Citation du jour : l’accomplissement


« Le rêve est au départ. Le désir est son moyen. L’acte est son présent. Le sourire est à la fin. Son nom est l’accomplissement. »
Anonyme
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A tous ceux qui partent


 

Et revenez vite !! Je vous attends !

Le Départ


Je finis la dernière cuillerée de la compote. Les repas à l’hôpital sont réputés pour être fades, mais là, j’avoue, j’ai trouvé ça plutôt bon. Peut-être parce que j’avais grand faim ! Je me demande si cette compote n’est pas faite maison, elle fond dans la bouche délicieusement.

On toque à la porte qui s’ouvre sur une blouse blanche, particulièrement attrayante et souriante.

« Bonjour Monsieur DUPIN ! me lance-t-elle.

– Bonjour Mademoiselle…

– Je suis Capucine et je viens vous ramener chez vous. Peut-être vous rappelez-vous de moi ?

– Non, Mademoiselle, je ne me souviens pas de vous, mais avec toutes les blouses qui vont et viennent ici, il est possible que je vous ai déjà vu ? ».

Elle me regarde étrangement, comme si elle voulait sonder mon âme. Son regard est vraiment pénétrant, il rentre par mes yeux et ses yeux cherchent une réponse à une question que je ne connais pas. Ses yeux sont bleu-vert, couleur outremer. J’ai l’impression qu’un peu d’océan entre en moi et cela me trouble. Son regard est pénétrant mais non insistant. Il vient de s’écouler un temps infini, du moins me semble-t-il.

Elle reprend, d’un ton professionnel mais gardant son sourire :

« C’est bien possible en effet mais là, il est l’heure de nous en aller. Avez-vous préparé vos affaires ?

– Euh.. Oui, je n’ai pas grand-chose de toute façon.

– Et si vous faisiez un dernier tour ? Regardez dans votre placard, dans la table de chevet et à la salle de bains, sait-on jamais. »

Et joignant le geste à la parole, elle prend mon sac et le pose sur le lit. Elle m’attend. J’ouvre le placard, a priori rien n’est à moi. Dans mon dos, mon voisin de chambre prend la parole :

« Nathan ? Votre côté, c’est celui de droite ! Il reste un pull qui ne m’appartient pas, ce doit être le vôtre. »

Je prends le pull bleu marine, l’examine mais ne le reconnaît pas. Il est à ma taille cependant, et manifestement trop petit pour mon voisin. Je le pose dans mon sac, mais ne suis pas convaincu. J’ouvre le tiroir de la table de chevet, y prends des magazines et une montre. Je jette un œil dans la salle de bains, mais là, je ne sais pas, rien ne doit être à moi.

Je ferme mon sac. D’ailleurs, même lui, je ne suis pas sûr qu’il soit à moi, mais je ne vais pas ergoter : ce que je veux, c’est partir d’ici ! Alors, que tout ça soit à moi ou pas, peu m’importe. Je regarde mon voisin, il a cet air qu’ont les gens quand ils voudraient être à notre place. Mais il a l’air si fatigué en même temps que je compatis à son envie et à sa tristesse.

« Merci l’ami de m’avoir tenu compagnie, lui dis-je.

– C’était un plaisir, Nathan ! Juste une chose ! Quel est votre secret ? Celui que vous cachez… Vous pouvez bien me le dire, maintenant que vous partez.

– Un secret ? Mais quel secret ? Je ne sais pas de quoi vous parlez ! »

Il me lance un regard incrédule, puis d’un ton dépité, il me dit :

« Vous restez dans votre petit rôle d’amnésique, alors ? Ok, mais je suis sûr d’une chose, Monsieur Nathan : c’est que je n’ai pas fini d’entendre parler de vous. Il est bien dommage que vous vous obstiniez à vous taire, car cela fait baisser l’estime que j’ai de vous.

– Je vous assure ! Je n’ai pas de secret, c’est juste qu’il me tarde de savoir pourquoi elle n’est pas venue. Je ne sais pas d’où vous tenez que j’ai un secret, je ne comprends pas du tout.

– Bon retour, Monsieur Nathan, bon retour ! »

Et il se retourne dans son lit, ne voulant plus rien avoir à faire avec moi. De son côté, la jolie blouse blanche me regarde de nouveau bizarrement. J’attrape mon sac et me dirige vers la porte.

