Atelier 45 année 2, de Ghislaine


La consigne de Ghislaine est d’écrire un texte contenant les mots suivant :
Encore, vrai, retraite (ou retraité), étoiler,
fuir, diamant, vision, vol.

 

Un véritable cauchemar !

C’était une belle soirée d’été, une de celles où le ciel s’étoilait et brillait de mille feux.  La température était douce ; une légère brise passait par moment me rafraichir. Un véritable festin avait été organisé dans le jardin de la magnifique demeure où je logeais, le temps de mon séjour. Tout semblait magique, tout était majestueux : des verres en diamant aux plats en or gourmands, tout y était pour flatter nos sens !

J’étais là, adossée à un vieux chêne au moins centenaire quand j’ai été intriguée par un petit chat tout gris qui semblait fuir la maison. J’ai regardé plus attentivement : j’ai cru voir de la fumée sortir de la cuisine. Voulant m’en assurer et me préparant mentalement à affronter un terrible incendie (peut-être une dinde restée dans le four et qui devait crâmer ?), je suis entrée dans la pièce.

Un bout de métal rond et froid vint immédiatement se coller à ma tempe droite.

“Un mot, un cri, et je t’abats sur le champ ! dit une voix grave, déterminée et féminine. Ne te retourne pas !”

J’ai obtempéré, tenant à ma vie bien plus qu’à une dinde ratée ! D’ailleurs, ce devait être bien plus qu’une dinde pour qu’il y ait autant de fumée ! Dans mes côtes, j’ai senti une poussée un peu violente. Sa main me dirigeait tout droit vers le placard à balais… La fumée me piquait les yeux, rentrait dans mes poumons et me faisait tousser… Je n’aimais pas, mais alors pas du tout, cette situation !

“Ouvre la porte !”

Une deuxième poussée, plus forte encore, me projeta dans les balais. Il fit noir d’un coup. Le cliquetis, terrible, me fit comprendre que j’étais enfermée à clé, dans le noir, dans une cuisine en feu ! J’entendis une agitation certaine, des pas. Mon coeur battait la chamade : mon agressseuse battait-elle en retraite ? Avait-elle été attrapée ? Et moi ? M’ouvrirait-on la porte de la liberté ?

Je fus saisie de panique sur l’instant : je tambourinai, je criai ! Mais personne ne m’entendais. Je vivais un cauchemar, un épouvantable cauchemar…

C’est alors qu’une main fraiche se posa sur mon bras.

“Madame ? Tout va bien ? Réveillez-vous ! Vous êtes à bord du vol à destination de Munich et nous allons bientôt arriver…”

J’avais rêvé ! J’ai du mal à reprendre pied dans ma vie, mais oui,  à l’évidence, je suis bien assise dans un fauteuil d’avion ! Je tremble toujours tellement cette vision m’avait paru si réelle, si vraie ! Mais ?

Et si c’était une prémonition pour l’avant-première de demain soir ?

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Quel temps fait-il chez moi ?

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