La suite de mon grenier est arrivée !


Vous avez peut-être remarqué que les pages de ce blog bougent… C’est normal, c’est une nouvelle année, le blog avait besoin d’être aéré, secoué ! Soyez curieux, promenez-vous, peut-être découvrirez-vous une nouveauté aujourd’hui, demain,…

Vous avez aussi sans doute attendu un nouvel épisode hier, qui n’est pas arrivé… J’en suis désolée ! Le temps a joué contre moi, et j’ai perdu !! rires

Mais tout n’est pas perdu ! Car ça y est, la suite de mon grenier, mon chat, mon arbre et moi est arrivée !! En voici un extrait :

“Il me propose une brioche, je mords dedans avec volupté. Alors que je me fais la réflexion que les aventures des quatre éléments ne sont sûrement pas là par hasard mais que j’y penserai plus tard – étant accaparée par Lui, l’Homme – le chat se plante à côté de ma chaise, miaule pour attirer mon attention et me regarde avec insistance… Qu’est-ce qui lui arrive encore ? Il veut une bouchée de ma brioche ? Quel gourmand !

Je regarde amoureusement les yeux de l’Homme et à ce moment-là je capte un éclat métallique dans le bleu doré de ses prunelles. Le chat saute sur mes genoux avec un miaulement aigu et désespéré, et frappe avec force de sa patte gauche le morceau de brioche que je tiens dans ma main. Surprise par la réaction du chat, je laisse tomber par-terre la brioche. A ce moment-là, Lui, l’Homme, a un geste agacé et, dans ses yeux, passe une frustration le temps d’un éclair. Le doute m’envahit d’un coup… La prophétie…

D’un geste, je me mets debout, faisant tomber le chat qui ronronne comme un moteur diésel. Ma chaise tombe dans un craquement sinistre. Je ne peux m’empêcher de recracher le morceau de brioche encore dans ma bouche.

“Qu’as-tu fait ?” lui demandé-je sur un ton autoritaire. Ma voix…”

Vous avez envie de lire la suite ? Vous la trouverez ICI ! Bonne lecture !

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Je ferme les yeux, ouvre la bouche, et avale…


Je ferme les yeux. Il me semble entendre un rire sardonique dans ce grand bleu si sombre… J’ouvre grand la bouche, j’ai besoin de respirer ! J’avale… une grande bouffée d’air…  A ma plus grande surprise ! Je regarde vers le fond de mon grenier et je Le trouve, Lui, debout, tout à fait amusé de ma tête piteuse…

J’ai froid… C’est normal, je suis toute mouillée !

Mouillée ? Dans mon grenier ?? Et mes chaussons, disparus ! Je dégouline, Il rit de ma mine décomposée… Je L’envoie chercher une serviette ; je ne peux descendre les escaliers en bois dans cet état. Je vais glisser, tomber, me rompre le cou… Et là, j’ai un peu ma dose d’évènements contraires à ma vie !

Je me lève, les jambes un peu vacillantes. Quelque chose de froid touche ma cuisse. C’est mon épée… Je ne comprends pas grand chose. Je suis dans mon grenier, ça, c’est la réalité. Je dirais même que je ne l’ai pas quitté… Et pourtant je suis trempée comme une souche et suis pieds nus… et je porte une épée ! Elle est magnifique, toute argentée… avec un éclat grenat, assez étrange ! Peut-être a-t-elle un rapport avec mon grimoire ?

Mon grimoire enchanté ! Où est-il ? Je ne le vois plus ! Je cherche le berceau, mais même lui semble s’être évaporé… Reste le chat, qui a ses yeux de hibou, et qui se lèche, se lèche… A nouveau, j’entends la voix chantante : “Tu t’en es bien sortie, ma fille ! La prochaine fois, ça ira encore mieux !”.

La prochaine fois ? Ah non alors, hors de question ! Mais la voix chantante rit et son rire ressemble à une cascade d’eau fraiche. Je sais maintenant à qui cette voix appartient : à mon vieux chêne ! Elle était avec moi pendant tout le temps de cette aventure. Je n’ai donc pas rêvé… Il n’empêche qu’il reste un mystère : pourquoi mon grimoire a-t-il disparu ? A qui appartenait ce rire sardonique ? Pourquoi était-Il là à mon retour dans le grenier avec cet air amusé ?

Le voilà justement qui arrive avec un peignoir et des chaussons secs, moelleux, chauds, confortables… Mmm que j’aime ça ! Que je L’aime, Lui ! Je m’emmitoufle avec plaisir, serrant contre ma gorge la douceur de l’éponge du peignoir. Il m’attire à Lui, me vole un baiser, puis nous descendons dans l’espace vie de ma petite maison-champignon, comme Il l’appelle. Pendant que je me change, Il me prépare un chocolat chaud. Quel amour que cet homme-là !