« Vous venez ? lui dis-je.

– Oui, bien sûr, attendez, je vous ouvre la porte. Voulez-vous que je vous aide à porter votre sac ?

– Non merci, je ne suis pas malade, et il n’est pas bien lourd. »

Elle referme la porte derrière nous puis commence à marcher d’un pas rapide, m’emmenant à travers un labyrinthe de couloirs, de portes à passer. Enfin, me voilà dehors. Je m’arrête le temps de prendre une bonne inspiration. Ça fait du bien d’être enfin à l’air libre. Un arbre me fait face, sa dernière feuille tombe en virevoltant devant moi. Le fond de l’air est vraiment frais en ce début d’après-midi d’automne, mais le soleil se fait généreux. Je ferme les yeux un bref instant. Elle se rapproche de moi :

« Tout va bien, Monsieur DUPIN ?

– Oui, tout va bien maintenant que je suis sorti de cette horrible chambre.

– L’ambulance est garée sur la droite, ça ira ?

– Puisque je vous dis que je ne me suis pas senti aussi bien depuis… depuis… Quoi ? Une ambulance ? Je n’ai pas besoin d’ambulance !! Un taxi fera l’affaire !

– Et bien nous dirons que mon ambulance sera votre taxi pour aujourd’hui ! Je ne peux pas vous laisser partir, le médecin a été très clair : je dois vous ramener chez vous. Ne vous inquiétez pas, j’ai l’adresse et je connais bien la région, me répond-elle avec un grand sourire.

– D’accord, mais je monte à l’avant dans ce cas !

– C’est bien comme ça que je l’entendais ! »

Je m’asseois à la place du mort. Je ne suis pas très rassuré, j’espère qu’elle est bonne conductrice. Je n’ai jamais aimé me faire véhiculer, je préfère être au volant de tout engin à moteur. Mais là, je n’ai guère le choix.

Elle démarre l’ambulance, allume ses gyrophares bleus et commence à rouler doucement.

C’est le week-end !!


Oui, vive le week-end ! Mais pas sur son oreiller, Garfield !! Allez zouuu, tu ne te prélasseras pas cette fois-ci sur mon oreiller préféré !!

Demain, je pars avec Fiston Chéri pour Capbreton, près de Bayonne.

Et ça m’a tout l’air d’un endroit super, je croise les doigts pour qu’il fasse beau ! Qu’est ce que je vais y faire ?

Du soutien !

Oui, du soutien moral à Fiston Chéri pendant qu’il passera sa Coupe Régionale de Jeune Arbitre, en judo.

 

C’est donc le week-end dès maintenant… Et encore une fois, me voilà partie à l’aventure… Je ne serai pas là, mais vous laisse quelques petites lectures !

Je pars…


Je pars, oui, mais en week-end seulement !! Je vais faire un petit tour du côté de chez Swann… euh non, du côté d’Angoulême !

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Figurez-vous qu’en ce moment, c’est le Festival International de la Bande Dessinée ! Amateurs, si vous aimez (que dis-je… adorez !) les BD, c’est le moment d’y aller ! Vous y rencontrerez vos auteurs préférés, dans des bulles ! Pour en savoir plus, il vous suffit de cliquer ICI ! Et, pour le plaisir, rien que pour vous, voici le logo de l’édition 2011 :

http://3.bp.blogspot.com/_zYDVom6-H_k/TQSyvus3qZI/AAAAAAAAARk/yZ463fb91BU/s1600/festival-bd-angouleme-2011-selection-officielle-01.jpg

 

Et non, je ne vais pas au Festival ! Je connais… J’ai habité dix ans durant à Angoulême… Et je ne suis pas grande dévoreuse de BD, quoique l’occasion fait souvent le larron !

Non, je vais … mais ça ne vous regarde pas !! Rires

Par contre, comme j’ai peur que vous vous ennuyez, sait-on jamais : la pluie, le froid, en manque d’inspiration sur vos blogs, rien à la télé et plus de dvd…, je vous ai programmé quelques petites lectures. Guettez donc ! Les billets seront publiés chaque jour, à des heures différentes… Au programme : un nouvel épisode de Nathan et… et ? Vous n’en saurez pas davantage !

Bonne et délicieuse lecture !

Et surprenez-moi aussi ! Faites que j’ai tout plein de lectures quand je rentrerai dimanche soir, quand je validerai vos commentaires !

