Elle face à lui


 Une nouvelle moisson de mots est arrivée chez Olivia, et ça faisait longtemps que l’envie me titillait d’écrire avec sa nouvelle récolte mais l’inspiration ne venait pas…

Aujourd’hui, ma muse m’a visité… C’est différent de ce que j’écris d’habitude mais bon… ça a le mérite d’exister ! Les mots récoltés sont écrits en gras.

Bonne lecture !!

Elle est installée sur sa chaise, stylo en main pour imiter sa signature, mais tellement épuisée qu’elle oublie de mettre la virgule après son nom. L’ordre de mobilisation ne vient pas d’elle, mais de lui, et comme d’habitude, il n’est jamais là pour l’administratif !

Elle reste dans sa solitude malgré sa promotion récente. Promotion, tu parles ! Elle avait cru, elle avait espéré qu’il changerait de position, mais il reste perdu dans son égarement, voulant tellement rester dans la tradition tout en étant dans la modernité. Il se voit déjà sur le balcon, adressant son discours de remerciement à ceux qui l’auraient élu, et si pour un peu il bredouille, tant mieux ! Cela sera mis sur le compte de l’émotion ! Elle soupire, car il l’avait chargé, évidemment, de lui préparer son oral… Sa dévotion la perdra ! En réalité, la véritable héroïne, c’est elle ! Elle qui lui fait tout, lui prépare tout, lui donne le chemin à suivre…

Elle n’a qu’une envie, celle d’une jettatura dont la blessure ne serait pas mortelle mais lui ouvrirait les yeux sur l’écran factice de sa vie. Il était devenu amer mais en public, cela ne transparaissait pas, tant il semblait enjoué ! La lutte pour le pouvoir est terrible et ne permet guère d’extravagance.

Dehors, le printemps est déjà là, le cochon grogneur doit copuler dans sa porcherie. Un aboiement se fait entendre quand un cycliste passe trop près du jardin.

Elle se lève, ferme sa fenêtre. Trop de cacophonie. Elle ne veut plus rien entendre du monde du dehors, tant sa lassitude est grande. Prise d’un tremblement inexplicable, elle se retourne pour le voir debout, près d’elle, bien trop près… Il la regarde et la jauge, d’un sourire féroce. Elle bafouille un vague bonjour mais un grésillement la surprend, un talkie-walkie annonce : « Pour Aigle dans la brousse : lapin au terrier, je répète lapin au terrier ». Il répond : « Je sais, je suis dans le terrier » et il lui attrape la main.

« Chérie, je sais que je t’en ai demandé beaucoup ces derniers mois : accepterais-tu de me rendre la liberté ? »

Ce furent les derniers mots qu’elle entendit…

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Quel temps fait-il chez moi ?

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