Doutez… ni trop, ni trop peu !

Ce n’est pas le tout d’être sorcière, voyez-vous, c’est beaucoup de responsabilités. On n’est pas sorcière si l’on ne maîtrise pas ce que l’on fait, soit parce qu’on trouve ça amusant, ou parce qu’on est curieux, ou qu’on est trop sûr de soi…

Etre sorcière, ce n’est pas un art de vivre ni même une possibilité de vivre une vie de manière différente de la normale.

Etre sorcière, cela signifie être capable de comprendre les conséquences de ses actes ou de ses non-actes et de les assumer.

Prenez par exemple la belladone : beaucoup connaissent cette plante par l’homéopathie, elle est connue pour soulager les douleurs, notamment lorsque les premières dents de bébé poussent. Savez-vous qu’elle est en réalité une plante dont on extrait un poison mortel ? Ainsi, tout est dans le dosage. Une moindre incertitude et le bébé que vous vouliez soulager meurt dans d’horribles souffrances…

La règle numéro trois, mes chers apprentis, c’est de ne rien faire plutôt que de mal faire !

J’ai le souvenir d’une apprentie-sorcière qui se croyait au-dessus du lot. Il est vrai qu’elle comprenait très vite, et son initiation allait bientôt être finie lorsqu’elle a commis l’imprudence fatale. Son défaut était d’avoir trop confiance en elle : tout ce qu’elle faisait devenait de l’or, elle réussissait du premier coup les potions. Elle avait l’œil pour trouver la plante dans les bois, là où tant d’autres revenaient bredouilles. Mais ce jour-là, elle a oublié la règle numéro trois !

Ne l’imaginez pas au-dessus d’un chaudron magique avec un chapeau pointu ! Elle était d’une beauté diaphane, celles des jeunes filles en âge de se marier, et elle cherchait à faire un onguent qui garderait le plus longtemps sa beauté, ce que nous appellerions aujourd’hui une crème anti-rides ! Vous n’imaginez pas à quel point vous avez de la chance de vivre à notre époque… Elle tressaillait d’impatience, sûre d’elle comme à son habitude. Il ne lui restait plus que le cerfeuil à rajouter dans son onguent pour que celui-ci fut parfait. Elle a tendu le bras vers la plante, qu’elle avait au préalable haché menu menu, et l’a mis dans son onguent. Une fois refroidi, elle a étalé son onguent sur tout son corps, et elle en est morte… dans de terribles souffrances ! Au lieu de prendre le cerfeuil, elle avait pris du gouet tacheté qui est une plante très toxique…

Je n’ai jamais su si elle s’était trompée de bonne foi, ou si un autre de mes apprentis-sorciers l’avait un peu aidé… J’ai beau être sorcière, je ne sais pas tout ! J’ai toutefois de sérieux doutes, mais je vous raconterai peut-être cela une autre fois.

Je vous enjoins vivement à la prudence. Si le proverbe dit que la prudence est mère de toutes sûretés, ce n’est pas pour rien ! Doutez donc, ni trop, ni trop peu !

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. colettedc
    Jan 12, 2012 @ 17:06:04

    Intéressant … dis donc …

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