Bon Week-End !

Bisous Iodés

C’est l’histoire de Lisette…


Je rêve ou c’est bien un flocon de neige que je viens d’apercevoir par la fenêtre ? Mais non ! Je ne rêve pas !! J’ouvre la porte. Devant moi, la voiture est toute blanche, et le jardin, lui, commence seulement à blanchir.

Je dois partir dans 15 minutes, mais je me ravise : je vais partir maintenant. Je déneige la voiture quand je me sens soudainement observée. Je me retourne. C’est la jument de la fermière qui vient de sortir de son pré et qui compte bien aller de son pas nonchalant jusqu’à la route pour rentrer dans son écurie.

« Lisette ! Viens ma belle ! »

Lisette ne m’écoute pas, il neige, elle a froid aux sabots, elle a mal à ses vieux sabots. Et moi, j’ai toujours peur des chevaux !

Vite, je cours chez le voisin car il s’occupe de Lisette matin et soir. Je fais sonner sa cloche, je frappe à sa porte. Enfin, il ouvre.

« Lisette s’est échappée, elle est partie vers la route, et moi je ne peux pas la rattraper, j’ai peur des chevaux…

– Ce n’est pas possible ! Le portail est bien fermé !

– Je vous assure !! Elle a plié le portail et elle lui est passée dessus, maintenant elle est dans le pré à côté de la route, mais elle ne veut pas m’écouter !

– Oh la la, comment je vais faire moi ? Elle n’a même pas de harnais… Je m’habille et je m’en occupe ! ».

Me voilà revenue à ma voiture, ça va être dur de rouler jusqu’au bureau. Mais la jument m’inquiète. Si elle créait un accident ? Je me sens responsable.

Je continue à déneiger quand j’entends un bruit très doux, un souffle de naseau. Je me retourne : Lisette est revenue toute seule ! Elle me regarde.

Je m’approche et lui parle doucement.

« Tu es revenue ma belle ? Allez viens, je te ramène à ton pré. »

J’ose même lui caresser la joue, elle se laisse faire. Puis elle se met au pas, à mon pas, et nous repartons vers le pré, comme un couple de vieux amis. Le voisin arrive, tout étonné de nous voir et s’empresse de réparer le portail tandis qu’elle l’enjambe, sans même un dernier regard vers moi…

 

je vous présente Lisette dans son pré en Novembre, je n’ai pas eu la présence d’esprit de la prendre en photo hier, car oui, cette histoire est une histoire vraie qui s’est déroulée le 2 décembre 2010 à 9h00 environ :

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Sacrée pendaison de crémaillère !


Te voilà te faufilant entre des grappes de spécimens qui, en vrais pros des vernissages, cocktails et autres show-cases, squattent le milieu de la pièce, des petits groupes de trois à cinq personnes qui rient d’un rien tout en buvant une « coupette de champ » et qui picorent mine de rien le buffet mis à disposition.

Cette pendaison de crémaillère ressemble à s’y méprendre à un évènement mondain au vu du nombre de personnes présentes, et ta Maëva semble être plus qu’à son aise. Comment imaginer que ce petit bout de femme deviendrait celle que tu vois en ce moment ? Elle était née hier et là voilà menant sa vie, comme une adulte qu’elle est devenue…

« Oups ! Pardonnez-moi, Monsieur… Monsieur ? »

Et en plus, cette jeune personne qui vient de te marcher sur les pieds n’a aucune idée de ton identité. D’ailleurs, toi non plus, tu ne l’as jamais vu.

« Adrien, je suis Adrien, le père de notre hôtesse.

– Enchantée ! Je suis Jonathan, le … un ami de Maëva.

– Un ami ?

– Oui. Excusez-moi, je vois Charlotte qui m’appelle. Bonne soirée, Monsieur ! ».

Attends, ce Jonathan… Il a hésité avant de dire un ami où j’ai rêvé ? Qui est-il vraiment ? Et impossible de parler à Maëva qui se démène pour que chacun passe une excellente soirée. Elle se débrouille vraiment comme un chef !

Tu n’arrives pas à te faire à l’idée qu’elle n’a plus besoin de toi, en fait.

