la photo du jour


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On a tous nos petits moments bleus

Des petits creux totalement délicieux

Des marguerites et des gens heureux

Et dans la tête, des coins de ciel bleu

la photo du jour : un banc, un bateau


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L’on se croirait sur le bord d’un lac, les arbres se devinent sur le fond de l’image. Pas de sable… Comment imaginer que l’on est sur une plage ? L’eau est calme, il se dégage une certaine sérénité. Quelle vue de ce banc !

la photo du jour


Qui sont les plus motivés pour aller bosser ?

sourire…

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plate partant à la récolte des huîtres

Variations


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Le soir tombe, la petite mer est tranquille, la douceur du soir s’installe paisiblement.

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Rien ne semble plus bouger, le temps s’allonge paresseusement tout en laissant les secondes s’écouler inexorablement, ce n’est plus le jour, ce n’est pas encore la nuit.

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Et puis le soleil se voile, tout majestueux qu’il est, ses rayons ne réchauffent plus, le froid s’installe plus fort d’un coup, les oiseaux restent immobiles sur l’eau.

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Un frisson me parcourt l’échine, mes doigts s’engourdissent, mais je n’ai pas envie de quitter cet endroit empli de sérénité. Je me lève, jette un dernier regard vers le banc vide, mais ici, personne n’est jamais vraiment seul.

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Bonne nuit !

Citation du jour d’un anonyme


C’est souvent qu’il faut accepter de prendre le risque «de faire quelques vagues» pour trouver sa voie. Un bateau qui reste au port n’est jamais en danger mais il ne va nulle part.

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photo prise par mon fils sur le port d’Arcachon

J’ai promené mon vélo !


Il s’ennuyait dans le cabanon, n’ayant la visite parfois que d’une araignée… Il s’ennuyait à vouloir rouiller ; il aspirait tellement à s’oxygéner que je n’ai pas pu lui refuser ce petit plaisir ! Il a voulu aller en forêt ? Il y est allé !

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Il a voulu partir sur les chemins voir les cotonniers de Bassalane ? Il y est parti !

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Que d’eau ! Que d’eau ! S’est-il exclamé… Je veux voir la rivière !! Bien, je me suis exécutée… Que vouliez-vous, je me sentais tellement coupable !

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Et là, il m’a demandé où étaient passés les bateaux… En soupirant un peu, bien malgré moi, je l’ai emmené au port les voir…

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Là, je me suis dit qu’il devait être content… qu’il avait fait une chouette balade ! Et bien, c’est là qu’il a rajouté le mot de trop : “Les bateaux vont bien à la mer, non ? Je veux…”

Non, il n’y est pas allé ! Je lui ai offert une photo, car peut-être un jour, je l’y emmènerai…

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"Les Nautiliens de la Baie des naufragés" de Marie-Ange