Maintenant que j’y réfléchis, je remarque une chose qui aurait dû me sauter aux yeux. D’abord, il y a eu la tempête et l’oiseau. C’était l’Air. Puis est venu le dragon cracheur de feu. Le Feu. Ensuite, un sable mouvant. La Terre. Et pour finir, la mer. L’Eau. A chaque combat correspondait un des quatre éléments.

Il me propose une brioche, je mords dedans avec volupté. Je réfléchirai à tout ça demain… Peut-être… J’ai là des choses plus importantes à faire. Enfin juste une !

J’ouvre les yeux et je découvre avec horreur que je suis…


J’ouvre les yeux et je découvre avec horreur que je suis embourbée dans de la terre boueuse. Dégoûtant ! Je remue pour essayer de me dégager mais plus je bouge et plus je m’enfonce.

Un sable mouvant !

Je regarde le fond de mon grenier dans l’espoir que ce ne soit qu’une illusion, mais je suis entourée d’arbres morts qui encerclent cette mare de boue qui m’aspire inéluctablement vers le fond. L’oppression est une sensation réelle.

La panique me fait mouiller les yeux. Je ne sais pas quoi faire à part rester immobile. On ne va pas me retrouver, c’est certain. De qui puis-je attendre de l’aide puisque j’étais dans mon grenier et que je ne sais même pas où je me trouve ? Quel est ce mystérieux sort qui m’empêche de revenir à ma vraie vie ?

“Reprends-toi ma fille” murmure une voix chantante au-dessus de ma tête. “Tu peux y arriver, tu peux le faire ! Fais-toi confiance, tu sais comment faire pour te sortir de là.”

Je ne sais pas qui me parle, je ne la vois pas, mais cette voix me fait beaucoup de bien. Pour cesser cette panique qui me fait battre le coeur si vite, j’inspire profondément et j’expire doucement, me concentrant sur ma respiration.

Et là, je sais comment faire. Bien sûr que je le sais ! Je l’ai toujours su, c’était au fond de moi, datant de l’époque de mon apprentissage en tant que sorcière. C’était mon épreuve d’initiation… Voyons, il me faut un bout de bois. Je tends la main vers les branches les plus proches de moi.

Je m’étire tout en essayant de ne pas bouger afin de ne pas m’enfoncer. Après plusieurs tentatives infructueuses, j’arrive enfin à attraper une branche. Je tire, elle vient à moi. Enfin, j’entrevois une porte de sortie à cette situation !

Je pose la branche à plat devant moi, en la tenant par les deux mains. Puis je m’appuie dessus tout en m’allongeant et gigotant comme un ver de terre. Je finis par m’extirper, au prix de mes chaussons, tant pis ! Je rampe doucement vers la terre ferme et me crois sauvée quand tout à coup…

Devant moi, se trouve…


Devant moi se trouve un dragon ! Plus trace de l’oiseau… Si mes pieds se trouvent toujours sur le sol du grenier, le dragon, lui, se trouve en haut d’une montagne…

Quel est donc ce tour de passe-passe ?

Le dragon m’aperçoit à l’instant même où je me redresse de toute ma hauteur. Il prend une énorme inspiration. Puis il souffle de tous ses naseaux un feu brûlant… Je n’ai le temps que de me mettre à l’abri derrière une vieille poubelle en métal qui, avant de devenir incandescente, me protège bien.

A nouveau, il inspire profondément. Là, je sais ce qui m’attend ! Heureusement que je connais mon grenier par coeur ! Je prends mon élan au moment où quelques flammèches sortent de son museau noir de cendres. Je saute sur la vieille et large poutre qui se trouve au-dessus de moi. Il était temps, une demi-seconde de plus et je ressemblais à un vulgaire poulet grillé !! (pardon pour les poulets….). Cette poutre me cache plutôt bien, et si moi je le vois, ce n’est pas apparemment son cas.

Le dragon a été surpris par ma réaction, il halète et me cherche du regard. Je cherche une issue de secours mais hélas, à part ce petit bout de grenier dans lequel se trouve le berceau, mon chat et mon grimoire enchanté, il n’y a que de la montagne escarpée… Mon cerveau réfléchit à toute allure à la solution qu’il me faut trouver. Puis soudain, une idée germe ! Le dragon s’ébroue de contrariété. Je crois qu’il n’a pas un bon odorat pour ne pas me trouver…

Mais à cet instant, ses yeux captent l’éclat de ma vieille épée que je n’ai pas lâchée. Il prend à nouveau son inspiration. Je saute et atterrit sur sa tête. Son ventre se dégonfle aussitôt. Il secoue sa tête mais je me cramponne aux écailles de son cou. Il balance une fois de plus sa tête tout en grondant. Mais quelle folie j’ai eue de me lancer à l’attaque ! Je n’en sortirai pas vivante !

