Les Siamoises de Belleville (toujours suite…)

Décidément ces filles étaient un cauchemar. Mais pas seulement.  

«  Vous avez tout de même daigné vous intéresser à moi quand je vous ai demandé : « Puis-je vous être utile ? » Vous sembliez un peu perdues… 

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– Nous ne sommes jamais perdues. Nous sommes nées ici. C’est notre territoire. 

– On le connait comme les poches que tu as sous les yeux. Mais nous avons été sensibles à ta proposition. On avait peut-être un petit coup dans le nez et on est assez grandes pour nous défendre… A la limite, celui qui craignait, c’était toi…  

– Mais je suis un gentleman, vous le savez. Je vous ai invité à dormir dans mon château, mon si doux foyer.  

– C’est vrai que tu ne t’es pas moqué de nous. Nous avons roupillé comme des reines. C’est très cosy et très confortable chez toi, avec feu de cheminée et tout et tout… 

– On s’est dit qu’après tout, tu n’étais pas si cave que ça, un pauvre branque et que tu pourrais toujours resservir. 

– Trop aimable !

– Voyons, ne te fâche pas. C’était presque un compliment. Tu sais, à Belleville, il n’y en a pas beaucoup des comme toi. Nous sommes cash, directes mais il n’y a pas de malice. Enfin, ce qu’il faut… Ne pars pas en vrille à tout bout de champ… Un peu d’humour et d’autodérision, que Diable. Tu as toujours l’air coincé, rigide comme si on t’avais collé un balai dans le troufignon : détends-toi, cool, respire: on ne va pas avaler ton ronron… 

– Vous savez, je crois que vous avez raison et votre remarque m’aide un peu. Je n’arrive pas moi-même à comprendre ce qui m’arrive. C’est si étrange, si irrationnel. Même si je n’avais aucun atome crochu pour vous au début, vous avez su piquer ma curiosité et -oserai-je l’avouer?- m’attendrir, puis finalement me faire craquer. In short, I love you. Je crois. désolé. 

– Pourquoi en short ? dit Cora 

– Idiote, c’est de l’angliche. En bref, il nous aime, expliqua Line. 

– Il aime qui ? Toi ? Moi ?  

– L’une et l’autre je le crains, ajouta Edgar en baissant les yeux.  

Toutes deux se regardèrent et se mirent de conserve à pouffer de rire. 

« Ca, c’est la meilleure ! 

– Celle-là , tu nous la copieras ! »

Cora et Line se regardèrent n’en croyant pas leurs moustaches. Ce beau matou qu’elles avaient essayé d’épingler à leur tableau de chasse, était à leurs pieds. Chat alors ! Et c’est au moment où elles ne le calculaient plus qu’il se déclarait… et quelle déclaration ! 

Line poussa de la patte sa jumelle, un air de défi dans ses pupilles rondes.

à suivre…

et toujours écrit par Maître Renard et Mariessourire 😉

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