Pour l’atelier textophoto n°2 de Mariessourire

Ce jour-là, il était parti pêcher de bonne heure. Son bateau était ancré dans la Baie des Naufragés. Le temps semblait complice. Il appréciait de s’isoler un peu, loin du bruit et des soucis quotidiens. Il avait sorti tranquillement tout son matériel de pêche sur le pont et, une fois ses lignes en place, il décapsula une canette de bière et la savoura très lentement. C’est en remarquant que la mer semblait comme aspirée par une pompe gigantesque et que son bateau venait soudain de rompre ses amarres, qu’il fut parcouru d’un frisson d’horreur. Il n’eût que le temps de s’enfermer à l’intérieur de la cabine, lorsque son bateau fut englouti. Pris d’un malaise, il perdit aussitôt connaissance. C’était le dernier souvenir qui lui revenait à l’esprit, maintenant, alors qu’il tentait d’ouvrir les yeux et de bouger son corps endolori. Ses oreilles bourdonnaient et il était pris de tremblements qui lui parcouraient le corps depuis les jambes jusqu’aux épaules. Il prit enfin conscience qu’un silence pesant régnait autour de lui, comme une chappe de plomb et qu’il avait très froid. "Il fait nuit", constatait-il, toujours étonné de se retrouver dans sa cabine de bateau, où régnait un désordre indescriptible. Il s’approcha plus près d’un des hublots et recula, effrayé. Il venait d’apercevoir des formes floues, qui bougeaient derrière le vitrage. C’était glauque mais ça bougeait bel et bien. "C’est un cauchemar" . "Qu’est-ce-que je fiche ici ?" Mais la réalité était bien là. Il eût envie de pleurer, lui, l’homme fort. Il laissa les larmes couler sur ses joues creuses et mal rasées. Abandon, peur, grande solitude l’étreignaient…Il en était rendu à ce stade de ses angoisses, lorsque la porte de sa cabine s’ouvrit doucement. Une forme lumineuse s’insinua dans la pièce sombre. Elle était mouvante, se composant de toutes petites poussières dorées. Très choqué, il avait du mal à réaliser ce qui se passait et fut encore plus surpris d’entendre une voix l’inviter à sortir de cette pièce. En titubant, il se décida à la suivre tout en enjambant à son tour le pont qui tanguait un peu et se retrouva dans un long tunnel. Il venait de réaliser que son bateau était donc enfoui dans l’eau d’un côté et pas de l’autre…Etrange situation…mais au point où il en était… Des torches fixées sur les parois brûlaient et apportaient un peu de lumière. Il marchait en écrasant des coquillages, sous les semelles de ses bottes en plastique et les craquements lui portaient sur les nerfs. Une salle voûtée se dessina devant lui. Un feu dans la cheminée le réconforta. Tout de suite, il se rapprocha de lui, tendant ses mains au-dessus des flammes. Ce n’est qu’après qu’il réalisa qu’on l’observait. Tout un groupe de personnages dorés le dévisageait. On lui apporta à boire et à manger. Le ballet ne cessa que lorsqu’il fut rassasié. "Je ne vous connais pas, mais je voulais vous remercier pour ce chaleureux accueil", bredouilla t-il, persuadé que personne ne comprendrait ses phrases. "Nous sommes les Nautiliens de la Baie des Naufragés", dirent-ils. "Il y a de longues années, ici même, nos bateaux furent pris dans une forte tempête et toute notre flotte de vaisseaux coula. Des êtres étranges nous sauvèrent in-extrémis et nous offrirent l’hospitalité en ces lieux tenus secrets. Depuis, nous sommes immortels. Il semblerait qu’un tsunami est drossé vos côtes et qu’il ait précipité votre embarcation par le fond. Nous avons l’habitude de vivre parmi les épaves éclatées, aux coques éventrées, qui forment un immense cimetière déprimant de bateaux fantômes. Votre épave a été coincée entre notre repaire marin et une anfractuosité rocheuse". Insensiblement, ils avaient l’air de s’entendre, et une sérénité appréciable régnait dans la pièce. "Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous venez de faire", dit-il, la gorge nouée par l’émotion. "Nous allons vous ramener sur la plage. Mais hélas, votre bateau restera là, parmi les autres épaves !" Longtemps, ils le firent marcher dans une impressionnante et grande buse en béton qui devait, en principe, le conduire à bon port… Une fois que l’ouverture de la lourde porte de sécurité fut actionnée, un beau rayon de soleil pénétra le tunnel et inonda son visage. L’air frais fut le bienvenu. Il se retourna juste pour leur dire adieu et les voir disparaître discrètement. Il reconnut aussitôt l’emplacement où il se trouvait. C’était une des grottes de la Baie des Naufragés. Le sol était jonché d’objets hétéroclites amenés par la tempête ou le tsunami. Il fut horrifié, en marchant sur sa plage, de constater le grand désordre qui régnait partout : bateaux fracassés, pontons brisés, bois flottants, … Son coeur se serra. "Et là-haut ? sur la falaise ? y trouverait-il signe de vie ? sa maison serait-elle encore debout ?" Il tremblait et ses pas se firent lourds. Il chemina sur un petit sentier étroit, recouvert de coquilles d’huîtres brisées, dont les bords avaient leurs herbes hautes complètement desséchées et brûlées, par le sel marin. Le ciel était pourtant redevenu normal. Le soleil brillait. Il vit enfin que son habitation était toujours là, comme si rien ne s’était passé… Il s’assit sur le pas de sa porte, épuisé. Une jeep de l’armée se gara pas loin de sa maison et on lui cria : "Besoin d’aide ?" Il fit non de la tête et se mit à prier…

Inattendu, n’est ce pas ?