Mais si ! Elle aura toujours besoin de moi, ma petite fée. Je suis son père et pour toute sa vie, pour toute ma vie. On a toujours besoin de son père, toujours…

Oui, bien entendu, tu es son père jusqu’à la fin de l’éternité si ça peut te faire plaisir. Mais ta Maëva est en âge de prendre ses décisions elle-même. As-tu remarqué comme elle rayonnait au bras de Lauranne ? Elle est belle, elle est jeune, elle a toute sa vie devant elle. Et toi, au fond de toi, tu te plains comme un petit enfant à qui on a enlevé son jouet, tu te sens inutile, comme si ta vie se terminait au moment précis où la crémaillère était pendue.

Arrête de me parler comme ça, c’est faux ce que tu dis ! Je suis fier d’avoir réussi ma mission de père : elle est sortie du nid ; elle prend son envol. J’ai juste peur qu’elle chute avant d’avoir déployé ses ailes, mais je ne doute pas qu’elle vole parce que toute sa vie durant, j’ai été là pour lui apprendre à voler toute seule. Cette crémaillère, c’est le symbole de son envol pour sa vie à elle, et non pas le symbole de sa désertion dans ma vie à moi !

Je ne peux m’empêcher de sourire quand je t’entends parler comme ça. Tu te mens à toi-même sous couvert d’avoir été le meilleur des pères possibles.

Je n’ai pas dit ça non plus ! J’ai fait du mieux que j’ai pu, et crois-moi, je continuerai encore à chaque fois qu’elle m’appellera, et qu’elle soit en couple ou non n’y changera rien. Elle a choisi sa vie, voilà tout. Je ne voyais sa vie comme ça, avec une femme, très charmante au demeurant et qui aime d’un amour fou ma fille bien-aimée. Que de difficultés à affronter encore devant elles ?

« Papa ? Je voudrais te présenter quelqu’un ! Voilà, c’est Jonathan, tu sais, je t’en avais déjà parlé !

– On s’est rencontrés tout à l’heure ! (Jonathan rougit). Tu m’as parlé de lui ? Quand donc ? Je ne m’en souviens pas !

– Oui, tu sais, pour notre projet à Nanette et moi !

– Pardonne-moi, mais là, je dois être fatigué, je ne vois pas bien.

– Ce n’est pas grave, on en reparlera plus tard ! »

Oh pétard ! LE Projet ! Ça y est, ça me revient ! Un enfant… Je ne savais pas que c’était si pressé que cela ! Je l’avais complètement oublié, ce projet. Occulté même ! Et ce Jonathan serait le géniteur ?

Comme d’habitude ! Tout ce qui ne te plait pas, tu le mets bien précieusement dans les oubliettes de ton cerveau. C’est incroyable, ça ! Cela fait cinq ans qu’elles se fréquentent, un an qu’elles t’en parlent et aujourd’hui elles officialisent leur union. Crois-moi, ça a été dur pour ta fille d’organiser tout ça, même s’il n’y a ce soir que les plus proches des unes et des autres. Et toi, qu’as-tu fait pour l’aider, ta Maëva ? Rien ! Enfin, si, lui mettre des bâtons dans les roues, toujours être négatif : vous ne trouverez pas de bailleur qui louera un appart à deux filles, etc. Tu veux que je te rappelle tout ce que tu n’as pas fait, ces six derniers mois ?

Oh ça va ! Pas besoin d’en rajouter ! Si tu savais comme je m’en veux !

Culpabilise si tu veux, si tu crois que ça va changer les choses. Je ne sais plus quoi faire de toi ! Je crois que je vais baisser les bras. Je vais lui demander ma mutation.

A qui veux-tu demander ta mutation ? Ne me raconte pas encore ton histoire d’ange-gardien. Ce soir, j’ai ma dose !

Tu sais très bien à qui je vais la demander : à celui qui m’a envoyé pour te guider. J’avoue ma défaite, tu es un cas incurable. Que ton démon-chaîne t’emmène sur ses sentiers sinueux et souffreteux. Je te laisse, tu es à lui à présent.

Ne fais pas ça ! Ne me laisse pas, pas maintenant ! Je te promets, je vais t’écouter, je vais suivre aveuglément tout ce que tu me diras mais ne pars pas ! Ne me laisse pas à cet autre qui a mauvaise haleine !

Encore des promesses, toujours des promesses. Soit. Je te laisse une dernière chance. Mais n’oublie pas que tu as à chaque instant ton libre-arbitre sur ta vie, tout comme ta fille…

Quel temps fait-il chez moi ?

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