder ce moment, où toute ma vie va être transformée.

Que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle.

La marée a tout emporté ce matin, révélant des traces sur le sable.

Les algues en tas, comme laissées pour compte,

Un mince filet d’eau, mais vif encore ,coule encore, il court dans le chenal , vers un ailleurs.

Il ne veut pas rester seul  surtout !! .

Des traces de pas dans le sable semblent au contraire, rassurer, être comme un ancrage dans le sol.

Comme une vie tranquille, sûre, joyeuse qui calme  les bonds désordonnés de mon coeur.

Qu’y a t’il dans cette lettre ? ma vie en dépend……

Le ciel si bleu par endroit, si chargé de nuages dans d’autres, comme ma vie en somme.

Dans cette lettre le bleu sera plus important que le gris des nuages chargés de menaces!!!

Ou…….

Allez, il faut me décider, lentement, j’ouvre la missive, je tremble, mon coeur fait des bonds !!

j’oublie de respirer, et ….

C’est le bleu du ciel, qui éclate dans dans mon coeur, ma tête, mes bras , mes pieds,

Dans mon corps qui saute de joie, comme un coucher de soleil sur l’océan!!

si merveilleux,

La vie comme une marée, me comble de promesses !!

Et, je sors, je vais courir, décharger mes émotions, faire mes traces sur le sable, vers un autre demain dans l’éclat du soleil levant .

Makaulaya

Vacances de Noël


Certains partent, d’autres s’apprêtent à recevoir. Une semaine de folie, une semaine placée sous le signe de la trêve de Noël.

Les enfants espèrent que leur lettre est bien arrivée au Père Noël.

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Le sapin est prêt à accueillir les cadeaux à ses pieds. Les enfants l’aiment illuminé, tout décoré…

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Alors, pour ceux qui ne reviendront qu’après les vacances, je leur souhaite de belles, de merveilleuses fêtes de fin d’année. Profitez, profitez de chaque instant !

Pour les autres, nous nous tiendrons compagnie…

Ne lui dis jamais que…


Atelier Semaine 12 Année 2 de Ghislaine

« Ne lui dis jamais que je l’aime, tu entends ? Ce serait insupportable pour elle !

– J’entends, oui, j’entends, mais je ne comprends pas ! Rappelle-moi ? Elle n’est pas celle pour qui tu as envie de vivre ? Elle n’est pas celle que tu as toujours voulu rencontrer ? Moi, ta sœur, je vois ce que tu es devenu depuis que tu l’as croisée en bas de chez toi ! Rappelle-toi ! »

Ces phrases ne cessent de me hanter ce soir où je n’ai pas le moral, seul dans ce bar, en compagnie d’un énième verre de bière.

Je ne vois qu’une solution : il ne me reste qu’à écrire une lettre et rentrer me coucher dans cet hôtel minable. Je demande une feuille de papier et un stylo au barman qui me regarde d’un air étonné mais me donne ce dont j’ai besoin.

« Ma sœur chérie,

Oui, je me rappelle chaque détail de cet instant magique, elle dans sa robe bleue flottant au vent, son chignon qui menaçait de tomber à chaque pas qu’elle faisait mais qui restait mystérieusement en place.

Je me souviens de tout, de son parfum, de son grand jour où elle a su qu’elle était éditée, et de la fête qui a suivi. Je me souviens de son baiser sur ma joue, de sa peau si douce qu’elle m’attirait irrésistiblement.

Mais, ma sœur chérie, tu ne sais pas tout. Elle n’est pas que la femme de ma vie. Elle est surtout la femme de mon patron et elle ne le quittera jamais. Je le sais, elle me l’a dit.

Elle ne me pardonnera jamais ce que j’ai fait. Elle ne sait pas encore que c’est moi, elle le saura bientôt, lors du jugement.

Elle me verra alors comme un monstre, celui que j’ai été, et cette image supplantera celle du beau et sympathique jeune homme qui se mettrait en quatre pour un sourire de sa part.

Pourquoi ai-je dénoncé mon patron ? C’était vrai mais j’ai causé sa tentative de suicide qui a fait de lui cette pauvre âme misérable.

Elle ne me pardonnera jamais.

Elle ne saura jamais combien je regrette.

Elle ne saura jamais combien je l’aime, et que cet amour unique est celui que nous cherchons tous.

Pardonne-moi, toi que j’aime si fort, et tiens ta promesse, ne lui dis jamais que je l’ai aimé de toute mon âme, de tout mon cœur.

Nathan »

Je pose le stylo sur le bar, mets la lettre dans la poche de mon jeans, remets ma veste sur les épaules et sors. Il fait froid. C’est un temps idéal pour mourir.

Je traverse sans regarder.

Le choc.

Le noir.

Enfin, je suis bien, enfin…

Quel temps fait-il chez moi ?

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