Il est des choses étranges qui arrivent dans la vie. Non, étrange n’est pas le bon mot. Différentes ? Surprenantes ? Inattendues ?

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Oui, inattendues…

Ainsi, hier en fin d’après-midi, je m’en vais chercher fiston chéri à la sortie du collège, comme à mon habitude, enfin pas tout à fait, je suis pile poil à l’heure alors que j’arrive habituellement avec quelques minutes d’avance, histoire de pouvoir me garer.

Au rond-point qui mène au collège, une voiture de gendarmerie passe devant moi. Elle fait le tour du parking puis repart au rond-point. Pendant ce temps là, je commence à faire une marche arrière pour me garer. Dans mon rétro, alors que je recule, j’aperçois un policier qui tient fermement un jeune homme. Etonnant, inhabituel, mais cela peut arriver. C’est alors que le policier jette le jeune homme à terre, et le maintient au sol. Au même moment, la voiture de gendarmerie fait sa réapparition et un gendarme arrive vivement, bientôt rejoint par son collègue, pour aider le policier municipal. Là, c’est carrément tout sauf normal. La violence de l’acte me choque. Le jeune homme rit ; visiblement, il n’est pas dans un état normal.

Inattendu, n’est ce pas ?

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Ce n’est pas tout. Je rentre à la maison, et là j’apprends qu’un énorme cèpe a été trouvé pas très loin de chez moi. Vous allez me dire, on les connaît, les chasseurs de champignons… C’est comme les pêcheurs : si le poisson n’est pas très grand, il sera déjà d’une sacré bonne taille. Alors, si je vous dis record, vous imaginez un cèpe, d’une taille un peu importante, peut-être le double d’un cèpe normal. Pour info, un cèpe de taille normale pèse entre 500 et 700 grammes. Donc mon énorme cèpe pèserait-il 1,400 kgs ?

Le plus simple, c’est que je vous donne mon article, un record, un vrai, établi par chez moi, voilà ce que c’est qu’un énorme cèpe :

néééénorme cèpe à lanton

Inattendu, n’est ce pas ?

Alors je me dis : « faut que je me change les idées »… Et si j’allais faire quelques photos du port au Teich ? Au moins, là dans la nature, les choses reprendront leur cours normal, rien de tel que la nature pour cela, non ?

Je pose fiston chéri au collège ce matin, et zouuuu direction Le Teich ! Sur la route, tout est calme, paisible. Il y a une légère brume qui s’accroche aux cimes des pins, le ciel est blanc. La forêt est vraiment belle, ce matin. Il fait froid. Rien que de très normal au mois de Janvier ! Je roule à 90 kms à l’heure, comme il se doit sur cette route… Soudain, devant moi, apparaît une biche ! Elle traverse devant mes roues, elle ne m’a pas vu ! Je pile net mais je ne fais que ralentir. Derrière moi, une voiture… qui pile aussi. La biche me regarde, prend conscience du danger. Un dernier coup de rein… Ouf, il était temps… Je suis passée au ras de ses fesses…

Inattendu, n’est ce pas ?

Que d’émotions… en un peu plus de douze heures ! Enfin, j’arrive au port. Je passe devant le Parc Ornithologique, je vois des vaches … Inattendu ? Non, mais amusant !

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Mais je ne vois pas que des vaches, sourire. Regardez qui passe juste au-dessus de l’entrée du parc (si, si, regardez bien, au-dessus de Delta) :

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Mon objectif est en vue. Mais, il y a quelque chose d’étrange… Comment dites-vous ? Oui, c’est cela, quelque chose d’inattendu… Les parkings sont inaccessibles ! Impossible de me garer, parce que… Non, je préfère vous montrer !

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Et dans le port ? Qu’y-a-t-il dans le port ?

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Des canards !!

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Et ça, aussi :

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Inattendu, n’est ce pas ?

Quel temps fait-il chez moi ?

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