Je glisse le long de son cou, me sentant plus vulnérable que jamais. Sous mon ventre, je sens une palpitation régulière. L’écaille la protégeant est toute fine… Il baisse la tête en ouvrant la gueule. Cela me terrifie de voir toutes ses grosses dents tranchantes, sans compter l’odeur de brûlé… Il claque des dents tout en essayant de m’attraper. Je lâche une main, prend mon épée… Les gouttes de sueur tombent sur mon visage. C’est que c’est une vraie bouillote, ce dragon !

Profitant de l’immobilité toute relative du monstre, je pousse sur mes jambes et me retrouve en appui sur une main et mes deux pieds. Je plante l’épée de toutes mes forces à l’endroit de la palpitation. Le dragon pousse un cri de douleur déchirant en levant les yeux vers le ciel. Puis il tombe. Sur moi. Son poids m’écrase. Je vais mourir.

Soudainement, je ne sens plus le monstre sur moi sauf la pression sur ma poitrine qui est un véritable étau. Je pense aussitôt que je suis morte, il ne peut en être autrement. Mais j’entends dans mes oreilles battre mon coeur. J’ouvre les yeux et je découvre avec horreur que je suis …

Mon univers


J’ai passé ma journée d’hier à me remettre en question. Certains aspects de ma vie s’éclairent désormais de cette lumière nouvelle et tout parait si logique à présent ! En moi, je sens cette puissance qui s’éveille, et avec elle, les connaissances me reviennent petit à petit… C’est à la fois excitant et effrayant…

Mon chat noir se prélasse au soleil. Ses yeux verts de hibou me regardent avec tendresse, comme une mère peut regarder sa progéniture. J’ai toujours eu des chats, mais c’est le seul noir que j’ai eu, et c’est le seul avec qui j’ai un lien si fort qu’on sait ce que l’autre ressent. Aujourd’hui, je sais que c’est parce qu’il est mon familier. Il a toujours été présent, sous une forme ou une autre, toujours près de moi. Aujourd’hui il est chat parce que la prédiction l’a voulu ainsi : “Elle se souviendra qui elle est et son chat la guidera vers la victoire contre les ténèbres”. Le problème des ténèbres, c’est qu’Il en est le maître !

Pourquoi Lui ?

Je suis remontée dans mon grenier pour y trouver la réponse dans mon grimoire enchanté. Il porte bien son nom, celui-là ! Je l’ai retrouvé au-dessus du berceau, flamboyant comme jamais. Et le berceau était de nouveau comme je l’avais trouvé hier : repoussant de saleté et en piteux état… Je ne comprends pas !

Quand il m’a vu, le Grimoire s’est posé à terre, ouvrant une page, m’invitant à la lire. Je suis stupéfaite ! Il lit dans mes pensées ! Ce Grimoire et moi ne formons qu’un par moments ! Pourquoi Lui ? Parce qu’une victoire est bien plus facile contre un inconnu que contre la personne que l’on chérit le plus au monde… Partir en guerre contre Lui, ça n’a aucun sens ! Aucun… Mais partir en guerre contre le Maître des Ténèbres, voilà qui a du sens ! Comment a-t-il pu me duper à ce point ?

Quand il viendra, il me faudra être prudente, ne pas dévoiler celle que je suis vraiment. Maintenant que j’y pense, s’Il est charismatique, c’est qu’Il a compris que je ne résisterai pas en tant que femme à son pouvoir de séduction… Et quoi de mieux que d’avoir son ennemi à portée de main, de savoir ce qu’il fait à chaque instant… Tout s’éclaire encore plus… et tout me fait si mal ! J’aurais voulu ne pas savoir. J’aurai voulu ne pas être celle que je suis : une sorcière… avec un chat noir ! Vous voyez ? Je suis un préjugé vivant…

Je viens de me faire la réflexion que mon chat ne monte jamais dans le grenier alors que je l’aperçois parfois sur le toit de la maison. Je m’approche de la lucarne, la vitre n’est pas brisée. Mais la branche de mon Arbre, mon Chêne, se balance au-dessus des tuiles. Je ressens sa présence comme si elle était dans le grenier. Et mon chat crapahute souvent sur elle…

Je tends la main vers elle, je sens la vibration qu’elle émet : toute d’encouragement et d’apaisement, elle me dit de vivre un jour à la fois, de n’être qu’au moment présent et en ce lieu-ci au lieu de me jeter corps et âme dans un futur que je ne connais pas et un passé qui n’existe plus ! Elle est la sagesse même.

Mon univers  ? Un grenier, un arbre, un chat… Voilà mes armes avec lesquelles il me faudra combattre ! Elle rajoute : “et ton don, surtout, ne l’oublie jamais !”

Quel temps fait-il chez moi ?

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